EIFFEL 65
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En 1999, Eiffel 65 connaît son plus grand succès avec Blue (Da Ba Dee). Un titre au CV impeccable : il a reçu les louanges de Guy-Man' des Daft Punk, on l'a entendu dans Iron Man 3, il a été remixé par Flo Rida et a surtout permis à ces trois Italiens, visiblement dépassés par l'ampleur de la situation lorsqu'on revoit les lives de l'époque, de se faire un nom. Depuis, tout a changé. Un hasard ? Pas forcément quand on a été une vedette d’un genre musical éphémère et que l’on n’a pas su confirmer le succès d’un premier single classé au sommet des charts internationaux pendant des semaines – à l’exception, bien sûr, de Move Your Body, autre grand classique de leur répertoire.


Eiffel 65 avait pourtant tout pour continuer à caracoler en tête des ventes. Suite au succès de leur premier album, Europop, les mecs sont mêmes sollicités de partout : Gala, S Club 7, Laura Pausini et même Jean-Michel Jarre leur demandent alors de remixer l'un de leurs titres. C'est la consécration et, visiblement trop confiants, Jeffrey Jey et sa bande prennent des risques inutiles. Après un deuxième album presque aussi salué que le premier, ils décident en effet de délaisser leur univers futuriste pour se lancer dans un projet consacré à la culture musicale italienne. Forcément, c’est un flop – enfin, sauf en Italie, mais les Italiens, en plus d’avoir bien accueilli leur troisième album, Eiffel65, ont également consacré Eros Ramazzotti, alors peut-on réellement leur faire confiance ?

Quoiqu’il en soit, les gus ont beau avoir vieilli et clairement perdu de leur potentiel commercial, ils continuent de produire de la musique quotidiennement. Ça fait vingt ans que ça dure et, hormis deux singles sur lesquels on a tous trippé, il faut bien avouer que le reste tient plus de la soupe électronique que du grand cru. À moins que vous ne soyez fan de Robin Schulz et que ce Wave Goodbye enregistré aux côtés de Jeffrey Jey (ce pseudo, quand même) ne vous passionne.

SASH!
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Quand on le rencontre, Sascha Lappessen s’apprête à partir pour un show en Espagne et n’a pas vraiment le temps de parler. Il a beau avoir accepté l’interview, il ne donne pas non plus l’impression de vouloir accorder plus de dix minutes de son temps… Ainsi, lorsqu’on lui demande comment est né Ecuador, l’un de ses plus fameux succès, il nous répond simplement que ses potes et lui ont toujours voulu composer de belles mélodies avec des vocaux catchy ; lorsqu’on lui demande de nous décrire l’atmosphère des concerts dans les 90’s, il répond banalement qu’ils « étaient géniaux et que c’était super de voir autant de fans de Sash! » ; enfin, lorsqu’on tente d’en savoir plus sur sa vie actuelle, le mec, blagueur, nous dit que, là, il « prend le temps de répondre à nos questions, donc voilà ce que je fais actuellement. » Dans ta face, Franck Dubosc !


Toujours est-il que l’on en saura pas beaucoup plus… À peine peut-on dire que Sash! est toujours actif aujourd’hui, que le trio allemand a déjà été programmé deux fois à Tomorrowland et que Sascha Lappessen n’a toujours pas digéré le fait d’avoir été simplement numéro 2 des charts avec Encore une fois. « Ça s’est joué à rien, promet-il aujourd’hui. À six exemplaires près, on était au sommet des ventes. » Et nous, à trente minutes près, on aurait pu avoir une vraie histoire à raconter sur Sash!.

AQUA
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Il faut croire qu'Aqua a su parfaitement faire fructifier le succès de son éternel Barbie Girl. En plus d'avoir été samplé ces dernières années par une nouvelle génération de rappeurs (Jul, Di-Meh), le quatuor dano-norvégien a eu la bonne idée de le rééditer en vinyle à l'occasion du dernier Disquaire Day. On ne sait pas combien d'exemplaires s'en sont écoulés, mais soyons sûrs d'une chose : Aqua a toujours su vendre sa musique. On parle quand même ici d'un groupe qui a vendu plus de 33 millions d'albums et singles dans le monde (un record au Danemark), d'un groupe qui, non content d'avoir gagné son procès face à Mattel, a poussé la société à l'origine des poupées Barbie à utiliser la rythmique de Barbie Girl dans ses publicités, et qui, l’air de rien, a rendu culte une époque où la France entière se trémoussait sur La Danse d’Hélène. Pas rien, donc.

