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Space Invader

Mercredi, 22 Juin 2011

 

Et maintenant une interview éclair...

En quoi consiste ton exposition à la Générale ?
Invader : Elle montre la face cachée de mon travail qui ne s'arrête pas aux space invaders en mosaiques aux coins des rues. On y découvre par exemple mes oeuvres rubikcubistes, ou la speedballs machine, on peut même y déguster des gaufres du troisième type...

Space Invader dans un expo, ça a autant de sens que dans la rue ?
Invader : Venez juger par vous même... en tous cas je ne suis pas mécontent du résultat.

Concernant les Space Invaders, tu dis agir comme un Hacker, en quoi tes mosaïques perturbent elles le système ?
Invader : L'iconographie urbaine est généralement limitée aux panneaux de circulation et aux enseignes commerciales, les space invaders sont comme un corps étranger qui vient ajouter une couche de lecture supplémentaire.

Tu dis ne pas faire partie du mouvement graffiti, pourquoi ?
Invader : Simplement parce que je n'ai jamais utilisé une bombe de peinture, ce qui est l'outil graffiti par excellence.

Quel rôle a l'alias de chaque Space Invader ?
Envahir le marché de l'art.

Qu'est ce que peuvent représenter ces oeuvres, à ton avis, pour des personnes étrangères à la culture jeux video et street ?
Invader : Ce que je sais c'est que beaucoup de monde se pose encore la question de savoir ce que c'est et "à quoi ça sert".

Ca te prend combien de temps pour faire un Space Invader et comment choisis-tu les spots?
Invader : Entre 5 minutes et 5 heures ! En fonction du spot et de la taille de la pièce. Quant aux spots c'est assez subjectif, c'est quelque chose que je ressens, qui attire mon oeil, c'est de l'acupuncture urbaine !

Quels sont les lieux les plus fous où tu as posé des Space Invaders?
Invader :
Le salon de David Bowie.

Le premier Space Invader a été posé au milieu des années 90. En quoi ta démarche et tes intentions ont évolué depuis tes débuts?
Invader : En tous les cas je ne pensais pas m'aventurer dans un projet aussi vaste, et bien sur mes techniques d'invasion étaient très limitées comparées à celles d'aujourd'hui...

Qu'est ce que tu penses des municipalités qui décident d'enlever tes space invaders, comme c'est le cas à Aix en Provence par exemple ? Invader : Tant pis pour eux !

C'est déjà assez prise de tête de résoudre un rubiks cube, pourquoi t'es tu lancé dans le rubikcubisme ?
Invader : Je trouve l'objet facinant, simple et complexe à la fois, et puis il s'agit là encore d'un détournement d'objet iconique et générationnel.

On dirait que tu ne cherches pas la netteté parfaite mais plutôt un point de rupture, un peu comme dans un stéréogramme, est ce un point important de ton oeuvre ?
Invader : Oui, J'aime l'idée de naviguer entre abstraction et représentation. Avec ces oeuvres, de prés on voit une mosaïque abstraite et lorsque l'on prend un peu de recul, une image apparait.

Est ce que le rubikcubisme peut devenir un mouvement à part entière ?
Invader : Je l'a lancé en tant que tel et il y a déjà pas mal d'artistes en ont repris l'idée.  

La speed ball machine, c'est pour te venger de ne pas avoir pu jouer avec tes balles rebondissantes à l'intérieur quand t'étais petit ?
Invader : Non c'est pour passer du cube à la sphère, là encore une vraie rupture, non ?

 

L'exposition 1000 de Space Invader se tient jusqu'au 2 Juillet 2011 à La Générale, 14 avenue Parmentier 75011 Paris.

 


Célia Guizard.



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Commentaires

Les commentaires sont modérés.
  • chouk - Lundi, 03 Octobre 2011

    j'aime bien le petite nouveaux à La Ciotat gare, ma mère aussi et elle n'est pas du tout de cette "culture videogame"

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