Depuis un peu plus d'un an vous êtes régulièrement cités parmi les artistes les plus prometteurs, votre album sort finalement en août, que s'est-il passé durant toute cette période ?
Faley : On a pas mal improvisé...
Ross : On a fait tellement de concerts, de tournées... On se demandait s'il était temps ou non d'enregistrer.

Cette décision était-elle difficile à prendre ?
Sam : Non, pas vraiment... Nous avons signé en octobre sur Parlophone, tout s'est accéléré d'un coup.
Samuel : Pendant un an, on a galéré pour trouver de l'argent, l'album est notre manière de célébrer... ça devra s'entendre sur l'album, l'argent, les bouteilles de champagne.

Vos clips donnent déjà une idée de l'investissement qu'a réalisé Parlophone, vous n'auriez pas préféré des vidéos "home made" ?
Samuel : C'est ce que nous voulions faire, mais ils n'ont pas voulu. On préfère vraiment les effets un peu cheap, faits maison.
Ross : Le clip de Focker est le meilleur, c'est la vidéo qui correspond le plus à notre esprit.
Faley : Pour Space & the Woods, nous avons travaillé avec le graphiste qui faisait toutes les illustrations des Pink Floyd mais la maison de disque ne nous a laissé que deux semaines pour réaliser les animations, le résultat est horrible...

Vous cherchez vraiment à tout contrôler ?
Samuel : Oui, tous les aspects, aussi bien visuels que musicaux.
Faley : Nous nous connaissons mieux que les labels, nous savons parfaitement comment nous voulons être perçus même si c'est au détriment des ventes.
Sam : On vole l'argent de ces bâtards !

Avez-vous le sentiment d'apporter davantage que les groupes pop traditionnels ?
Samuel : Nous avons une manière différente d'aborder les morceaux. Généralement, quand on compose, on ne garde que les idées obsédantes, qui nous suivent pendant plusieurs jours. C'est sans doute ça notre marque de fabrique, notre musique surprend et trouble l'auditeur, je ne sais pas trop comment mais au final ça marche.

Très tôt vous avez été assimilés à la mouvance "new rave", vous semblez pourtant tourner la chose en dérision...
Ross : On n'appartient à aucune scène vraiment.
Samuel : Toute cette histoire de new rave est une vaste blague de toute façon...
Faley : En gros ça consiste à dire que parce qu'on a un t-shirt un peu bizarre, on appartient à toute une vague de groupes dont on partagerait exactement les mêmes opinions, le même style, la même musique...

Quelle est votre principale différence alors ?
Ross : Notre musique est beaucoup plus profonde, ce n'est pas juste une histoire de drogues et de nuits blanches.
Samuel : Il y a un an, nous partagions le même public que les groupes dits new rave mais nous avions déjà ce recul, ce sentiment de ne pas correspondre tout à fait à l'esprit du mouvement.

Est-ce devenu un danger ?
Sam : Avant que les Klaxons commencent à devenir un vrai phénomène, nous avions fait un concert habillés en fluo. Nous trouvions ça marrant avant de nous rendre compte que tout le monde reprenait ces codes. On a tout de suite arrêté et prié pour ne pas être assimilés à ce mouvement.



Pensez-vous que votre album surprendra vos fans ?
Sam : C'est un best of de ces cinq dernières années de nos vies, ils connaissent déjà quelques morceaux. Je ne pense pas qu'ils seront vraiment déboussolés.
Ross : Ils seront peut-être étonnés que nous soyons parvenus à finir un album... Comme tous ceux qui disaient qu'on n'arriverait jamais à rien.
Samuel : Ouais, nos professeurs, nos parents...

En principes les mères sont les premières fans...
Samuel : Ces dernières temps, elles ont surtout pris l'habitude de nous détester.

Si vous n'aviez pas été musiciens, qu'auriez-vous fait ?
Samuel : Boulanger.
Ross : J'aurais aimé creuser des tombes.

Comme Pete Doherty?
Faley : Il devrait penser à creuser la sienne lui.

A part Late Of The Pier, quel nom auriez-vous pu choisir ?
Faley : Pirate Field Not ou Dragon & The Octopus... Je ne sais pas trop, on a déjà eu du mal à en trouver un.
Samuel : On pense changer de nom pour chaque album, utiliser le titre du précédent comme nom.
Sam : Toute notre histoire serait un roulement vers le futur.

A quelle époque auriez-vous aimé vivre ?
Faley : Dans les années 60/70.
Ross : Est-ce qu'on peut dire 65 à 75.
Faley : J'aurais aimé voir comment était le Moyen-Âge...
Samuel : Tu serais mort à la naissance, c'est vraiment trop ridicule de vouloir naître à cette époque.
Ross : C'était un enfant chétif.

Quelle est votre chanson d'amour préférée ?
Samuel : J'adore la chanson Love, celle du dessin animé Robin des Bois de Walt Disney.
Ross : Je dirais Wicked Game de Chris Isaak...
Faley : Pour moi ce serait 69 Année Érotique de Gainsbourg.


Clip - Heartbeat


 


++ myspace.com/lateofthepier


Par Elise&Jean-Benoit // Photo : DR.