Bon, le groupe misait beaucoup sur le physique de la chanteuse, à faire tomber la Bible de la main d'un curé, et à ses étonnantes coupes de cheveux, mais est-ce vraiment important ? Non, ce qu’il faut retenir concernant Aqua, c’est que le groupe a toujours su se maintenir en activité. Après avoir tenté sans succès de se lancer en solo au début des années 2000, ils vont faire le choix (mais en est-ce vraiment un ?) de se reformer et de démarrer une nouvelle carrière. Moins flamboyante, davantage sujette aux humeurs de Lene et Søren (qui finissent par divorcer en 2010 après neuf ans de mariage), mais suffisamment sous les feux des projecteurs pour permettre à leur petite chanteuse de devenir coach vocale dans The Voice et de jouer dans une adaptation de la comédie musicale Hairspray. Pour le reste, Aqua fait comme tout le monde : il mise sur la nostalgie et participe au « We Love The 90's Tour ». Ça n’a rien de transcendant, mais ça remplit les comptes en banques.

CULTURE BEAT
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On peut avoir été la première chanteuse de Culture Beat et ne plus vraiment avoir le même business-model qu'à l'époque. Active de 1989 à 1993 au sein du groupe allemand, Lana Earl a en effet très vite pris ses distances avec le groupe - elle n'assure même pas le chant sur Mr. Vain, premier gros single de Culture Beat - pour se focaliser sur sa carrière solo. Un choix pas forcément compréhensible quand on sait que, aujourd'hui, Lana Earl bosse surtout avec des marques. Elle a beau avoir monté sa société de productions, Floyland Productions, et avoir joué un rôle dans un film italo-allemand, ce sont bien ses apparitions dans des salons organisés par Siemens, Mercedes ou Philip Morris qui lui permettent aujourd'hui de payer les factures. Pas forcément un paradoxe quand on sait que le producteur italien Gianfranco Bortolotti du label Media Records prétendait à l’époque que l’eurodance était un prétexte comme un autre pour se faire de l’argent.


TECHNOTRONIC
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Contrairement à une idée répandue, l’eurodance n’est pas nécessairement synonyme de mauvais goût. Prenons What Is Love, par exemple : derrière son aspect superficiel et le minimalisme de ses paroles, le titre d’Haddaway délivre un message lourd de mélancolie, pour qui sait s’en saisir. Pareil avec Pump Up the Jam des Belges Technotronic, l’un des premiers tubes du genre. À une époque où LinkedIn n’existe pas encore, ce single, certifié disque d’argent en 1989 en France, suffit à asseoir la réputation de Jo Bogaert : dans la foulée, certains de ses titres se font remixer par Bernard Sumner ou Todd Terry, Technotronic se produit en première partie de Madonna ou sur le plateau de Saturday Night Live, tandis que Jo Bogaert, en solo, s’invente une toute nouvelle carrière. D’abord, avec des singles nettement plus ambient (dont ce Another Great Victory avec Robert Wyatt). Puis avec des productions qui flirtent méchamment avec l’EDM, avant de revenir à des projets plus transversaux. Depuis le début des années 2000, Jo Bogaert a tout de même bossé avec Gorki ou An Pierlé, écrit la biographie du songwriter flamand Jan De Wilde et consacré deux livres à ses autres passions : sa ville natale, Aalst, et le peintre Jan Van Eyck. Si ça peut lui éviter de se balader sur scène en tenue fluo le temps d’un morceau interprété en playback face à des fans qui refusent de vieillir, c’est toujours ça de pris…


