• Qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer dans une carrière artistique ?
    ZBS : L'envie de créer et de partager mes visuels. Je ne pense pas m'être dit un jour: « Tiens, je vais faire de l'art », c'est venu tout naturellement. J'ai toujours aimé faire plein de choses différentes au niveau visuel.

    Qui sont les artistes que tu admires et ceux dont tu te réclames éventuellement ?

    ZBS : Il y en a tellement que j'admire, mais pour en citer quelques-uns : Ernest-Pignon-Ernest, Blek le Rat, Swoon, Twist (Barry McGee), Flower Guy, Banksy, Os-Gêmeos, Ethos, L'Atlas, Kinsey, Wk, Lokiss, Data Breaker, Blu, Evan Hecox, Jeff Wall, Dali et bien plus encore…

    Quand et comment t'es-tu intéressé au street art ?

    ZBS : J'ai toujours été attiré par la rue et son ambiance. Petit je dessinais à la craie sur les murs ou les trottoirs, après je suis passé aux tags dans les années 90 - j'ai commencé à tagger vers 13 ou 14 ans, quand je faisais du skate. Du tag, je suis passé aux stickers et des stickers, je suis passé aux collages, en 1999/2000.

    Tu es également graphiste et illustrateur, en quoi toutes ces activités se complètent-elles ?

    ZBS : Elles sont toutes des activités de création visuelle. Le fait de travailler sur l'ordinateur te donne une vision plus réduite de ton travail alors que dans la rue, tu peux jouer avec tout l'espace qui t'entoure.

    Pour un de tes collages, tu as repris le personnage d'une photo de Pieter Hugo : l'homme-hyène. Comme trouves-tu en général des idées pour tes collages dans les rues ?

    ZBS : En général, mes idées me viennent à la base d'un lieu ou une ambiance que j'ai vu dans la rue, mais pour certain collage, comme celui de Pieter Hugo, c'était juste une envie de mettre en scène ce personnage dans un lieu très différent de son contexte original. J'aime jouer avec les lieux, créer une interaction entre mon collage et l'endroit.

    Y'a-t-il une raison particulière expliquant pourquoi tu as choisi le collage plutôt qu'une autre forme de street art ?

    ZBS : Je trouve que c'est un moyen d'expression très vivant. Ton collage évolue avec le lieu. Il peut très bien avoir une durée de vie très courte, quelques heures s'il se fait arracher, mais si tu as de la chance et qu'il reste plus longtemps, alors là il va évoluer, le papier va jaunir, il va se faire ronger et ne fera plus qu'un avec son support et ça c'est vraiment parfait. Le fait que ce soit éphémère rend la chose encore plus intéressante pour moi.

    Refais-tu souvent les mêmes collages ?

    ZBS : Cela dépend du collage. Il y en a certains que j'utilise pour les mettre en scène dans plusieurs endroits différents, alors que d'autres sont utilisables juste dans un lieu bien précis.

    Doit-on voir un message derrière ce que tu fais ?

    ZBS : Non, pas vraiment. Je veux juste interpeller les gens ; que lorsqu'ils se trouvent face à l'un de mes collages, ils y réfléchissent et se posent des questions.

    Quelles sont tes ambitions artistiques à court et à long terme ?

    ZBS : Continuer mon travail dans la rue avec toujours plus de nouvelles idées. En tant que graphiste et illustrateur freelance, j'aimerais continuer à travailler sur des contrats intéressants avec des marques, magazines, labels, etc. Voilà, le mot est lancé…

    Un dernier mot ?

    ZBS : ENJOY…


    ++ myspace.com/zbsdesigners

     
  • Propos recueillis par A.C.