Comment le festival Chéries-Chéris est-il venu à vous pour être la marraine de l'édition de cette année ?

Arielle Dombasle : J'avais déjà été marraine de la Gay Pride il y a deux ans. J'avais chanté à la Bastille devant 40 000 personnes pour le big kiss. Ten, nine, eight, seven, six, five, four, three, two, one, the kiss. Et tout le monde s'est embrassé. J'avais trouvé ça... génial. Et donc on dansait sur la scène, et les gens étaient complètement hystériques. Je trouvais que cette marche des fiertés était formidable. Et quand on m'a proposé d'être marraine, j'ai dit oui, inconditionnellement.

 

Arielle Dombasle et Dita Von Teese pour le festival Chéries-Chéris. 

 

Vous avez toujours été une égérie gay. C'est quelque chose que vous avez cherché ?

Non, c'est venu comme ça parce que je pense que c'est la communauté qui m'a adoptée le plus vite, qui m'a aimée le plus vite, qui m'a comprise le plus vite, et nous avons partagé les mêmes reproches.

 

C'est-à-dire ?

Comme la phrase de Jean Cocteau : «Ce que l'on te reproche, fais-le, c'est toi». Ce que j'aime chez les gays (elle le prononce à l'américaine en insistant beaucoup sur le S, "les gayz", ndlr) c'est justement qu'ils sont dans ce no man's land de l'ambiguité - et je suis là aussi.

 

Vous avez aussi un côté poupée... 

(Petit rire complice) Oui, c'est vrai.

 

Vous aimez ça ?

(elle hoche la tête en acquiesçant, tirant sur sa cigarette électronique) Hmm hmm. Je crois, je crois. Je crois que les «gays» (toujours à l'américaine, ndlr), comme les lesbiennes, enfin, les femmes qui aiment les femmes, ou les bi, ont cette jouissance de ce qu'ils sont.

 

Justement, les reproches, vous y êtes sensible ?

Bien sûr. On m'a toujours trouvée trop blonde, trop sophistiquée, trop pin-up, trop poupée Barbie, trop tout. Moi, c'est too much. Je suis quelqu'un de too much. Alors voilà, ce too much je porte ça comme quelque chose de too much.

 

 

Ca vous touche encore si on vous critique ?

Oui, bien sûr. Vous savez, on n'est jamais à l'abri de ça parce qu'on est des êtres vulnérables - et en plus maintenant, avec cette déferlante de tweets anonymes... et ça, je ne vais pas voir car je serais trop blessée. Et aussi pour la communauté gay, maintenant les insultes pleuvent, et c'est très, très laid parce que c'est anonyme. Si cela avait un visage, ce serait très bien parce qu'on a le droit de faire ce qu'on veut et d'insulter qui l'on veut. Mais l'anonymat est un déchaînement tellement laid.

 

Comment en êtes-vous arrivée à réaliser ce film sur Cocteau, Opium ?

Parce qu'il est un grand maître pour moi. Je me rends compte qu'un des êtres qui m'a donné la force d'être ce que je suis, c'est notamment Cocteau. J'aime sa poésie, j'aime l'idée qu'il soit un fabuliste, j'aime qu'il soit un narrateur, j'aime qu'il soit un cinéaste. Il a écrit son livre Du cinématographe, qui est une petite Bible en particulier pour la Nouvelle Vague, et beaucoup de gens se réclament de ce nouvel alphabet. Il avait cette insolence, ce grand amour des femmes et cette passion ravageuse pour la sensualité masculine. Et quelquefois, ce qui m'intéressait aussi, c'est la non-réciprocité ; ça me semblait intéressant de choisir comme objet de son désir quelqu'un qui lui-même était dans l'insolence et l'ambiguïté la plus totale... et que c'est comme ça dans la vie. Les choses ne sont pas noires ou blanches, et puis j'aime cette idée du diabolisme et de l'intoxication amoureuse - ça me semble un terrain vraiment passionnant.

 

Quand vous étiez jeune, qui étaient vos idoles ?

