Selena Gomez a suivi le parcours classique d’une ex-star Disney : jouer un rôle à l’opposé de son personnage public dans un film d’Harmony Korine, partir en cure de désintoxication et enfin, poser nue sur la pochette de son nouvel album. Une enfant du siècle, quoi.

Pourtant, si Miley Cyrus est l'élève modèle qui s'est affranchie en entrant à l'université, alors Selena Gomez est la babysitter à qui l'on confierait volontiers ses enfants, assez sexy pour que le père des enfants fantasme sur elle, mais qui garde suffisamment de retenue pour le dissuader de franchir de tromper sa femme avec.

 

En effet, contrairement à ses concurrentes, le rendu qualitatif de Selena est globalement inconsistant, une poignée de bons titres surnageant au-dessus du reste. Une chose est sûre : ce n'est pas par le pouvoir des images que Selena a fait ses preuves par le passé, et ce clip ne déroge pas aux habitudes.

 

Selena Gomez dans Profession : Minaudeuse (ce n'est pas un porno, je vous le jure).

 

Depuis la fenêtre de son taxi, Selena contemple ces couples qui s’aiment et se déchirent (une mère en larmes réconfortée par son fils, une femme qui tripote son alliance). Lorsque soudain, Selena en a marre, elle descend de sa voiture pour se balader en pleine rue et mater encore plus de couples qui se déchirent et qui s’aiment (un couple homosexuel qui vient d’avoir un enfant, une fillette qui nourrit ses poissons pendant que son père git sur le canapé).

 

Selena, c’est la fille cachée de Jim Ellison alias The Sentinel : elle voit les choses de très très loin alors qu'une rue et un mur les sépare.

 

Réalisant ensuite que ça suffit, elle va finir par être en retard à son propre concert avec toutes ces bêtises, elle se met à courir dans la rue avant d'enchaîner sur une chorégraphie mollassonne devant un public en extase. FIN. Si ce pitch ne vous a pas donné envie de bailler, alors c'est déjà une semi-victoire pour le camp Gomez.

 

Ca c'était surtout une excuse pour avoir un plan sur sa poitrine se mouvant au ralenti.

 

Cerise sur le crackers de Belin : Selena et son équipe ont réservé l'exclusivité de leur clip à Apple Music, la toute nouvelle plate-forme de musique à la demande imposé à tous les utilisateurs d'iOS 8.4 ou ultérieur. Apparemment, on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, mais avec des clips médiocres. Du coup, je remplace l'embed du clip par le générique des Anges du Bonheur, parce que franchement, c'est du pareil au même (si toutefois vous souhaitez jeter un oeil au clip sus-mentionné, il est disponible ici).
 

 

 

Thomas Rietzmann.