Quelque part dans le Wisconsin. Le calme règne. Le vent court dans les hautes herbes. Le soleil clément caresse les sols féconds. Une pastorale luxuriante et généreuse comme Dame Nature sait en composer. Et puis c'est calme, surtout. Vraiment calme. On croirait presque un moment de bravoure chez Terrence Malick. Mais une menace point derrière la ligne d'horizon. 

 

L'hymne beauf des années 2000.

 

L'EDM arrive. À vrai dire, l'EDM est déjà confortablement installée. Voire avachie. Les chiffres en témoignent. L'EDM est le genre de discipline qui se raconte avec des chiffres. Des chiffres ronds, des chiffres à virgule. Par exemple, en 2014, Forbes nous indiquait que les plus grandes fortunes de l'électronique étaient Calvin Harris, David Guetta et AVICII (avec un capital personnel de respectivement 66, 30 et 28 millions), soit un sympathisant, un précurseur et un employé-modèle de l'EDM. Dans les conférences consacrées au genre, le bruit court que l'industrie génèrerait dans les 20 milliards de dollars. Il est tellement question de finances dans ce préambule que j'ai présentement le sentiment de rédiger Les Lettres de Mon Mula. Passons. Dans le même esprit, l'honorable DJ Mag, toujours inquiet de savoir quelle soupe servir à son lectorat, l'a sondé pour hiérarchiser ses préférences. Si vous avez le palpitant grincheux, méfiez-vous, c'est surprenant : on retrouve dans ce Top 100 les artistes les plus consacrés au sein dudit magazine, avec une large majorité de l'assemblée issue de l'EDM (AVICII, Hardwell et Van Buuren en tête). 

 

2014 achevé, les experts comptables de Shazam déclarent que l'EDM est le genre le plus recherché. Le genre a même son livre blanc, The EDM Guide : Technology, Culture, Curation, ouvrage consignant l'impact économique et culturel de l'EDM. Un petit précis où l'on apprend notamment que le genre connaît une popularité croissante depuis 2000, année où David Guetta et Timbaland ont inoculé au mainstream les codes du club. Et tout cela ne prend pas en compte les quelques 800 kilos de cakes lancés, son apparition dans le cinéma d'Art et d'Essai ou un docu qui lui sera très prochainement consacré, le bien-nommé The Drop.

 

Le principal accusé.

 

Des chiffres et sommes qui impressionnent, donc attirent, et font de l'EDM une entreprise où il fait bon travailler. Les rangs grossissent sans cesse ; Diplo s'est converti, Riff Raff raconte désormais qu'il va se consacrer à l'EDM (voire même qu'il a toujours été un MC d'EDM, allez comprendre) et nous-même nous demandons si nous n'allons pas en produire avant la fin de cet article. 

 

L'EDM a intégré nos vies dans le plus grand fracas - ce fut pour le moins retentissant -, sans jamais vraiment prendre le temps de se présenter. Genre mal éduqué s'il en est, le genre n'en est pas un. Pas codifié pour un sou, il englobe autant qu'il génère les blockbusters de l'électronique. C'est ainsi que l'EDM est devenu un sigle bien bavard mais qui se raconte assez peu. EDM, ou de la "musique à danser électronique". C'est vaguement précis et aussi disert qu'un mouvement de növo-restaurateurs qui se lanceraient dans le NAM (la Nourriture À Manger). À loisir, on peut y voir du #noiseporn, si l'on souhaite faire contenir la définition dans un hashtag. Et lorsque les analyses se font plus précises, on y distingue la culture de la rave relue par le mainstream américain. La question est vaste, le temps si court... Questionnons Jean-Yves Leloup - dont l'ouvrage Global Techno nous a enseigné l'électronique - quant à ses vues sur la question : "pour moi, l'EDM est tout simplement la frange la plus populaire, commerciale ou mercantile de la dance music électronique. Elle a toujours existé, du moins depuis la popularisation du disco à partir de 1977. Que l'on évoque différentes variations de la disco en Italie, en Allemagne ou au Bénelux dans les années 80, la house de la fin des années 1980, la dance des années 1990, bref cette tendance, ce miroir commercial de l'underground, a toujours existé. L'undergroud et l'overground de la dance music ont toujours entretenu des liens proches, avec des artistes qui passent parfois de l'un à l'autre. Ce qui change, c'est l'ampleur du phénomène, notamment aux États-Unis, la spectacularisation du phénomène, son intégration dans de nouveaux types de spectacles et de festivals, la primauté donnée au live ou au spectacle scénique (chute des ventes de disques oblige). À ce titre, le phénomène qu'a connu la disco aux USA à la fin des années 1970 peut servir de modèle. Entre 1977 et 80 environ, il s'est créé près de 20 000 clubs aux Etats-Unis ; le chiffre d’affaires annuel de l’industrie du disco était alors estimé à plus de 4 milliards de dollars. L’Amérique n’avait sans doute jamais autant dansé depuis Saturday Night Fever."

