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Interview

Brian Jonestown Massacre - Lutte contre l'Arnaque Planétaire

Mardi, 01 Mai 2012

Retour en 2004. Aux dernières heures du rock'n'roll et de son romantisme manichéen suranné. Avant que Keith Richards ne sorte des best-sellers autobiographiques, que Pete Doherty ne vende du Kooples et que James Murphy ne soit surpris en train de forniquer avec Damon Albarn dans un magasin Converse. Dig! révélait alors Anton Newcombe à toute une génération de kids suburbains dont les illusions pucelles et l'amour de Nirvana n'étaient pas encore annihilés par l'ultra-capitalisme postmoderne. (Je le répète, c'était avant que Dylan n'enregistre ses chansons de Noël.) Une décennie d'albums inégaux et de célébrité mal assumée plus tard, le Brian Jonestown Massacre est toujours là (leur nouvel album sort le 30 avril), mais Newcombe a changé.

 


L'homme que nous rencontrons dans un bar à côté du Père Lachaise est un quarantenaire tranquille aux yeux très bleus et au débit de parole impressionnant (nous sommes obligés de mettre fin à l'interview nous-mêmes). Réveillé de 20 ans de défonce, il nous parle sans inhibition de la culture européenne, nous explique le système mondial de circulation des capitaux (à faire passer Jacques Cheminade pour un expert de l'OCDE), détaille ses stratégies Internet, chie sur la progéniture des Beatles et sur les jeunes en général. Au final, nous sommes surtout contents de voir que, derrière un personnage médiatique parfois ridicule, a quand même grandi un type plutôt chic — à la fois chaleureux et aigri, égocentré et naïf, un peu paumé et souvent très drôle. Interview avec un arnaqué. 

 


Anton Newcombe : Tu sens un peu la bière. Te penche pas trop vers moi.

J'ai dû me donner du courage. Non seulement tu es une sorte d'idole de jeunesse, mais tu as la réputation d'être quelqu'un d'assez intimidant. J'imagine que tu es au courant ?
Anton Newcombe : Tiens, dans l'avion je lisais un article sur ça dans Elle. Apparemment c'est un gros atout d'avoir une personnalité intimidante, et beaucoup l'utilisent pour parvenir à leurs fins. Il y avait aussi un article selon lequel tu ne devrais jamais rencontrer tes idoles. T'es dans la merde !

J'imagine qu'il y un niveau à partir duquel l'idolâtrie empêche le travail de journalisme sérieux. Mais je vais faire de mon mieux.
Anton Newcombe : Je charrie. L'article en question était écrit par une femme qui avait rencontré Paul McCartney dans le cadre d'une interview, il y a 40 ans. Sauf que c'était à peu près la période où John Lennon est mort, et que l'attaché de presse avait passé trois quarts d'heure à lui détailler tous les sujets qu'elle ne pourrait pas aborder pendant l'entretien ! Pas de John, pas de Beatles, blablabla, juste des questions sur le nouvel album un peu minable. Et du coup devant Paul elle s'est retrouvée complètement paralysée, incapable de lui poser une seule question. Heureusement qu'elle se rattrape dans Elle 40 ans plus tard.

Toi, tu utilises ta personnalité intimidante à ton avantage ?
Anton Newcombe : Non pas du tout. C'est pas mon style.



La dernière fois que je t'ai vu en concert avec le Brian Jonestown Massacre c'était à un festival en Espagne en 2008, et tu avais ouvert le set en criant: "C'est bon d'être de retour en France!" Les Espagnols étaient vexés, moi j'en ai conclu que la France occupe une place à part dans ton cœur.
Anton Newcombe : Ouais, j'étais sans doute bourré. Et puis j'aime bien provoquer comme ça, c'est cool. On joue à un festival dans le Pays Basque cet été et je vais imprimer des tracts où il y aura ma tête sur le corps de Rio Ferdinand, ou un autre type du Real Madrid. Ca va être hilarant ! C'est fou ce qu'on peut faire de nos jours avec Photoshop. Je suis un artiste multimédia. Et puis tout le monde voudra nous tabasser mais je serai comme, "Fuck you mec, je déteste le foot."

