Au commencement, il y avait Mylène 
Au début, ça commence comme un mauvais mégamix entre Mylène Farmer et Fantaghiro sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ; on est donc en droit de stresser et d'appréhender le pire. Mais dès la deuxième minute, des messieurs habillés comme au Ku Klux Klan façon Handy Bag débarquent dans le champ. Ces mêmes messieurs l'emmènent par la suite au bord d'une piscine avec plein de colonnes autour d'elle. Pas de doute, nous sommes bien dans un clip de Lady Gaga, toujours très inspirée par l'esprit de Gianni Versace (RIP).
 
Facéties en veux-tu en voilà 
Nouveau tableau, nouveau décor : Lady Gaga nous offre un orchestre de cougars vêtues de rose, qui ne sont nulles autres que les Real Housewives de Beverly Hills, qu'elle définit comme ses muses. Puis, c'est l'escalade de la violence - un Apollon dans le ciel qui ressemble un peu à Dawson, de la natation synchronisée, des murs de fleurs, des chorés, du blanc, couleur officielle de la région PACA.
 
Aux confins de la pop 
Le troisième tableau, tout en dorures et en éphèbes, est en lien direct avec tout ce qui touche à la pop au sens large : on y voit un sosie de Michael Jackson, Lady Gaga en Lego, Jesus, Gandhi, et on parvient même à trouver un clin d'oeil à Kratfwerk. Ah, et puis il contient aussi des chorés qui simulent le sexe, alors on ne peut s'empêcher de penser au clip de Cream de Prince, le premier qui nous a marqué (avé Thriller, bien sûr). 
Point d'orgue de ce clip : des danseuses avec des vrais corps, oui, des corps de vraies personnes (c'est-à-dire qu'elles font plus de 37 kilos). 
 
Ladies and gentlemen, Lady Gaga est un génie. 
 
 
 
Kiki Daho.