Le morceau préféré au monde (ou presque) de DatA :

Paul McCartney - Temporary Secretary

 

Explications :

"Après avoir longtemps hésité, je me suis dit que le meilleur morceau du monde, c'était peut-être le grower, celui qu'on déteste aux premières écoutes, puis à force de tomber dessus, on se met à l'aimer, puis à l'adorer.

La première fois que j'ai entendu ce morceau, j'ai dû penser que j'avais fait une erreur, mais en fait, il est dingue : l'arpéggiateur de synthé qui tourne sans s'arrêter et qui rend un peu fou (à la Dopplereffekt), la guitare , la voix nasillarde sur le refrain... C'est comme si tous ces éléments ne pouvaient pas vraiment cohabiter, et pourtant, passée la surprise des premières écoutes, le morceau devient un OVNI hyper dansant. Et surtout très entêtant."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) d'Alexandre Chatelard :

Queen – The Show Must Go On

 

Explications : 
"Je pourrais faire le malin en ressortant du placard un vieux titre de Zappa sous acide d'un quart d'heure, ou bien une vieille curiosité blues inécoutable, mais je préfère revenir à mes fondamentaux. Et comme la vérité sort de la bouche des enfants, je vais poser la question au petit Alexandre que j'étais. Quand j'avais environ 10 ans, je visionnais en boucle des VHS de lives de supergroupes, notamment le Live at Wembley de Queen ou encore le Live at Donington d'AC/DC. Avec le recul, je pense que c'est ça qui m'a vraiment donné envie de faire de la musique. Par la suite, j'ai petit à petit cessé d'écouter tout cela car j'aurai eu l'impression de devenir un vieux con nostalgique...

Mais puisqu'on me pose la question aujourd'hui, je dirais The Show Must Go On de Queen, titre qui me donnait réellement la sensation d'être sur le toit du monde quand je l'écoutais sur mon walkman en allant à l'école en vélo. Aujourd'hui encore, il m'arrive de me le passer, comme un rituel, et il me bouleverse toujours autant. Le lyrisme exacerbé de Freddy Mercury et Brian May ,la puissance de l'orchestration, cette vérité tragique en toile de fond, tout concourt à faire de cette chanson un chef d'œuvre pop absolu. Quand Freddy dit: "I can fly my friends", il n'y a pas de mots, c'est simplement magnifique. A écouter très fort. Une chanson à ressusciter les morts. Assurément le meilleur morceau du monde."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) de Sacha Di Manolo :

Paul Simon - 50 Ways to Leave Your Lover

 

Explications : 
"On voudrait en citer tant, des morceaux ultimes. Mais "aujourd'hui n'est pas hier", comme dit mon arrière petit-fils. Voici donc en ce moment le meilleur morceau du monde, ou presque. Un de ceux qu'on a entendu mille fois et qu'on a pu oublier, mais aujourd'hui, il revient me hanter. Ce morceau démarre avec un groove de batterie ultime, puis suivent les guitares et de superbes couplets profonds et mélancoliques. Et là, arrivent des refrains à la limite de la country, un poil funky, donnant au morceau un contrepoint positif, ce dont on a besoin quand on vit ce qui constitue le sujet du morceau: la rupture amoureuse. C'est l'enchaînement de toutes ces parties qui me fascine tant dans ce morceau."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) de Danger :

009 Sound System - Dreamscape

 

Explications : 

"Sans doute le meilleur morceau du monde, pour ceux qui savent.
Selon Wikipedia, (...)le titre Dreamscape est celui qui a permis à Perls de faire connaître 009 Sound System. Il est certain que la licence du titre - qui autorise à utiliser la musique de Dreamscape pour tout projet non-commercial en ligne - a largement contribué à cet essor, notamment via Youtube.

Mystère."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) de Marie Madeleine :

Yo La Tengo - Our Way To Fall (Greg)

 

Explications : 

"Je vais jouer sur les mots, mais il ne s'agit pas du meilleur morceau du monde, qui est, comme chacun sait, Surripere du groupe Autechre. Mais c'est bien mon morceau préféré au monde, tout simplement parce que lorsque je l'écoute, et quelle que soit la situation, je me sens bien pendant et après, pour une durée allant d'environ 5 minutes à 3 jours."

