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En 1954, John Wilcock, un jeune reporter anglais ambitieux, pose ses valises à New-York, et s’installe dans un appartement vétuste à Greenwich Village (pour la modeste somme de 46$/mois). Avant l’invasion massive des Starbucks et des boutiques de cupcakes, le quartier est le centre névralgique de la bohème new-yorkaise ; le timide Wilcock traîne dans des bars et regarde de loin cette effervescence qui le fascine. Après quelques jours de solitude et de désœuvrement, il a l’idée de monter un journal communautaire afin de documenter son environnement immédiat : The Village Voice est né. Il s’agit du premier hebdomadaire alternatif américain, plus tard le bonhomme contribuera à plus d’une douzaine de bulletins indépendants, et partira finalement faire le tour du monde pour rédiger des “guides de voyage occultes” (sic). 
Durant ses années new-yorkaises, John Wilcock a traîné avec le gratin du cool de l'époque (c’est notamment l'associé et le biographe d'Andy Warhol) et a documenté dans divers magazines l’Histoire de la contre-culture en train de s’écrire : la première rencontre de Warhol avec le Velvet Underground, les expériences hallucinogènes de Timothy Leary, la relation entre Bob Dylan et Edie Sedgwick...
 Pourtant, et c’est là le triste sort réservé aux gratte-papiers, il est toujours resté un homme de l’ombre, une sorte de Forrest Gump de l'underground. Heureusement, cette injustice sera bientôt réparée : une biographie en BD s’apprête à sortir sur la vie de ce héros oublié de la presse US. 

Vous pouvez d’ores et déjà précommander John Wilcock: New York Years par ici. Le site Boing Boing a déjà publié en avant-première les chapitres 4 à 8 du livre, on vous en met quelques extraits ci-dessous. 

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