CLARA

 

Les Travlator$ c'est... un shooter de girl power.

 

Mon rôle dans le collectif c'est... être un des 5 cerveaux malades pendant nos séances de brainstorming satanique, et aussi faire des teasers.

 

Mon parcours jusque là... j'en ferai une frise chronologique au crayon de couleur plus tard pour faire le point, avec une légende pertinente.

 

Ce que j'apporte aux Travlator$, c'est... le besoin d'improbable.

 

Ce que les Travlator$ apportent à la vie culturelle... ce sont des lingots d'art et de clubbing, fondus pour devenir indissociables, qui brillent parce qu'on choisit la bombe de peinture la plus shiny.

 

On a formé un collectif parce que... ce sera plus facile à plusieurs pour acheter une camionnette plus tard, et le mythe fondateur de l'inauguration d'un centre commercial à Sarcelles n'est pas qu'une rumeur.

 

Le chef des Travlator$, c'est… Quoi ? Ornicar, d'ailleurs il ressemble à un ornithorynque marié au Père Castor, une belle famille.

 

Je voudrais que les Travlator$ deviennent... pleines de simflouz pour enfin avoir un cinéma ambulant ou un chat-bus, un lieu à nous pour finalement y faire vraiment ce qu'on veut, qu'il devienne foyer d'accueil, autant que terre sainte et full moon party en ville.

 

Paris, c'est... une ville où il est temps de prêter les locaux vides de la RATP aux gens qui ont envie de transformer le métro en piscine à boules.

 

Ce qu'on voudrait enterrer... ce sont les détours administratifs et les croche-pieds des gens sombres. Être free et en couleur sans décodeur. Pas de haine sur les chaînes de la TNT (dommage que les chaînes hertziennes n'existent plus, ça rimait).

 

Mes références, c'est... le sabar, plus hystérique que le krump mais moins violent, dansé sur de la hardtek des années 2000. J'aimerais qu'à terme, mon travail vidéo réponde seul à cette question.

 

Ce dont je suis le plus fière avec les Travlator$, c'est... l'énergie qu'on déploie pour combler le manque de moyens - le troc associatif de vêtements en chanvre n'est pas encore assez rentable - et qu'on réussisse à créer des moments inédits à Paris qui sont nos propres tremplins.

 

Il n'y a pas de garçons dans les Travlator$ parce que... ce n'est pas vrai. Nous sommes l'élément GP5 (girl power) du tableau de Mendeleiev, le noyau dur, mais nous prenons des formes multiples avec chaque fois la participation périodique de nouvelles molécules masculines.

 

Je crois surtout... que vouloir le drôle, c'est pouvoir le drôle et que le génie de la pokéball fasse que ça intéresse les gens encore longtemps.

 

Je me sens proche de... l'eau. Malheureusement, les vagues sont loin de Paris.

 

Ce qui m'inspire... ce sont les animations de croix de pharmacie.

 

 

ESME

 

Les Travlator$ c'est... les escaliers roulants plats avec plein de gens différents qui passent dessus en dansant.

 

Mon rôle dans le collectif c'est... de forcer les gens à m'écouter déclamer des poésies, contes, horoscopes, textes philosophiques, en plein milieu d'une soirée en espérant qu'ils en gardent au moins un mot, une image, une envie.

 

Mon parcours jusque là... j'ai passé la plupart de mon temps à lire de la littérature jeunesse et à faire des cadavres exquis en buvant du thé et en dansant sur du Michel Berger.

 

Ce que j'apporte aux Travlator$ c'est... le besoin de raconter des histoires poétiquopop-philosophiques et ludiques aux gens.

 

Ce que les Travlator$ apportent à la vie culturelle, c'est... des attractions de fête foraine designées par Sailor Moon, André Breton et Madonna, et fabriquées avec des débris de cadres, surtout s'ils sont dorés.

 

On a formé un collectif parce que... on voulait faire comme les Spice Girls et les Situationnistes, montrer que la réalité n'est pas supérieure a la fiction.

 

Le chef des Travlator$ c'est... Charlie Kaufman, pour les changements de couleurs de cheveux qui ont un sens philosophique.

 

Je voudrais que les Travlator$ deviennent... les constructeurs d'un immense château en plastique rose qui serait une bibliothèque, une salle de cinéma, un resto veggie, une école à pédagogie alternative, un théâtre, une boîte de nuit, un musée d'art brut, etc.

