15h : On se retrouve au studio pour charger le matériel dans le camion. Pas de vrai van pour cette date, Romaric notre ingé son achemine le matériel jusqu’au festival tandis que Vickie, Baptiste, Lewis et moi prenons un Uber.
C’est toujours agréable de prendre un taxi l’été en pleine après-midi. L’ambiance est décontractée, on a les fenêtres ouvertes, on écoute de la musique via mon téléphone : Danny L. Harle, le dernier Phoenix, les tubes de DJ Khaled… J’ai l’estomac noué à l’approche du concert du soir mais j’essaye de ne pas y penser et de profiter du moment.


16h
: Arrivés aux abords du festival, c’est un peu la panique. Notre chauffeur n’arrive pas à accéder à l’entrée des artistes car des barrières bloquent la route. On lui a pourtant donné la bonne adresse, c’est chelou… On découvrira plus tard que Romaric est passé à côté d’un mail et nous a donné une vieille adresse. Résultat, on est obligé de marcher une bonne vingtaine de minutes. J’ai des chaussures neuves et ça me fait des ampoules. Merci Roro 😂👍

17h : Tout ça nous a mis à la bourre. À peine arrivé sur le site qu'on n’a même pas le temps de boire un coup ou de fumer une clope ; quelqu’un du festival nous conduit directement jusqu’à l’espace presse. C’est parti pour un marathon promo. On enchaîne les interviews et ça se passe bien dans l’ensemble. Comme d’habitude, on a droit aux éternelles questions «Pourquoi The Pirouettes ?», «Comment vous êtes-vous rencontrés ?», mais aussi à des questions plutôt pertinentes. Il y a des journalistes jeunes qui captent bien notre délire, c’est cool.

18h30 : On peut enfin retrouver le reste du groupe aux loges artistes et décompresser un peu. Baptiste sort d’un massage, il s’est mis bien. Lewis a l’air de kiffer le spot. C’est vrai que c’est sympa : il y a des arbres, de l’ombre, des fontaines, une table de ping-pong… On croise Sacha et Nunez de La Femme, sapés comme jamais.

19h : Yossi, notre ingé lumière, fait son arrivée sur le site. Il revient de Bretagne, il a bonne mine et passera la soirée à nous répéter qu’il est tombé amoureux. Il va falloir installer le matos auprès de la scène. On décide d’aller manger car on n'aura pas le temps de le faire plus tard. Ils servent des frites à la sauce poivre, ça fait plaise.


19h30
: On traverse le festival pour rejoindre notre scène, «le Domino». Il y a vraiment du monde c’est impressionnant. Il y a même des attractions et des gens qui font du saut à l’élastique, c’est n’importe quoi. Quand on arrive en bord de scène les légendaires Toots and The Maytals sont en train de faire leur linecheck (mini-balance juste avant le show). Leur concert commence et on se dit que les mecs assurent. Ils sont méga vieux, et pourtant, ils arrivent encore à faire danser les foules. Respect.

20h : On a une heure devant nous avant le début de la balance. On retourne en loge pour se changer, se laver les dents et se faire des câlins. 

21h : Retour en bord de scène pour le linecheck. En deux-temps trois-mouvements, les panneaux et le logo de notre scéno sont installés par les techniciens du festival sous les ordres de Yossi. Le chapiteau qui était plein à craquer pour Toots and The Maytals se vide en quelques minutes. Seuls les plus gros fans des Pirouettes restent devant les barrières et nous observent pendant toute la balance. Celle-ci se passe très bien. On a amené notre escalier blanc pour cette date, et Vickie en profite pour s’assoir dessus quand elle n’a rien à faire.
vickiePlus la balance avance, plus le chapiteau se remplit, et comme toujours c’est un peu gênant de tester des morceaux devant des gens (on a peur qu’ils pensent que le concert a déjà commencé). On aperçoit par-ci par-là des groupes se dépêcher pour être bien placés. Et on entend des premières requests de morceaux : «Deux mille seeeeeeize !!!».

21h45 : On n’est plus qu’à quelques minutes du concert et franchement, on flippe. C’est vraiment notre premier gros festival devant autant de monde. On s’échauffe. Baptiste manque de se faire super mal en tentant une roue (quel manos !). On boit du rosé parce qu’il n’y a que ça sur place. Romaric vient nous faire un dernier check avant de rejoindre sa console, signe que l’entrée sur scène est imminente. On se fait un dernier câlin tous les quatre et hop, c’est parti.

22h : Le chapiteau est maintenant bourré à craquer et les gens hurlent dès notre arrivée. C’est le genre d’accueil qui met vraiment à l’aise tout de suite. On sait que quoiqu’il arrive, l’ambiance sera au rendez-vous et que le concert sera lourd.
Dès les premières notes de Coup d’éclat (le morceau d’intro du set), le public montre des signes d’enthousiasme. On a affaire à des connaisseurs qui ont écouté l’album.

La setlist du concert :
Coup d’éclat
Je nous vois
Carrément carrément
Chanter sous les cocotiers
L’escalier *
2016 (En ce temps-là)
Tu peux compter sur moi **
Au bord de l’eau
Oublie moi ***
Un mec en or
Jouer le jeu ****
- - -
Dernier métro *****

* Comme d’habitude, L’escalier est un grand moment du concert. Le public chante l’intégralité des paroles avec nous et nous pouvons l’observer de haut, perchés sur notre escalier. Ça donne des frissons.

** Depuis quelques concerts, on tente une nouveau morceau sur scène, Tu peux compter sur moi. C’est un choix ambitieux mais ce soir à Solidays, les gens ont l’air de particulièrement accrocher. On recevra beaucoup de compliments par la suite sur les réseaux sociaux. Lewis passe au clavier et moi à la batterie sur la fin du morceau.

*** On laisse le choix au public entre Grand bassin et Oublie moi. Une grosse majorité choisit Oublie moi, à l’ancienne.

**** Puis arrive le moment du slam sur Jouer le jeu. Grosse dose de kiff comme en témoigne la photo ci-dessous.

 ***** Après un rappel chaud bouillant on finit en beauté avec Dernier métro.
IMG_226423h : Fin du concert ! C’est l’euphorie. On se félicite tout en se lançant des vannes sur nos erreurs respectives : le foirage au début de Carrément carrément, la phrase de trop au micro, Lewis qui zappe de s’arrêter sur Dernier métro.
On charge le camion dans la bonne humeur et on retourne en loge pour chiller et boire des bières.
À partir de ce moment-là, les heures deviennent un peu floues donc je vais arrêter de préciser… En gros, on finit la soirée backstage et c’est bonne ambiance. Petit extrait en vidéo.

Romaric, Yossi et Lewis sont les premiers à partir avec le camion.
Après un dernier tournoi de ping-pong, on rentre à trois avec Baptiste. Alors qu’on s’apprête à commander un taxi retour, Taissa, l’ingé son d’Acid Arab, nous propose hyper-gentiment de monter dans leur van. C’est l’occasion de rencontrer des nouveaux mecs et de s’imprégner de leur ambiance de tournée, ça fait plaisir. Aux alentours de 3h du mat', on arrive enfin chez nous, des étoiles plein les yeux. La journée se termine par un tweet.tweet
++ Retrouvez The Pirouettes sur Facebook, TwitterInstagramSoundcloud et leur site officiel, et en concert au festival Fnac Live le 6 juillet.
++ Leur discographie est disponible ici et en streaming sur Spotify et Deezer.