Cocteau est venu très tôt car j'ai reçu une carte postale quand j'avais 12 ans qui disait «vous n'êtes pas comme votre miroir, lui au moins, il réfléchit». C'est mon père et ma belle-mère qui m'ont envoyé du Japon cette carte... ça m'a tellement bouleversée. J'ai commencé à penser à ce qu'était un miroir, la réflexion, le soi, la traversée du miroir, Alice au Pays des Merveilles... Tout ça a fait une sorte de collision (prononcé à l'américaine, ndlr) et j'ai pensé à ce qu'était l'identité. Et moi, j'ai toujours eu des fulgurances : enfant, j'avais des admirations sensuelles tellement violentes, envers des hommes et des femmes, et... (elle marque une longue pause pour essayer de retrouver le fil de sa pensée, ndlr) ...c'était - et ça le reste encore - une région très obscure de nous. De nous tous.

 

Opium, 2013. 

 

Votre carrière est aussi très marquée par des hommes : Rohmer, Robbe-Grillet, Bernard-Henri Lévy...

(Rires) Oui. Enfin dans le cas de Bernard-Henri, c'est un surhomme, ce n'est pas un homme. Mais c'est vrai que j'ai eu affaire à des réalisateurs hommes, comme Werner Schroeter ou Raul Ruiz. Mais qui sont des hommes avec un imaginaire tellement débordant de talent... Mais j'ai eu aussi affaire, dans le mainstream (avec l'accent...), à des hommes testostéronés.

 

Vous avez souvent joué le rôle de muse. C'est quelque chose que vous désiriez ?

Je dois dire que la position de la muse me semble la plus souhaitable, c'est à dire être quelqu'un d'inspirant. Et c'est pour ça que des fois, si l'on inspire des choses un peu étranges, peu importe, on inspire.

 

Est-ce que vous réfléchissez à votre carrière ?

Non. Alors ça, je dois dire que je suis un peu singulière là aussi. Je suis née aux Etats-Unis, j'ai été élevée au Mexique. Je me suis toujours sentie comme une paille dans le fleuve. Je me rappelle qu'enfant, je me disais «j'ai des forces qui m'emmènent». Je suis toujours restée dans la position de la débutante, et j'aime cette position. J'ai pris la position de vivre dans le futur et non pas dans le passé. Et c'est important - je ne crois pas en l'expérience. Je ne crois qu'en ma bonne étoile. Par conséquent, la carrière - qui est quelque chose qui se construit et qui demande beaucoup de raisonnements et d'articulations compliquées -, j'en ai toujours fait fi. J'ai toujours été un zéro de conduite à l'école et l'on n'arrive pas à me mettre sur un chemin rectiligne. J'aime l'école buissonnière, les chemins qui bifurquent. C'est mon côté latino, peut-être.

 

Vous avez toujours fait le grand écart. Je me souviens de vous - épatante - dans le film de Cédric Kahn, L'Ennui, qui est l'un de vos meilleurs rôles, et qui arrivait juste après Un Indien dans la Ville...

J'essaie toujours de faire ça car ce ne sont que des rôles. Pour moi, il n'y a pas de frontières. Je vais dans le cosmos de quelqu'un, et quelquefois ce sont de grandes daubes qui se veulent consensuelles, je vais là-dedans, je fais ce qu'on me demande de faire, ça m'amuse, et après j'essaie d'aller vers des choses plus difficiles, même si des fois je me dis «mon Dieu, qu'est ce que je fais là ?».

 

 

Genre ?

Oh, il y en a beaucoup ! (Rires) Ma trajectoire est semée de trucs comme ça.

 

Vous avez des regrets ?

Non. Parce qu'on trouve toujours quelque chose d'étonnant. On s'amuse. Il y a toujours quelqu'un qu'on rencontre.

 

Comme quand vous vous étiez retrouvée dans Deux Flics à Miami ?

Oh oui, Miami Vice ! (Avec l'accent) Ils m'ont appelée et je me suis dit oui. C'était vraiment une grosse machine. Je me souviens que Don Johnson était simultanément sur le Time Magazine, sur le Women's Wear Daily... Enfin, il était absolument partout. C'était un géant de la popularité américaine. Et Miami Vice, c'était «the place to be», «the hottest place». Et en plus, quand on a tourné, il y a eu une tornade qui s'est abattue sur Miami, et moi, j'étais la seule qui n'a pas voulu quitter l'hôtel. Je voyais des palmiers qui se pliaient et de gigantesques tôles qui volaient comme ça sur la plage, c'était tellement dangereux, «the tornado» (accent). Pour moi, c'est lié aux «tornadoes». Et puis après, Rob Cohen - qui réalisait la série - a fait des énormes blockbusters. Mais j'aime les blockbusters, je vais les voir et je les aime. En revanche, l'idée de rester en Amérique, qui fut à un moment donné une option pour moi, ça, je n'ai jamais voulu. J'y suis née mais j'ai toujours pensé que l'Europe était ma destinée.

