Salut Alice, 
votre crainte est tout à fait fondée dans le sens où l'augmentation de la fréquence d'une occurrence dans des conversations (surtout avec des interlocuteurs variés) est en général le signe d'un intérêt accru généralisé pour l'objet cité, et donc par ricochet d'un bouche-à-oreille (ou buzz) qui se traduit par l'envie de posséder ledit objet. Oui, cette phrase procède du processus de l'enculage de mouche, mais l'expérience nous enseigne qu'il est souvent nécessaire de rappeler des évidences quand on s'adresse au lectorat de Brain. Dont acte. 
 
Cependant, votre crainte n'a, à mon sens, pas lieu d'être, et ce pour trois raisons principales : 
 
> le bootcut n'a jamais disparu de la surface de la terre
(attention, parisianisme primaire, haters gonna hate) Il suffit en effet de vous rendre dans un centre commercial de banlieue (pire, de province) ou même aux Galeries Lafayette un samedi après-midi, et bim, vous en verrez fleurir par-ci par-là. Il ne peut pas revenir puisqu'il n'a jamais disparu. CQFD. 
 
> le bootcut ne convient pas à notre conception actuelle de la botte
Comme son nom l'indique, le bootcut est un jean idéalement conçu pour être porté avec des bottes (grâce à son coupe évasée au niveau de la cheville). Or, de nos jours, ceux qui portent des bottes ont tout sauf envie de les cacher : cavalières, bottes de biker et autres bottines compensées se portent avec un slim, of course. 
 
> le bootcut est un jean de no look
Projetez-vous cette image mentale : une fille porte un jean bootcut, une paire d'escarpins pointus à talons, une veste de costume façon tailleur assez cintrée, un caraco en dessous. Comme c'est l'hiver, elle a un manteau bariolé de marque espagnole. Cette fille est une no look et on la méprise (très fort, car nous sommes des méchants snobs qui ne vivons que par le jugement des autres sur notre façon de nous habiller, remember). Comme m'est avis que vous ne traînez qu'avec des gens qui partagent cette perspective, vous êtes à l'abri pour au moins, allez 2/3 ans encore. 
 
Sur ce, je vous laisse, j'ai encore deux trois tendances à dégrader. Bisous.
 
***ShiningRubis