 

Paris, c'est... là où on peut faire du pédalo sur le canal Saint-Martin, des karaokés dans la cave des Souffleurs avec Niz Denox, et courir à travers la grande galerie du Louvre pour citer Jean-Luc Godard.

 

Ce qu'on voudrait enterrer, c'est... l'idée que la réalité, le jour et la pensée sont différents et plus importants que la fiction, la nuit et la danse.

 

Mes références, c'est... Richard Brautigan, Patti Smith et le vernis vert fluo.

 

Ce dont je suis le plus fière avec les Travlator$, c'est... quand les gens vivent un événement alors qu'ils ne pensaient que boire et oublier.

 

Il n'y a pas de garçons dans les Travlator$ parce que... ah bon ? Vous nous l'apprenez, nous on sait trop pas faire la différence… La boulangère croit que je suis une tranny.

 

Je crois surtout... en la poésie et l'improbable partout dans la vie.

 

Je me sens proche de... ceux qui dansent dans les supermarchés.

 

Ce qui m'inspire... ce sont les maisons fabriquées avec des livres.

 

 

DORA

 

Les Travlator$ c'est... the mighty power of pu$$y, le futur de la nuit.

 

Mon rôle dans le collectif c'est... clic clic connecZion in†erne†, t'as pas une soirée dans les pattes ? Une patinoire à proximité ? Un squat sur château ambulant? Un groupe de K-pop marseillais à faire jouer ?

 

Mon parcours jusque là... sérigrapheuse et chanteuse à Londres, cocktail violence et jeteuse de baisers à Hong Kong puis retour à ma premiere religion, l'hologrammisme à Paris.

 

Ce que j'apporte aux Travlator$, c'est... du rire au karaoké, des après-midi bubble tea, des gueules de boîtes vodka-orange sanguine maison, des coupes de cheveux gratos, 18 trousses de maquillage et un sac de fringues que j'ai volé à Sailor Moon en '96.

 

Ce que les Travlator$ apportent à la vie culturelle, c’est... sans faim, du gâteau au matcha, sans fin, une chanson à 370 BPM qui serait parue sur une compile Mattel de collection made in Nippon.

 

On a formé un collectif parce que... on était trop rigolotes et qu'il fallait combattre l'ennui.

 

Le chef des Travlator$, c'est... pas. I shot the sheriff. In Mononoke we trust.

 

Je voudrais que les Travlator$ deviennent... un lieu. On a des envies d'ouvrir une crèmerie, un tatoueur, un phare à Shinjuku, une galerie Rue Quincampoix, un nid de lumière en plein Paris.

 

Paris, c'est... une vieille amante à cent têtes, comme le renard à sept queues.

 

Ce qu'on voudrait enterrer, c'est... le hash de guerre. Nous sommes passive-fist.

 

Mes références sont... multiples, à commencer par le hentai à mon plus jeune age, mûries avec Geri, Leeloo, PJ Harvey, Björk et la lecture de Murakami sur fond de Nico éclairée à la Game Boy. La prochaine révolution culturelle sera queer, pacifiste, tendre et dessinée. Et toujours pas à la TV.

 

Ce dont je suis le plus fière avec les Travlator$, c’est... d'avoir réussi à incarner mes héroïnes préférées dans ma dernière collection de cartes hologrammes. 

 

Il n'y a pas de garçons parmi les Travlator$ parce que... qui parle de genre? Je n'ai pas de gendre, non Madame, fais pas genre là, vas-y !

 

Je crois surtout... en l'amitié forte comme un bon saké. Ca et Princesse Mononoké.

 

Je me sens proche de... finir ces questions, c'est pas facile d'être une Spice Girl$.

 

Ce qui m’inspire, c’est... l'inspiration.

 

++ L'e-boutique de Dora.

 

 

TABATHA

 

Les Travlator$ c'est... un pianocktail qui presse à chaque fois des matières différentes et duquel sortent toujours des cocktails d'idées couleur de lune.

 

Mon rôle dans le collectif c'est... de modeler des oeufs géants avec amour, de porter des drum kits d'une main et d'inventer des chorés de la planète sauvage avec Clara Pacotte.

