FIONA WALDEN
Fiona Walden : La provocation de Gainsbourg, la noirceur de Bashung, le lyrisme de Barbara, le surréalisme de Boris Vian… Ma culture musicale est avant tout anglo-saxonne, mais j’ai appris à apprécier la complexitude du français en musique.  La chanson française, c’est la poésie dans le texte, c’est le va-et-vient des mots à la musique.

SANTORE
Santoré : 
La chanson française c'est Michel Berger, Michel Jonasz, Michel Delpech, Michel Fugain mais pas Michel Sardou.

WOODINI 1
Woodini : 
La chanson française, c’est ce truc noble un peu prétentieux mais qui sonne tellement bien. J’ai parfois  l’impression que ça appartient au passé alors que non, en fait il faut juste fouiller un peu plus qu’hier pour en trouver. C’est quand l’encre se transforme en une matière indélébile et que tout le monde est suspendu à chaque mot. C’est le charisme aussi. C’est ces grands bonhommes. Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Jean Ferrat, Yves Montand. C’est cette putain de cour des grands.

AGAPE
Agape : 
C'est la musique de mon enfance. Par la suite ça devient impensable, pendant un certain temps, avant de se transformer en défi. Maintenant c'est comme un retour aux sources.

DAZE
Daze : 
Qu'elle soit au premier plan ou en trame de fond, la chanson française est celle qui a toujours rythmé nos vies en nous racontant ses histoires, drôles, tristes, légères ou profondes. Parfois on s'y attache, parfois elle nous irrite. Elle me semble intemporelle, à la fois ancrée dans mes souvenirs et dans le présent.

KIJE MANITO
Kije Manito : 
La chanson française selon moi puise son essence dans la poésie. De Paul Fort mis en musique par Brassens (Le petit cheval) à Ferré orchestrant, chantant Baudelaire ou encore Béart, ce sont toujours les mots, minutieusement choisis, élégamment tournés, qui dominent. Le texte tire la belle part des "chansons", la musique n'en étant souvent que l'accessoire... En France particulièrement a une certaine époque, il y eut une véritable culture, période féconde et sublime pour les "chansonniers" français, tout comme pour Béranger plus tôt... Difficile de "sculpter notre langue" et encore plus de plaire au plus grand nombre... Car la chanson française se veut également populaire, non ? Béart en disait : "J'aime m'intituler, avec un certain orgueil, ingénieur des ponts et chansons"...

MARTINGUERRE
Martinguerre : 
La chanson française, c'est dans mon cas chanter en anglais avec un patronyme français, une sorte de paradoxe. Ça m'évoque aussi des chansons qui passaient à la radio et qui ont été une sorte de bande-son de mon enfance.

MY DEARMy Dear : 
C'est Lettre à France sur la route des vacances, avec l'auto-radio qui grésille et les sandwiches dans le papier alu. C'est aussi une musique de supermarché. Qu'on achète du thon en boîte, des croquettes pour chien ou du produit vaisselle, on a 92 % de chance d'entendre une chanson de Goldman. C'est Gainsbourg toujours et Tellier pour l'été. C'est de la nostalgie en barre et des Mistrals Gagnants qu'on se met sous la dent, de temps en temps.

PEPITE
Pépite : 
La chanson française, c’est une évidence difficile à révéler. C’est aussi chanter les amours perdus et retrouvés de Fréhel à PNL.

BURNING PEACOCKS
Burning Peacocks : 
La chanson française, c'est une longue autoroute de petits plaisirs inavouables. C'est garder un oeil sur ce qu'il se passe outre-Manche. C'est sentir le vent tourner en rangeant ou sortant les guitares. C'est capter la mouvance du moment en moins de 3 minutes 30.

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++ La compilation Beaucoup d'Amour #3 est disponible. La release party aura lieu à la Flèche d'Or le 3 juin et v
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