Tu utilises quoi d'autre comme différents médias ?
Anton Newcombe : J'utilise tout. Certaines personnes ne savent utiliser qu'un médium, moi c'est tout et n'importe quoi, genre Twitter, Facebook et autres. Sauf que je n'ai pas de téléphone portable.

Ça ne complique pas les choses ?
Anton Newcombe : Non, pas vraiment. Je ne veux pas de portable parce que sinon le gens vont commencer à vouloir me parler tout le temps. Et puis ça ne sert à rien. Tu peux regarder l'horaire de ton avion ou jouer à la marelle virtuelle. Tu peux le perdre. Ou si tu as des enfants, ça devient ton moniteur bébé permanent. Très peu pour moi.

Ton dernier album était enregistré aux quatre coins du monde et de l'Europe. Tu es allé où pour le prochain ?
Anton Newcombe : On a tout enregistré à Berlin. J'y habite depuis quelques années, même si je continue de voyager beaucoup.

D'où le titre en allemand, Aufheben. Pourquoi Berlin et l'Allemagne ?
Anton Newcombe : Je sais pas… on me dit que c'est un endroit formidable, l'idéal de la vie en ville. Ce que moi je trouve formidable c'est qu'on m'y fout la paix. Personne ne va te faire chier dans la rue, sauf peut-être pour te demander où est le U-Bahn, et là je réponds n'importe quoi parce que je prends que des taxis. Enfin ce qui est clair c'est que c'est l'opposé de la vie à New York.

Tu te sens enfin chez toi ?
Anton Newcombe : J'ai voyagé toute ma vie, et même si je cherche toujours des espaces où je me sens en sécurité, je n'ai aucune idée d'où je vais finir mes jours. Aujourd'hui j'ai choisi Berlin et je m'y suis installé parce que nous avons un studio à nous, et que quand tu veux continuer à faire de la musique c'est vraiment utile. Autrement tu paies trop cher en locations, surtout avec la manière dont je travaille.

 


Comment tu travailles ?
Anton Newcombe : Je vais t'expliquer comment je ne travaillerai jamais: je suis pas le genre de mec qui un jour se lève et dit, "Bam, on va aller s'acheter des nouveaux blousons en cuir et des nouvelles lunettes noires, et puis on va pomper le Jesus & Mary Chain. On n'a que 4 jours pour enregistrer et 3 jours pour mixer, et comme on sait pas faire nous-mêmes on va demander au type de Jesus & Mary Chain de venir le faire pour nous." Super plan ! Moi je suis plus dans l'inspiration du moment. Je m'assieds et je réfléchis jusqu'à-ce qu'une idée me remonte. Et ce même quand on avait un studio booké à 1000 euros la journée, je m'asseyais et tout le monde pouvait attendre. C'est comme la voile, finalement, tu dois t'en remettre à des forces extérieures pour te porter.

 

J'ai l'impression que tu travailles beaucoup au contact, au gré des situations et des rencontres. Ton dernier album faisait contribuer des musiciens de village islandais et Mark Gardener de Ride. A l'heure où beaucoup de groupes travaillent par email, même lorsque tout le monde habite dans la même ville, c'est un humanisme très old-school.
Anton Newcombe : Ouais, complètement.

Avec qui tu aimerais travailler aujourd'hui ?
Anton Newcombe : J'ai envie que mon prochain album soit enregistré en collaboration avec le monde du cinéma. J'ai envie de faire une vraie BO de ouf, pour un film qui serait fait avec talent, pas une production de la boîte à bouse hollywoodienne. Je veux embaucher Pierre Henry ou quelqu'un comme ça. Aujourd'hui il n'y a plus de films qui utilisent la musique comme vrai vecteur d'émotions et de sensations. Sergio Leone le faisait. Ou Spike Lee, dans Do the Right Thing: quand Public Enemy commence à jouer, tu passes à un autre niveau d'énergie et d'atmosphère. Maintenant, tout ce que t'as c'est la BO de Twilight, avec Black Rebel Motorcycle Club, Black Lips et Black Angels qui font un morceau intitulé Dark Twilight (Black Remix 2). C'est à gerber.