 

Et le cinéma d'auteur...

Oui, j'aime le cinéma d'auteur. Je dois dire que c'est un «blessing» (accent...), c'est le «risky business» (...toujours). 

 

Fabrice Luchini et Arielle Dombasle dans Perceval le Gallois d'Eric Rohmer, 1978. 

 

Et finalement, vous êtes connue aux Etats-Unis grâce à Rohmer...

Oui, c'est à cause de Rohmer. On dit que Rohmer a inventé le cinéma parlant. C'est parlant, mais Dieu que c'est bien parlant !

 

Il fallait parler à la virgule près ou il laissait place à l'improvisation ?

Non, à la virgule près. Même si plus tard, il a introduit une part d'improvisation. Dans L'Arbre, le Maire et la Médiathèque, il y a des scènes improvisées. Il était le premier à faire ça. Mais maintenant, il y a des réalisateurs comme... euh, j'ai "Klapisch" comme nom en tête mais c'est pas lui, euh... La palme d'or...

 

Kechiche ?

Oui, Kechiche. C'est une situation et l'idée de "l'improvisation télé-réalité". C'est une manière de tourner qui, maintenant, est devenue très commune. Maintenant, on peut laisser tourner des caméras ; ça ne coûte pas cher, donc de plus en plus dans le cinéma de fiction, il y a les figures imposées et puis les figures libres. Et Kechiche, c'est ça. On fait une scène d'amour, mais on laisse les actrices pendant six heures pour enfin trouver une perle.

 

Vous n'aimez pas ça ? Vous êtes de l'école rohmerienne ?

En effet. Bien que Kechiche soit loin d'être nul. J'avais beaucoup aimé son Marivaux en banlieue, L'Esquive. Je pense qu'il est un peu facho sur les bords, mais bon, il arrive à ses fins. (Rires)

 

Arielle Dombasle et Phillipe Katerine. 

 

Musicalement, vous avez aussi beaucoup fait le grand écart. Il y a un album génial que vous avez fait avec Philippe Katerine et Gonzales, mais qui n'a pas marché du tout.

C'est un album tellement intelligent ! C'est Philippe qui voulait écrire des chansons sur moi, mais je lui ai dit «j'aimerais que ce soit autour de la figure de Sor Juana Ines de la Cruz» qui a été cette mystique mexicaine tellement intéressante. Tout l'album est très mystique - ce sont des mystiques nouveau genre, des super-héros de BD. Si vous écoutez bien l'album, il n'y a que des saints et de la mystique : Saint-Sébastien, Saint-Laurent...

 

J'ai l'impression que vous vous êtes amusée en faisant cet album...

Oui, énormément. Philippe fume beaucoup, moi j'ai un peu fumé, ça me rendait complètement malade. Mais c'est un immense artiste, et j'aime l'idée qu'il ait fait l'Ecole des Beaux-Arts, qu'il soit tellement polymorphe.

 

C'est un regret que l'album n'ait pas marché ?

Non, qu'est-ce que vous voulez ? Je déroute les gens, tellement. J'avais un immense public et des concerts pleins à ras-bord, et d'un coup, on s'est dit «mais que fait Arielle là-dedans» ?

 

Comment vous êtes-vous retrouvée à faire un album avec ERA, d'ailleurs ?

Avec ERA, on s'est rencontrés il y a à peu près dix ans dans un avion, et moi, j'adorais le grégorien électro. J'adore le grégorien électro. J'aime beaucoup l'électro de toutes façons. L'électro de la French Touch est géniale. En ce moment, j'adore Koudlam que je trouve génial. Vous l'avez écouté ? Et puis j'ai chanté récemment avec les Poni Hoax, je les adore, on va peut-être faire quelque chose ensemble.