ROZLYNE CLARKE
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Bien qu'elle ne se limite pas qu'à des chanteurs interprétant leurs paroles vides de sens sur des beats de fête foraine, l'eurodance reste sans doute la forme la plus commerciale, sexuée et outrancière des musiques électroniques. Ça se ressent jusque dans le style vestimentaire. Franchement, qui a déjà eu envie de ressembler à Army Of Lovers ou à Rednex, et donc d'être sapé comme un strip-teaseur de la Côte-d'Azur ? Pourtant, ce mauvais goût affiché n’a jamais empêché Rozlyne Clark (devenue Rozlyne Vidal depuis) de faire carrière en tant que maquilleuse professionnelle. C’était en 1997. Après avoir traversé les années 1990 à tenter de placer ses morceaux dans les clubs (Eddy Steady Go!, Gorgeous ou Dancing Is Like Makin' Love, tout un concept), Rozlyne Clarke vit assez mal la célébrité, l'attention des médias et l'échec cuisant de son deuxième album : Faithful To You, uniquement publié en Belgique, faute d'intérêt ailleurs en Europe. L’Australienne décide alors de tout plaquer pour se concentrer uniquement à cette profession qui, à en croire son site, lui permet de travailler « avec les meilleurs photographes, les meilleurs coiffeurs et les meilleurs stylistes du monde ». On aurait aimé avoir quelques noms pour s’en assurer, mais, à en croire les photos, ça paraît toujours plus nuancé et classe que ce à quoi l’eurodance nous avait habitué en terme de style.


BLACK BOX
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Daniele Davoli n’a jamais été trop passionné par le succès, et encore moins par celui réservé aux artistes de la mouvance eurodance. Sous les projecteurs malgré lui, il est avant toute chose un garçon un peu taciturne, pas vraiment flambeur, qui n’apprécie rien de plus que lire dans son coin, écouter de la musique et regarder les courses de F1 assis tranquillement dans son canapé – c’est en tout cas ce qu’il nous affirme, alors qu’on le rencontre quelques minutes avant qu’il ne file se taper un brunch avec l'un de ses amis. Ceci dit, c’est là un caractère qui ne l’empêche aucunement d’accepter cette demande d’interview et de quitter brièvement l’anonymat pour revenir sur ses années eurodance.


Pour Daniele Davoli, tout commence dans les années 1980. À l’époque, il est le DJ résident du Starlight Club, une boîte de nuit située dans le Nord de l’Italie, à Reggio d’Émilie. Là, alors que son réseau se forge et que des possibilités commencent à se créer, l’Italien a l’idée de monter un groupe et de surfer sur cette nouvelle tendance électronique. Des chanteuses se mêlent rapidement au projet (Marta Wash et Katrin Quinol) et le succès arrive rapidement. Les premiers ennuis aussi : « Notre troisième single, Ride On Time, a vraiment tout cartonné - même en France, je crois qu’il s’est vendu à plus de 250 000 exemplaires. On ne s’attendait pas à un tel succès… Le problème, c'est que RCA a demandé la permission d’utiliser le sample de Loleatta Holloway, Love Sensation, à Salsoul Records, mais ne s’est pas assuré de savoir si le label new-yorkais avait prévenu la chanteuse. Forcément, elle n'était pas très contente et nous a fait un procès. Pour arranger le coup, on a ré-enregistré le morceau avec une autre chanteuse. »

Daniele Davoli n’en démord pourtant pas : il a connu au cours des années 1990 une période fantastique, très excitante, portée par un son « nouveau et frais », un son « qui a fait sortir les gens de chez eux pour les amener sur le dancefloor. » Lui-même a eu une révélation au cours de ses années passées dans les boîtes les plus bondées du monde : il a découvert Ibiza et avoue s’y rendre chaque année depuis 1995. Entretemps, Daniele n’est jamais contre l’idée de ressortir ses platines, le temps d’une scène avec les anciennes stars du genre ou pour des dates uniques données ça et là avec le reste de ses Black Box. Si ça lui permet de quitter son canapé de temps à autre…