 

What you doin' on your back, aaah ?

You should be dancing, yeah !

 

Un nom, un genre, ça donne un sentiment de mouvement structuré, régi. D'une philosophie partagée. Ça pose aussi un cadre légitimant, autant qu'une étiquette sous laquelle vendre. Mais ici, ça n'indique en rien une unité esthétique. Par le passé, il y a bien certaines voix qui se sont levées. Notamment ce représentant de l'industrie agro-alimentaire déclarant que l'EDM était "la poésie sonore d'une chaine d'abattage", ou encore ce scientifique qui, d'un point de vue plus médical, assimilait l'EDM au pataquès que doit produire un organisme lors d'un burn-out. Jusqu'ici, rien de précis.

 

Dans les faits, l'EDM est un genre à tiroir, un monstre aux milles monstres que rien n'unit si ce n'est trois lettres. Pourtant, génétiquement, il y a un liant : l'EDM est ce qui a permis aux producteurs hollandais de s'enquérir d'une conquête de l'Ouest lorsque les rues des Pays-Bas régurgitaient la transe locale. L'EDM a du sang batave, et ça se retrouve dans tous les traits de la famille. Le test ADN quant à lui, révèle "un son digital super brillant de surface - chose qui connecte Skrillex à AVICII à Boys Noize". Une sage analyse signée Simon Reynolds - le fameux auteur du fameux Energy Flash -, contacté par Brain pour l'occasion. "Cette clameur cacophonique, compressée, plate, surchargée de détails… C'est ça l'EDM. Un bric-à-brac d'idées piochées dans la house, la trance, la techno, le dubstep etc… Avec un dosage différent et précis selon le producteur". Merci docteur Reynolds, ophtalmo en électrologie qui, une fois de plus, nous aide à y voir plus clair.

 

Ce qui unit parfois une filiation, dans le génome, ce sont aussi ses malfaçons. L'EDM n'y échappe pas, trouvant son ciment commun dans quelques faiblesses génétiques. Reynolds l'expose très justement dans un article sur le sujet paru au sein de l'excellente revue Audimat : "pas de progressivité dans le mix, pas de dimension suggestive ou de lente incandescence. Chaque espace vide du spectre audio est gonflé, rempli à son maximum". Du all-you-can-eat, finalement. Ne cherchez pas le raffinement : ici, on gave. Pour le reste, l'essentiel du cahier de doléances des dissidents de l'EDM (une minorité d'illuminés) -, qui pourrait se résumer par des sets top charts-only, la dépendance au pilote automatique et à la technologie, des DJ's mixant les deux bras en l'air, ainsi que l'addiction au drop dur - est plutôt bien synthétisé dans un sketch d'Adam Sandberg pour le SNL. 

 

"When will the bass drop ?"