 

 

Justement, qu'est ce que vous écoutez chez vous ? Je sais que le lyrique est votre grande passion.

J'écoute tout, comme tout le monde. J'écoute évidemment le gros mainstream sur W9, et maintenant, j'écoute du southwestern et du bluegrass parce que mon prochain album, c'est avec des Anglais qui s'appellent les Hillbilly Moon Explosion ; on travaille dessus depuis six mois, et j'écoute tout ce qui est pré-Elvis Presley et après les Andrew Sisters, c'est-à-dire fin des années 50 - début des années 60. Mon prochain album, c'est ça.

 

Vos goûts ressemblent à votre carrière...

Ca ressemble à ce que je suis, je suis vraiment "trois cultures" : américaine, française, mexicaine, et... (elle marque un temps de réflexion, ndlr) je suis une boule à facettes. Je suis kaléidoscopique.

 

Qu'est-ce que vous êtes allée voir récemment au cinéma par exemple ?

Cette année, j'ai aimé bien sûr L'Inconnu du Lac. J'ai aimé Collision. J'ai aimé Gravity. Et d'ailleurs, Alfonso Cuaron a été mon assistant. Maintenant, il a reçu trente-six mille oscars, mais il a été mon assistant pour ce film qui s'appelle Les Pyramides Bleues que j'ai réalisé il y a 15 ans (en réalité, le film date de 1988, ndlr).

 

Il y a plusieurs dates de naissance qui circulent à votre sujet. C'est quelque chose qui vous plaît ?

Oui, ça me plaît. Je suis allée à l'émission de Thierry Ardisson pour les 30 ans de Canal. Mais on était en 2044, donc j'avais 83 ans (Arielle Dombasle se donne donc 53 ans. Les sources oscillent entre 56 et 61 ans, ndlr). Ils étaient tous grimés en vieillards en chaise roulante, et moi j'étais le temps immobile. Le temps n'a pas de prise sur moi. J'étais en combinaison supersonique, latex ultrasensible et photosensible qui me permettait d'aller à 40 000 lieues sous les mers et en voyage intergalactique. Pour moi, le futur, c'était ça. Et je m'imagine comme ça en 2044.

 

 

C'est vrai que vous n'avez pas changé...

Je n'ai pas trop trop changé depuis 30 ans. Enfin bon. J'espère que les 30 prochaines années, je ne vais pas trop changer. We'll see... Il faut rester cool. Mais surtout, je ne veux pas de la ségrégation qui se fait tellement violente pour les femmes. «Ah bon, elle a quel âge ?», je trouve ça insolent. C'est comme dire «tiens, il est pédé» ou «elle est gouine». C'est la même étiquette. (Rires)

 

Et si le corps lâche à un moment donné ?

Bien sûr, chaque fois que l'on avance dans les années... Quand j'ai mis des lunettes, ça m'a absolument traumatisée - et puis un jour, je ne pourrai plus monter l'escalier quatre à quatre. Un jour, je serai peut-être alzheimerienne. Je crois tellement en mes forces que j'ai l'impression que ça ne m'arrivera pas.

 

Et vos projets ?

Alors au cinéma, c'est un grand film secret. Et puis je dois terminer mon album avec les Hillbilly Moon Explosion. D'ailleurs, je vous quitterai tout à l'heure pour les rejoindre en studio. Ils vivent à Zurich et conduisent des Cadillacs. Ils n'ont pas la télé et sont complètement lookés fifties.

 

Bernard-Henri Lévy répète souvent qu'il n'est pas sensible à la musique. C'est quelque chose qui vous blesse ?

Non, car il a fait 20 ans de piano, il a été un élève de Cortot. Alors il connaît la musique... Mais il a la musique des mots, il est toujours dans sa rumination intellectuelle, dans sa ponctuation. Quand il est là, c'est presque comme s'il priait (elle l'imite en train de ruminer des phrases inaudibles, ndlr), alors moi, évidemment, si je mets du Koudlam ou du Vivaldi à fond les ballons, ça ne va pas lui plaire du tout.

 

Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle dans leur riad à Marrakech. 

 

Vous passez beaucoup de temps ensemble ?