 

Mon parcours jusque là... de livreuse de sapins de Noël à batteuse, de découpeuse de chirashi à B-Girl, juste une longue chanson des Tshetsha Boys.

 

Ce que j'apporte aux Travlator$, c'est... mon refus de porter des Buffalos et mon envie de me bouger le boul' pour qu'on soit toutes fières comme des bar-tabacs.

 

Ce que les Travlator$ apportent à la vie culturelle, c’est... un croisement entre le Magic Scool Bus, le Museum of Everything et le Roller Disco de Vauxhall.

 

On a formé un collectif... pour se serrer les coudes et les sceptres lunaires et partager avec tous ceux qui nous suivent l'énergie qui en émane.

 

Le chef des Travlator$, c'est... Gala, la chanteuse de dance italienne.

 

Je voudrais que les Travlator$ deviennent... une maison sur le dos de tous ceux qui s'y identifient, parce que j'aime l'idée fatiguante de trouver un nouveau lieu pour chaque évènement. Je pense en effet qu'un chat-bus serait approprié.

 

Paris, c'est... comme la vieille dieue, elle se cache dans un P.M.U. à Ménilmontant.

 

Ce qu'on voudrait enterrer, c'est... plus de graines de mogwaï et d'axolotl pour qu'ils poussent sur les arbres, afin qu'on meure tous de mignonceté.

 

Mes références... ce sont les Moumines, Papa Wemba, John Kennedy Toole, Erich Von Stroheim, Hartley Coeur à Vif, Kraftwerk et Ranma 1/2, le patin à roulettes et Mars Attacks.

 

Ce dont je suis le plus fière avec les Travlator$, c'est... qu'on est devenues très importantes les unes pour les autres alors qu'on ne se connaissait pas toutes au départ. Et mon Fenikkusu en fourrure.

 

Il n'y a pas de garçons parmi les Travlator$ parce que... le genre, c'est pas le nôtre.

 

Je crois surtout... que ce n'est pas possible d'appeler un genre musical "chillwave".

 

Je me sens proche... des gens qui chantent fort sur leurs vélos pour se donner du courage.

 

Ce qui m’inspire... ce sont les fraisiers avec la pâte d'amande verte sur le dessus, Osamu Tezuka, les poulpes, les langoustines et les hélicoptères.

 

 

HELENA

 

Les Travlator$ c'est... un pentacle très magique, une étoile à cinq pointes entourée d'un cercle de feu où dansent des Pokémons et des plantes vertes.

 

Mon rôle dans le collectif c'est... danser des danses de sorcières qui crachent par terre. Danser jour. Danser nuit.

 

Mon parcours jusque là... la Thaïlande, Saint-John Perse, du théâtre avec la Merteuil, beaucoup de danse.

 

Ce que j'apporte aux Travlator$... ce sont des particules, des désarticulations, une odeur de crottin, énormément de robes.

 

Ce que les Travlator$ apportent à la vie culturelle, c'est... comme la poudre de bonbon qui fond, crépite et pique sur la langue.

 

On a formé un collectif parce que... c'est fort en chocolat, et c'est très pimenté aussi.

 

Le chef des Travlator$, c'est... toutes les femmes de ta vie.

 

Je voudrais que les Travlator$ deviennent... une expédition, je voudrais qu'on voyage ensemble, que l'on fasse une tournée protéiforme en roulotte ou en astronef.

 

Paris, c'est... Guérrisol.

 

Ce qu'on voudrait enterrer... ce sont les ennuyeux et les découverts.

 

Mes références, c'est... le rouge, Valeska Gert, Carlotta Ikeda, Mary Wigman, Peau d'Âne et la soupe pho.

 

Ce dont je suis le plus fier avec les Travlator$... ce sont les quatre autres baybz.

 

Il n'y a pas de garçons parmi les Travlator$ parce que... Non, ça dépend des jours.

 

Je crois surtout... à l'expressionnisme.

 

Je me sens proche... des volcans, des gens qui portent des chaussures orthopédiques et des enfants qui s'allongent sur le sable mouillé et se recouvrent de glaise.

 

Ce qui m'inspire... ce sont les chants de l'église de Rome du VI au XIII siècle.

 

++ Le compte Facebook officiel des Travlator$.

++ Le collectif dispose également d'un tumblr, où l'on peut suivre leurs créations, leurs activités et retrouver ce qui les inspire.