C'est quoi le dernier film acceptable que tu aies vu ?
Anton Newcombe : Tu sais quoi, je suis pas intéressé par le cinéma, pour la même raison que je n'écoute pas les radios commerciales. Tout est pareil, tout est complètement creux, peut-être même nocif pour ma santé.

Tu ne penses pas que certains artistes arrivent quand même à créer leur univers en marge des codes et de la standardisation capitaliste?
Anton Newcombe : Non. En tout cas pas hors d'Europe. Aux USA, on a peut-être moins tendance à acheter de la merde juste parce que le New York Times certifie que beaucoup d'autres débiles l'ont déjà achetée. Et on a peut-être moins tendance à produire des films simplement parce que l'histoire est bien et qu'on a une bonne idée de couverture pour le DVD. Mais globalement, le méga business décide de tout aujourd'hui, y compris de ce qu'on consomme. On est arrivé à un stade suprême de fascisme commercial, de totalitarisme libéral. Personne ne veut t'avancer 1000 dollars pour un album parce que tout le monde ne brasse que les millions. On te dit que tu ne peux plus prendre ta voiture pour aller camper en montagne parce que ça pollue, en même temps qu'on construit des immeubles qui sont faits pour durer moins de 10 ans. Et en attendant, tu as ce putain de Richard Branson (patron de Virgin, ndlr) qui est prêt à payer 5 millions pour se masturber en apesanteur dans la Station Spatiale Internationale. On est prêt à faire un trou supplémentaire dans l'atmosphère juste pour que Demi Moore et ce putain d'Ashton Kutcher puissent pratiquer leur yoga kabbaliste de merde dans les étoiles, et après on te dit qu'on doit diminuer le nombre de taxis. Non, sérieux, il y aura des bons films et de la bonne musique quand la Chine et les Etats-Unis seront prêts à imiter le modèle scandinave. Et on deviendra tous des Télétubbies équipés de panneaux solaires. Putain quand je pense à tout ça je me sens tellement arnaqué.

 


Par quoi ? Par qui ?
Anton Newcombe : Pense à toutes ces idées progressistes, à toutes ces valeurs que tes parents ont dû te communiquer s'ils sont à moitié intelligents. Tu as l'air bilingue donc tu as dû lire des livres, tu t'es sûrement intéressé à la science, enfin tu as dû regarder ces émissions scientifiques futuristes super-enthousiastes dans lesquelles on te dit que, si tu apprends bien à l'école, le monde deviendra un paradis hypermoderne et équitable. Génial ! Formidable ! Sauf que je regarde ma vie aujourd'hui, et je me dis que je me suis fait putain d'arnaquer.

C'est toi qu'on devait envoyer dans l'espace, c'est ça ?
Anton Newcombe : Ben ouais ! Et puis avec des robots serviteurs. Au moins, on devrait pouvoir vivre sous la mer.

Ta musique, c'est une manière de faire passer l'arnaque planétaire ?
Anton Newcombe : Je lutte pour créer ma propre industrie, en parallèle. J'essaie de prendre le maximum de personnes sous ma coupe. Récemment on s'est mangé du retour de bâton dans le NME parce que l'un des groupes que je soutiens n'est soi-disant qu'un ersatz de Galaxie 500 qui, sans mon nom derrière, ne mériterait aucune attention médiatique. J'ai envie de dire, fuck you, c'est un groupe qui ne réinvente rien mais qui mérite d'être écouté bien plus que toute la daube qui sort de chez Simon Cowell ! Je n'en veux pas aux journalistes, ni aux consommateurs et aux vendeurs de disques: je réalise que la place est limitée sur les étagères et dans les colonnes de magazines. Mais qu'on ne se foute pas de ma gueule. Aujourd'hui tout le monde sait qu'on sature, qu'il y a suffisamment d'entertainment produit chaque jour pour nous occuper à vie. Pourtant tu as ces méga-corporations qui poussent pour produire toujours plus, toujours plus gros. Comme Susanne Boyle. Putain de Subo, qui chante Wild Horses et tout d'un coup les Rolling Stones sortent un EP digital trois-titres sur iTunes. Donc qu'on ne me fasse pas culpabiliser de vouloir soutenir des gens que j'aime bien.  