Evidemment. Et on rigole beaucoup ensemble. On fait plein de choses. Et (avec un petit air mutin de fierté, ndlr) je suis sa première lectrice. Et en même temps, il veut toujours me séduire et moi aussi. C'est un peu une sorte de miracle de la passion. C'est inéluctable.

 

Et vous êtes une grande lectrice ?

Oui. Je relis beaucoup et j'ai des livres fétiches qui sont éternellement les mêmes. J'aime beaucoup Yourcenar. J'aime Saint-Simon. J'aime tous les écrivains du XVIIIème siècle, les Crébillon père et fils, Madame de Lafayette, Madame de Sévigné. J'aime toute cette littérature-là. Sade. Je ne lis pas Sade, mais j'aime que Sade ait existé. C'est juste avant la psychanalyse et c'est tellement important, le sadisme. Vous êtes allé voir l'expo au Musée d'Orsay ? Vous allez adorer. Tellement intéressant ! Il a cerné l'irreprésentable. C'était sublime... Et sinon, parmi les contemporains, moi j'aime beaucoup Houellebecq.

 

Vous avez d'ailleurs travaillé avec lui... Vous avez aussi croisé beaucoup d'écrivains dans votre vie.

Les écrivains sont des gens qui ont une appréhension du réel tellement intelligente, novatrice.

 

Du coup, est-ce que ça vous a tenté d'écrire ?

Ah non ! Déjà, j'essaie d'être l'objet catalyseur, la muse - et puis j'écris des scénars, mais non, je n'écris pas. Et puis comme je fais des fautes d'orthographe - l'espagnol est ma première langue... Alors une lettre d'amour en français avec des fautes d'orthographe, c'est redoutable.

 

Arielle Dombasle et Michel Houellebecq. 

 

(Elle se ressert une énième tasse de thé qu'elle conserve dans son thermos près d'elle.)

 

Comment faites-vous pour conserver cette silhouette incroyable ? Le thé que vous n'arrêtez pas de boire, ça fait partie de votre régime ?

Ah, oui oui oui ! Le thé, c'est ma potion magique. Vous savez, le thé est la plus ancienne boisson de l'humanité. C'est l'empereur Chen-Nung qui a fait bouillir l'eau en Chine. Il a dit qu'il faut faire passer l'eau par le feu parce que les esprits diaboliques qu'il y a dans l'eau seront vaincus. C'était une grande avancée scientifique. Un jour, il se reposait et une feuille de thé est tombée dans son eau chaude : il a goûté ça et il a tout de suite senti les bienfaits, alors la culture du thé a commencé. Moi, c'est une feuille que j'adore. J'aime bien la verveine, la camomille, les petites fleurs... Mais je bois le thé Empereur Chen-Nung, du thé fumé de chez Mariage Frères. J'aime bien le laurier aussi.

 

C'est votre drogue ?

J'adore ! Ca m'enivre !

 

L'image qu'on a de vous est celle d'une grande mondaine. Vous sortez beaucoup ?

Je vais à des choses qui me semblent intéressantes. Je ne me laisse jamais piéger dans des dîners mondains. J'aime les fêtes, j'aime les events et les happenings.

 

Votre mari fréquente les politiques. Ce sont des gens que vous aimez fréquenter ?

Non, justement pas. Quand il lui arrive de voir Hollande ou Sarkozy ou Obama, je ne suis pas là. Même si j'aime beaucoup Obama.

 

Extase de Pierre & Gilles, 2000. 

 

Et comment envisagez-vous la situation actuelle au Mexique, qui est le pays où vous avez grandi ?

Le Mexique est devenu la plaque tournante de la drogue, et c'est donc devenu hyper-violent. Puis comme dans cette civilisation intrinsèquement, c'est «entre la vida y la muerta, hay peca cosa»... alors on vous tue pour un rien. S'il n'y avait pas la pénalisation, il n'y aurait pas ces mafias, il n'y aurait pas ces morts... Moi, je suis pour la vente libre des drogues.


++ Arielle Dombasle est la marraine de la 20ème édition du festival Chéries-Chéris, le «festival du film lesbien, gay, bi, trans & ++++ de Paris», qui commence ce soir mardi 25 novembre et se tiendra dans divers lieux parisiens jusqu'au 3 décembre.

 

 

Romain Charbon.