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Si vous avez moins de 30 ans, que vous êtes hétéro, que vous n'avez pas grandi à Paris et que les évolutions stylistiques du jeu de guitare de Francis Cabrel vous sont plus familières que les subtiles différences entre hardcore, hardtek et tribe, il y a des chances pour que vous n'ayez jamais entendu parler de Sextoy. Mais peut-être que vous avez entendu parler de Jennifer Cardini, ou de Chloé, et peut-être même du Pulp ? Sans Sextoy, le Pulp ne se serait pas appelé le Pulp. Sextoy a décomplexé les prods de Chloé, Sextoy a mixé en duo et en cagoule avec Jennifer (et aussi essayé en vain de la persuader de montrer ses seins derrière les platines), Sextoy a rythmé les lectures de Despentes, Sextoy a inspiré Ann Scott. La vie excessive de cette frêle petite fillette de bonne famille devenue DJ à canines de vampire et seins siliconés est un roman, et c'est comme tel que se regardent les deux documentaires réalisés en 2014 sur elle par Anastasia Mordin et Lidia Terki. Et bonne nouvelle pour nous les pauvres : depuis deux semaines, les deux docus sont visibles librement (et légalement) sur l'internet. Pour Sextoy Stories, c'est par ici, et pour Le projet Sextoy, c'est par là