 

L'EDM est née aux Amériques. L'Amérique élevée par MTV, informée par la FOX, protégée par la CIA ou le FBI, gavée de KFC devant HBO pour ne rien rater de GoT. L'Amérique trillettrée. De nom, l'EDM est faite pour se propager dans l'air des USA. Une viralité optimale qui n'explique pas pour autant le syndrome de Stockholm véhiculé par l'EDM. Nous abordions il y a quelques années le cas douloureux de Kenny, l'une des nombreuses victimes de Skrillex. Kenny a aujourd'hui repris le cours de son existence. Il n'oublie rien, vit avec ces cicatrices qui ne sutureront jamais. La plaie est encore béante, sans cesse ravivée par ce que traverse son cadet Dougie, lui aussi en souffrance, amoureux d'EDM, amoureux de son bourreau. À l'époque, nous expliquions le succès de Skrillex via une approche scientifique rigoureuse, décelant dans les fréquences les plus basses du genre, une onde - imperceptible à l'oreille - venant taquiner le sébum à la surface des peaux adolescentes aux sécrétions zélées. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe peut-être des explications alternatives. 

 

L'EDM : dans les coulisses de la fête, c'est ce que vous propose notre reportage à la prochaine ligne. Selon Reynolds, le succès de l'EDM puise sa raison d'être au même endroit que les raves des 90's. "C'est de la bonne musique pour danser après usage de stupéfiants, particulièrement l'ecstasy" affirme t-il tout en nuançant : "je suis certain que l'on trouvera des individus qui se rendent à ces évènements sans avoir pris quoi que ce soit, en appréciant simplement le niveau d'adrénaline et l'excitation acidulée de la musique, mais tout porte à croire que la majorité du public est drogué ou trouve à un certain point une connexion avec l'EDM au sein d'une expérience impliquant une synergie de la danse et de la MDMA. En général, on trouvera une foule dans un autre état de conscience. Et la foule joue un élément-clef : la sensation de vivre une expérience de masse élève l'ensemble. D'ailleurs, aux Etats-Unis, ils ne parlent pas de raves ou de festivals, ils appellent ça des massives. C'est le nom de ces grosses fêtes-là".

 

David ?

 

En somme, comme dirait Marielle : ça éclabousse. L'EDM joue son succès en double avec la massification de la MDMA et fait office de courant d'air, que dis-je de bourrasque, dans les portes de la perception. Une ivresse qui se décuple dans la masse et parmi les êtres et qui, dans son insoutenable lourdeur revient, sur l'échelle des plaisirs, à se faire percuter par une fourgonnette (peu importe la marque). 

 

Ce qui ne se lit pas entre les lignes chez Reynolds est cette explication qui tape entre les lignes et regarde l'EDM sans MD. La vision d'une musique comme salle de shoot ne serait-elle pas un tantinet exigüe ? Jean-Yves Leloup élargit. "Il existe une autre explication plus sociologique. Chaque génération a besoin d'une musique, d'un style de loisir auquel s'identifier, qui tranche avec la musique des générations précédentes. L'EDM et ses fêtes apparaissent alors comme un marqueur générationnel, qui signe le passage de la post-adolescence, ou de la jeunesse, à l'âge adulte. Pour certains, ça a été les free parties en Europe, pour d'autres, l'EDM. Enfin, face à l'hégémonie historique du hip-hop et du rock aux USA, je pense que les jeunes Américains avaient besoin d'une autre musique, quelque chose qui leur paraisse plus moderne. Lorsque le dubstep a émergé dans sa version américaine testostéronée, c'était un son réellement novateur - en tout cas qui ne ressemblait à rien d'autre de ce qu'avaient pu entendre les jeunes Américains jusqu'à présent".