 

 

Gut feeling - Devo (Jarco)

 

Explications :

"Sans raison... Car on n'aime pas la musique avec la raison, mais avec le cœur."

 

 

David Bowie - Let's Dance (Lily)

 

Explications :

"C'est Bowie. C'est tout."

 

 

Isaac Hayes - The Look of Love (Max)

 

Explications :

"Parce que, de 1) j'en avais marre de voir sur les livrets de skeuds de hip hop américain le nom de ce mec qui était samplé à toutes les sauces et que je ne savais pas qui il était; de 2) j'en avais marre de voir partout les noms Burt Bacharach & Hal David, qui étaient les auteurs et compositeurs des morceaux interprétés par Isaac Hayes; de 3) j'ai acheté un best of d'Isaac Hayes, et une fois que j'avais écouté toutes les tracks hip hop qui avaient samplé Isaac, je me suis retrouvé frustré de ne posséder qu'une version radio du morceau; de 4) c'est une track aussi bonne pour le hip hop que pour le trip hop ou les préliminaires amoureux; et de 5) cette piste fait 11 minutes 11 secondes, et on arrive bientôt au 12/12."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) de Nicolas Ker (du groupe Paris et Poni Hoax) :

The Velvet Underground - All Tomorrow's Parties

 

Explications : 

"En 1967, Lou Reed, Velvet Underground en chef fraîchement débarqué à la Factory, était fasciné par le spectacle des superstars warholiennes se préparant pour la soirée du lendemain, essayant pendant plus de 24 heures d'affilée tenues, maquillages, plumes, paillettes et colifichets divers, le cerveau vrillé par le speed. Le lendemain de la soirée, quand il leur demandait comment cela s'était passé, elles répondaient immanquablement: C'était affreux, chéri. Je suis parti au bout de dix minutes avec un gars ignoble, je me hais.

Les assimilant à de jeunes vierges parées pour être sacrifiées à une divinité sanguinaire, les Velvet arrangèrent la chanson en conséquence: tambour solennel de Maureen Tucker, martèlement lancinant des deux mêmes notes sur un piano par un John Cale aux frontières de l'autisme, entrelacs sur des gammes orientales des guitares improvisées de Lou Reed et de Sterling Morrisson et, surnageant le tout, la voix hiératique de Nico, Semiramis gothique revenue d'entre les morts.
Miraculeusement, le résultat est splendide, hypnotique, aérien et dense à la fois, et reste pour moi un exemple parfait de certaines oeuvres intemporelles qui semblent bien moins composées que découvertes. Cette chanson m'a toujours fait penser au soleil se levant au dessus de l'horizon après une nuit de plus passée à ne faire que du n'importe quoi. Incidemment, c'était aussi la chanson préférée au monde de tous les temps d’Andy Warhol, à égalité avec son LP d'inflexions de voix de la Callas. Bien qu'il les ait lui-même produits, je ne peux qu’abonder dans son sens."

 

 

Le morceau préféré au monde (ou presque) de Maxence Cyrin :

Philipp Glass - Opening

 

Explications :

"C'est mon morceau de piano préféré car il est très simple et très beau. Ce n'est pas évident d'être à la fois populaire et avant-gardiste quand on est compositeur de musique classique à l'heure actuelle ! La réussite de ce morceau est aussi due à la profonde mélancolie qui s'en dégage, entre autres par les répétitions constantes et l'emploi d'harmonies le plus souvent mineures. Si vous êtes un peu musicien, vous remarquerez que la rythmique ne change jamais: des tierces (groupe de 3 notes) à la main droite et des croches (groupe de 2 notes) à la main gauche. C'est ce qui confère au morceau ce groove si particulier."

 

 

 

++ Site officiel du label.

++ Ekler'o'Shock fête son anniversaire ce vendredi au Nouveau Casino.