Pour une grande partie des adolescents de ma génération, tu incarnais effectivement l'idéal d'une culture et d'une attitude underground. Tu fais aussi partie des derniers groupes à avoir atteint un statut culte sans l'aide d'Internet…
Anton Newcombe : Woah mec, attends, l'Internet je l'utilisais avant tout le monde. On était les premiers à faire du streaming lors de nos concerts ! On vient de la région où tout ça a été inventé, donc on a direct utilisé cette technologie, alors que les Rolling Stones et tous ces groupes de merde qui streament leurs concerts aujourd'hui n'en avaient même pas entendu parler. Et aujourd'hui, j'ai des stratégies de fou pour atteindre l'underground global via Internet. Exemple: j'enregistre un morceau dans une langue étrangère improbable, genre le Finlandais, et hop je mets ça immédiatement sur Youtube et en peer-to-peer. Deux mois après j'ai 20 000 fans dans des pays qui ne connaissent pas le rock'n'roll. Par contre toute cette merde de Bandcamp et autres sites de partage musical, je chie dessus. Un "album" sur Bandcamp n'est pas un album, c'est un profil musical pour aller avec ta photo Facebook. Et si ton meilleur plan c'est de forcer tes amis à "Liker" tes morceaux, ou d'inonder la page Facebook de Johnny Marr pour qu'il écoute tes démos, t'as vraiment pas de plan.  Ça dévalue la musique, tout ça. C'est pour cette raison que les salles de concert ne veulent plus payer autre chose qu'un salaire de DJ minable. 

 


Tu penses que l'Internet tue le rock ?
Anton Newcombe : Non mais ce qu'il faut se demander c'est comment ça marche. On te dit, "Tiens, voila la nouvelle vidéo qui va faire du buzz et devenir virale," mais personne n'en sait rien, c'est juste du marketing qui espère créer une prophétie auto-réalisatrice. C'est aussi à cause de l'Internet que des gens peuvent prendre au sérieux l'idée du fils McCartney de créer un groupe avec les enfants des Beatles. Personne n'écoutait sa musique alors il a dû faire du buzz. Mais qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir accomplir ces connards ? Tout ce qu'ils ont c'est un nom de famille et un projet débile qui fait parler d'eux. Il y a déjà un groupe qui s'appelle The Autralian Beatles Psychedelic Experience ou un truc du style, et je suis certain que leur musique est meilleure que celle des enfants Beatles. Et puis tant qu'on y est, pourquoi pas multiplier les degrés de séparation ? "Tenez, voici le fils du jardinier de Ringo Starr, complètement défoncé. Mais comme il a moins de 6 degrés de séparation, il va jouer du tambourin."

Comment as-tu fait pour échapper à tout ça ?
Anton Newcombe : Je sais pas. Je pense que j'ai finalement eu de la chance que tout le monde ait été contre moi, que plein de gens m'aient poussé de côté, m'aient trahi, m'aient traité de gros junkie incapable d'aligner deux morceaux en concert. Ils sont où maintenant, tous ces groupes, qui avaient pourtant signé de gros contrats à l'époque ? C'est comme les groupes qui sont découverts sur le net aujourd'hui: au bout d'un an, ils ont disparu, tout le monde les a oubliés. Je pense aussi que ma musique est intemporelle car je n'ai jamais voulu écrire pour les jeunes. Ça c'est une tragédie, le rock pour les jeunes. Moi l'adolescence j'ai détesté, j'étais pas le genre de garçon qui regardait Fox et qui éjaculait à chaque fois qu'un aigle se transformait en avion de chasse américain dans les dessins animés. J'ai jamais suivi la mode des jeunes, et jamais été un pédophile comme Justin Bieber.   



Donc tu feras jamais un album pour enfants ?
Anton Newcombe : Ah si, tiens, j'y pensais hier en marchant dans la rue. Drôle que tu me demandes ça. Ca sera un album excellent, avec des refrains imparables.