 

BOU-watatata-takata OH HEY tatatatata-ta BANGARANG

 

Si vous le voulez bien, en accord avec les grandes forces de l'esprit, poussons l'analyse d'un cran et citons les grands penseurs de l'époque. Et parce qu'il existe une vie après Zizek, osons Krusty le Clown qui, dans un épisode des Simpsons, déclarait "on n'est pas là pour faire de l'Art, on est là pour faire de l'argent". Krusty avait le mental EDM. Le succès, à son bulbe, trouve cette machine infernale et ses grosses mécaniques marketing, mises en branle lourdement et qui pourtant se fondent dans le bruit de l'EDM. Son infrastructure-même est cimentée par l'économie de marché, balisée d'études et de benchmarking. C'est dans le génome de l'EDM d'analyser et comprendre le comportement du consommateur et d'associer les artistes* à des marques de boissons énergétiques ou de téléphonie (etc.). Et puis le genre séduit un panel qui répond sans même qu'on le sonde. Ce sont les millenials / la génération Y, celle qui like, share, hashtague, celle dont les goûts sont les plus facilement et rapidement quantifiables comme qualifiables. Ainsi Nielsen, illustre institut du sondage en musique, dispensait récemment quelques données quant à l'auditeur d'EDM, notamment son engouement pour la consommation de produits tech'. Ou encore sa valeur de trendsetter auprès de ses pairs. Au final, sans plus de détails et en quelques vagues graphiques, l'EDM est fréquemment vendue comme la 20 billion industry (comme évoqué en début d'article).  

 

*On pourra sans faille compter sur une contrée où l'on idolâtre le vedettariat. Dans une telle masse homogène de titres identiques, reproductibles, le public ne s'attache pas aux chansons mais aux idoles qui les fabriquent. Paramètre idéal pour miser à bloc sur la starification et ses rangs de vedettes-VRP. 

 

AVICII, beau-gosse puis DJ.

 

Cette ère du tout-divertissement en électronique, Simon Reynolds l'a baptisé The Vegas Age of Rave dans la revue Audimat. Ça sonne mieux que l'ère Puy-du-Fou de la techno, et ça comprend une réalité dépassant le cadre strict du son & lumière en rave. Originellement, le berceau de l'EDM est californien (Los Angeles, Bay Area…). Des événements comme le Hard Summer se sont avérés, avec le temps, être autant l'œuf que la poule du genre. Or, en accueillant pareils bestiaux (70 000 personnes au Hard Summer et jusqu'à 400 000 festivaliers sur l'Electric Daisy Carnival), les évènements commencent à transpirer la drogue, les incidents en tout genre se multiplient (dont des décès) et les autorités doivent réagir, ne serait-ce que symboliquement, tandis qu'une phase de prohibition et de contrôle accru vient ternir l'engouement naïfs des primes années. La Californie régurgite ses rejetons. Et le malheur des uns fit le bonheur des casinos. Début 2000, avec des galas comme l'anniversaire de Paris Hilton, Vegas s'aperçoit que les jeux d'argent deviennent moins lucratifs que la vente d'alcools. Et quelle peuplade consomme de l'alcool à outrance ? 

 

C'est ainsi que les Calvin Harris et consorts devinrent les Sinatra des temps modernes, se voyant offrir des contrats de centaines de shows sur plusieurs années pour des millions de dollars. Oublions les martingales de machines à sous, à Vegas désormais, c'est derrière les platines que se trouvent les bandits manchots. L'EDM elle-même est une machine à sous : par exemple, l'Electric Daisy Carnival rapporte à lui seul plus de 300 millions de dollars à Vegas. Un succès inspirant pour le magnat de l'EDM, Pasquale Rotella, qui prévoit d'exporter le festival à Mexico City et d'investir le marché indien. Oui, L'Inde. En véritable industrie florissante, l'EDM tente l'invasion d'un marché émergent. Et c'est ambitieux, car si l'on s'adresse ici à un bassin de milliards d'individus, les coûts de production vertigineux font mentir toute idée de rentabilité dans un pays où il faut débourser un mois de salaire pour assister à un récital de Béyoncé. Et au troisième balcon, derrière un poteau qui plus est. Néanmoins, Diplo et Aoki s'y sont essayés. Et la pomme devint un pommier. Depuis, l'Inde s'avère une terre fertile pour la discipline selon Su Real, producteur d'EDM indien qui expliquait l'an dernier au Guardian en quoi la diaspora de l'EDM peut trouver gîte et couverts en son pays. “L'EDM dépasse le langage et les barrières culturelles" explique t-il "le genre attaque les bases de la sensibilité humaine". C'est exact - pourtant des conventions internationales interdisent la torture. “L'énergie, le volume, les lumières, les constructions et les drops se coordonnent dans une expérience physique.” Et si nous découvrions ici que l'EDM est un langage universel ? Et si - au même titre que le langage des signes - nous tentions de l'apprendre aux singes pour établir une communication avec eux ? Et si finalement les producteurs étaient eux-même nos plus proches cousins ? Qu'à la suite de siècles de domination, ils tenaient une revanche et un moyen de régner sur l'espèce humaine ? Et si l'EDM était la planète des singes ? Ne nous égarons pas.

