piano

Cette merveille d'ingéniosité, aboutissement de plusieurs siècles d'affinement, doit tout (enfin, beaucoup) à un monsieur très inspiré du nom de Philippe Erard ; en 1821, il invente et brevète le double échappement, un système qui par un savant jeu de contrepoids permet de répéter une même note (sur un piano à queue ; pour les pianos droits, c'est encore une autre histoire) sans avoir à relâcher complètement la touche. Grâce à lui, les pianistes peuvent jouer plus vite, ce qui encourage les compositeurs à écrire des morceaux de plus en plus virtuoses (sans double échappement, pas de Campanella, et sans Campanella, pas de rappels d'Evgeny Kissin), chose qui à son tour exhorte les pianistes à devenir de plus en plus virtuoses, une spirale qui aura pour effet de transformer graduellement la condition de pianiste en ce vaste concours de bite qu'elle est aujourd'hui. Merci Erard !

Yuja Wang joue Le vol du bourdon en moins de 1'28, bravo à elle pour ce record

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