Tu vas te déguiser et incarner un personnage rigolo, comme Barney le Dinosaure ?  
Anton Newcombe : Non je vais plutôt expérimenter avec l'idée d'un morceau interactif, genre libre d'accès. "Vas-y, gamin, tu peux remixer ce morceau sur ton iPad!"

Tu rigoles mais je connais au moins un enfant de 5 ans qui a un iPad.
Anton Newcombe : Mais oui, c'est l'avenir ! La nouvelle frontière. Les parents vont kiffer à mort quand ils verront des petits jouer avec mon super logiciel à base d'algorithmes musicaux. Les bébés vont remixer Bach. Et le Brian Jonestown.

On vit un bon gros revival 90's depuis quelques temps. Tu te sens concerné, toi qui as commencé à jouer en 1990 ?
Anton Newcombe : Non, parce que dès le début on a essayé de nous labelliser comme un groupe des 60's. On disait, la révolution hippie contre-culturelle est de retour ! Heureusement j'ai bien saboté ça en mettant des flingues sur les couvertures de mes albums, pour qu'ils ne puissent pas les vendre chez Best Buy et Walmart.

On a dit la même chose du mouvement "Occupy," qu'il s'agit d'une forme de retour de la contestation hippie. Tu as participé ?
Anton Newcombe : Il me paraît évident, et je pense que c'est évident pour tout le monde aujourd'hui, qu'il y a de gros, gros problèmes avec notre société capitaliste multipolaire. Personne ne peut plus rien faire sans des quantités infinies d'argent complètement virtuel. Et puis le gouvernement veut surveiller nos emails, nos comptes Facebook, qui vont bientôt devenir obligatoires à la naissance. On se fait fouiller le rectum à l'aéroport, au nom de la lutte contre le terrorisme. A chaque fois je leur dis, "La reine d'Angleterre aussi a pu être corrompue par un imam, pourquoi vous lui fouillez pas la chatte à elle ?" Les droits sociaux acquis grâce aux mouvements contestataires et syndicaux sont bradés à des compagnies milliardaires. Et pendant ce temps toutes les polices locales aux U.S. achètent des tanks et des mitraillettes pour faire face à la rébellion quand elle explosera. Je pense qu'on ne peut rien faire, qu'on doit juste laisser la société s'auto-détruire. L'hubris qui anime le système mondial finira bien par se dégonfler. Tous ces égoïstes qui accumulent de l'argent se retrouveront comme les grosses fortunes du Zimbabwe, à devoir payer 4 millions pour un rouleau de PQ. Je suis finalement assez sceptique vis-à-vis des mouvements Occupy car je pense qu'on est impuissant, et qu'au pire on se retrouve à produire des trucs comme Kony 2012, pour justifier l'impérialisme en Afrique et récupérer du pétrole. Tout est éphémère, comme la popularité de Leif Garrett. Tout ce qu'on peut faire, dans ce monde, c'est prendre soin les uns des autres, prendre soin de ses voisins, des vieux, des étrangers… Et puis voilà.   
 

 

Fabien Cante.
 



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Commentaires

Les commentaires sont modérés.
  • Marc - Jeudi, 10 Mai 2012

    Well done ! Ici, un lien vers une interview pour la sortie du nouvel album de BJM. Pas mal aussi : http://uppercult.fr/2012/04/entretien-avec-anton-newcombe-du-brian-jonestown-massacre/

  • SSS - Lundi, 07 Mai 2012

    aaahhhh ! merci bien pour l'itw. Anton, un mec talentueux et lucide.

  • Sacha - Samedi, 05 Mai 2012

    Très bonne interview :)

  • shrb - Mardi, 01 Mai 2012

    Anton culte

  • Tyran - Mardi, 01 Mai 2012

    Fuck yeah Anton!

  • coucou - Mardi, 01 Mai 2012

    Nineties

  • coucou - Mardi, 01 Mai 2012

    Nineties

  • Marina - Mardi, 01 Mai 2012

    Toutes les questions qu'on a tous voulu poser à Anton si on était en face de lui... Très bonne interview fabien. Anton est un mec plus accessible qu'il en a l'air. Me rappelle avoir eu une petite correspondance avec lui sur Myspace il y a quelques années...

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