 

"Million dollars DJ's"

 

Nous égarions nous ? 

 

Revenons aux faits. Même le Japon est atteint. Evidemment. Et comme à chaque vague, le Japon s'exécute avec une rigueur maniériste. Face à pareille contagion, la question est légitime : nous autres pauvres pécheurs européens, sommes-nous à la merci d'un tel cataclysme ? Nos anticorps ont-ils l'estomac pour encaisser ? Doit-on appeler des renforts ? C'est une bonne question, mais si cela ne tenait qu'à moi, je ne l'aurais pas formulée ainsi. Selon Reynolds, l'EDM ne s'implantera pas en Europe puisqu'il s'y est déraciné. "De toute évidence, il y a une énorme tradition de dance en Europe : la club culture, les raves, techno et house, et une douzaine de sous-genres. Et dans un sens, la rave a débuté en Europe du Nord - en Grande-Bretagne, Allemagne, aux Pays-Bas, Belgique, France -, nous avons inventé cette chose. Musicalement nous avons connu une aide de Chicago, Détroit et New-York, ou Ibiza dans une certaine mesure, mais en termes de foule géante devenant dingue dans des entrepôts ou des espaces extérieurs pour danser sur des beats dingues et des lumières, s'habiller de manière extravagante et s'éclater à la MDMA  - c'est une invention européenne. Dans ce sens, L'EDM a déjà connu un succès certain en Europe. Mais si l'on s'en tient à l'idée américaine de l'EDM - Skrillex et consorts -, je pense qu'il n'y a pas d'espace à exploiter dans le marché européen pour elle à cause d'une culture club pré-existante très forte. Si vous souhaitez vous rendre à la rave la plus cheesy possible, Tiësto, Paul Van Dyk et une douzaine de légendes 90's vous l'offrent d'ores et déjà. Si vous souhaitez une house plus mature, sophistiquée, il y a tout un nuancier de scènes house ou garage, de genres de niche en Europe. Et c'est ainsi que les jeunes gens sont initiés à la club culture, via des scènes plus axées sur le genre. Donc il n'y a aucune demande en Europe pour l'EDM parce que l'éducation électronique permet de retrouver des sensations similaires dans un contexte annexe". L'Europe n'a donc pas à dresser de forteresses, les lois de l'offre et de la demande protègent les clubgoers du vieux continent. 

 

...

 

Achevons, si vous le voulez bien, ce portrait d'un (non-) genre qui donne au silence, aujourd'hui denrée rare, un statut d'autant plus sacré avec les mots du poète : "Nous prenons des trains qui ne partent plus, nos usines ne fabriquent que l'instant, nos moulins à vent ne brassent plus que du blé". Si l'EDM devait être puni par là où il a péché, ces derniers mots constitueraient un épitaphe du plus bel effet. 

 

++ Jean-Yves Leloup fera paraître un recueil de textes, Pop Mutations, chez Le Mot et le Reste à l'automne prochain.  

 

 

Mathias Deshours.