supershe

C'est un beau roman, c'est une belle histoire comme le chantait Michel Fugain. Un beau jour, la boss d'une boîte de consulting influente, Kristina Roth, habituée des classements de Forbes, décide de prendre des vacances bien méritées. Destination : l'Ashram de Calabasas, le comté huppé de Los Angeles où résident notamment Drake et les Kardashians. Mais alors que cette working girl se détend tranquillement sur les plages riantes de Malibu et que ses chakras commencent à s’ouvrir un à un, c’est le drame : la présence indésirable d’hommes, de Mâles, vient troubler cette quiétude durement acquise. “Dès qu’un garçon mignon débarquait dans le coin, les filles commençaient à se mettre du rouge à lèvres", se plaint-elle au New York PostPeu après, Roth décide de s'installer en Finlande après être tombée amoureuse d’un local - parce que, malgré tout, elle “adore les hommes”. “Ses parents possédaient une Île sur l’Archipel et ils n’arrêtaient pas de me répéter que l’Île d’à côté était à vendre. Je leur ai dit que je n’étais pas intéressée parce que je venais d’acheter un joli terrain dans les Caraïbes.” Mais une fois sur place, les rivages boisés qui s’étalent devant ses yeux lui donnent une idée : créer un lieu de vacances dédié à 100% aux filles et strictement interdit aux garçons.

Dans son imagination défilent des images enchanteresses de femmes d'affaires réunies pour oublier le stress de la ville en participant à des ateliers de yoga et en mitonnant de petits plats healthy à base de légumes vapeurs : "l'idée c'est de dire aux femmes : hé les filles, concentrez-vous sur vous-mêmes et ne laissez pas vos hormones prendre le contrôle !'" Bonne nouvelle : cette utopie aux allures de grande pyjama party entre copines d'école privée s'apprête à voir le jour puisque la SuperShe Island accueillera des visiteuses à partir de mai prochain. Le coût du séjour n'est pas encore fixé, mais on sait déjà que tout le monde ne sera pas convié à la fête : “J’aimerais vérifier minutieusement les profils des personnes qui veulent venir afin de voir s’ils sont bien éduqués et s’ils s'intégreront bien. Mais je ne veux pas être élitiste.” C’est donc un petit pas pour l’intersectionnalité, mais un grand pas pour les hormones des directrices de start-ups.

++ Directrices de start-ups de tous les pays, unissez-vous et réservez dès à présent un séjour sur le site de SuperShe.