Tout d’abord, replaçons le contexte via un petit cours d’Histoire. Bien avant Kim Kardashian, bien avant Nabilla, bien avant Snooki et autres Courtney Stodden, il y avait Paris Hilton. Pour les plus jeunes d'entre vous, sachez que Paris Hilton, héritière des fondateurs de la chaîne d’hôtel du même nom, était une pionnière en matière de célébrités connues pour la simple et bonne raison qu'elles existent. Effectivement, de la même façon que célébrer un anniversaire n'est jamais que fêter le fait qu'une personne se meut parmi nous, Paris est connue pour être connue.

 

 

Bon, je triche un peu : ce qui l’a élevé au rang de fille dont on parle, c’est bien sûr sa fameuse sextape, mais aussi ses péripéties télévisuelles en compagnie de Nicole Richie. Dans The Simple Life, nos deux petites pourries gâtées arpentaient les routes de l’Amérique profonde à la recherche de vaches à traire ou de fêtes de village dans lesquelles semer le trouble. Elles incarnaient à elles seules des icônes de la sous-culture. Le concept est d’ailleurs repris cinq ans plus tard par Magloire et Vincent McDoom, dans un programme au succès bien moindre.

 

 

Mais tout ça, c’est du passé. Nous voilà aujourd’hui 10 ans plus tard, et Paris a depuis embrassé une pseudo-carrière de DJette qui ne trompe personne. A dire vrai, Paris n’est plus qu’une femme un peu paumée qui ne sait vraiment plus quoi faire de ses dix doigts. Car contrairement à son ancienne complice Nicole Richie, mariée à un membre des Good Charlotte, mère de deux enfants et styliste à ses heures perdues, Paris n’a pas changé d’un poil. Le grand public, lui, est passé à autre chose, si bien que même sa dernière émission n’a intéressé personne.

 

 

Ce qui nous amène à Come Alive, l’histoire d’un morceau pas forcément plus mauvais que l’intégralité du dernier album de Britney Spears (et en tout cas, pas plus autotuné), mais pas plus inspiré non plus. L’imagerie du clip est complètement calquée sur celle de Rihanna période cheveux rouges et compositions florales, avec peut-être aussi un léger hommage à Mary-L. Ca s’écoute d’une oreille distraite, comme lorsqu’on feuillette sans conviction un magazine dans la salle d’attente chez le médecin. Nous sommes, il faut le dire, bien loin de son précédent album solo, sorti en 2006 et sur lequel Paris (ou son équipe) avait eu la présence d'esprit de travailler avec Dr. Luke avant que la planète entière ne s’y mette.


Mais à qui donc peut s'adresser ce single caduc, énième caprice d'une femme vivant mal sa relégation au second plan ? Comme Lindsay Lohan, aperçue il y a quelques jours trébuchant sur un tapis en Italie (mais c'est sûrement de la faute du tapis, ce vicelard) ou tout simplement comme Céline Dion, certaines personnes ne changent pas, pour le meilleur comme pour le pire.
 

 

 

Thomas Rietzmann.