DR. ALBAN
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Il faut croire qu'un grand nombre des artistes eurodance ont gagné suffisamment d'argent dans leurs jeunes années pour 1) en vouloir encore plus et tout faire pour entretenir le buzz, comme cette tournée « 90’s Mania Tour » avec Black Box, Snap! et La Bouche ; 2) se contenter de vivre sur leurs rentes et se lancer dans des carrières solos plus confidentielles. C’est le cas, par exemple, de Dr. Alban, dont la vie pourrait se résumer ainsi, façon Wikipédia : né au Nigéria, influencé par la musique de James Brown et Fela Kuti, Alban Nwapa part vivre en 1980 à Stockholm pour ses études de dentiste. Reste que s'il finit par ouvrir son propre cabinet, c'est bien son rôle de DJ au club Alphabet Street qui le passionne et l'incite à franchir le pas avec un premier album, Hello Afrika, réalisé en 1990 avec le producteur Denniz Pop, aujourd’hui connu pour avoir bossé avec Ace Of Base, les Backstreet Boys et Britney Spears. Alban Nwapa devient Dr. Alban (forcément pour un dentiste), enchaîne les tubes (Sing Hallelujah et It’s My Life, utilisé quelques temps plus tard dans une pub Tampax) et les albums (cinq, entre 1990 et 1997).


Tout semble lui sourire, mais, comme tous ses contemporains, le mec va se prendre l’arrivée des années 2000 en pleine face. Sans y être préparé : ses deux albums sortis au début du XXIème siècle font un flop monstrueux et ce bon vieux Alban se met alors en quête d'un plan de secours. Il en trouvera deux : dans le cinéma d'ailleurs, où il interprète un roi africain dans le film Sean Banan en 2012. Dans la restauration ensuite, en ouvrant en 2002 le Stacy Nite Club, un restaurant club rapidement disparu. Entretemps, le mec a aussi tenté son va-tout en publiant un single aux côtés d'Haddaway (l’explicite I Love The 90’s) ou en essayant de représenter la Suède à l'Eurovision en 2014, mais sans réussite : à croire qu’entre ce docteur et le public, ce n’est plus réellement le fol amour.

CORONA
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Il est frappant de voir à quel point certains n’ont pas beaucoup évolué depuis les années 1990. Corona, par exemple : le groupe italien est encore actif aujourd’hui, continue de proposer une musique que l’on qualifiera au mieux de peu recommandable, voire de dépassée, passe son temps à donner des concerts à droite ou à gauche et se croit encore au sommet. Ainsi, lorsqu’on a tenté d’entrer en contact avec eux, on a presque honte de le dire, mais on s’est fait lamentablement rejeter… La raison ? Ces messieurs et ces dames n’accordent des interviews qu’à des magazines papiers, de préférence pour une double page. C’est en tout cas ce qui nous été précisé par mail et, si notre ego de journaliste en a forcément pris un coup, on a quand même franchement envie d’en rire quand on sait que cette réponse émane d’un groupe dont le principal fait d’armes reste d’avoir composé The Rhythm Of The Night : un titre que l’on pourrait définir, avec le recul, en citant cette célèbre réplique balancée par JC dans Dikkenek : « de la musique de supermarché remixée par des grosses tapettes ». Mais bon, c’est sans doute notre orgueil, piqué à vif par un tel snobisme, qui parle.


TWENTY-4-SEVEN
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À l’inverse, d’autres anciennes stars de l’eurodance semblent particulièrement gentilles, bienveillantes et ravies à l’idée de revenir sur leurs jeunes années. Peut-être parce qu’ils n’ont rien connu de comparable depuis, mais peut-être aussi parce qu’ils ont eu l’occasion de participer à un mouvement qui, qu’on le veuille ou non, qu’on y soit réceptif ou pas, a traumatisé toute une génération de jeunes adolescents. Alors, plutôt que de se perdre dans des phrases inutiles, voici ce que l’on a pu retenir de notre échange avec Ruud Van Rijen, l’homme derrière Twenty-4-Seven : « J’étais charpentier dans une usine quand j’avais 16-17 ans, mais lorsque j’ai commencé à fréquenter les boîtes de nuit, j’ai tout de suite eu envie de m’essayer au DJing. Je n’étais pas du tout équipé, mais ça été la révélation, il fallait que je compose. Une fois le matériel acheté, j’ai commencé à mixer et à jouer régulièrement dans un club où j’ai rencontré MC Fixx It et Nance, deux habitués du lieu. Ensemble, on a monté la première version de Twenty-4-Seven en 1990. Il y a eu pas mal de rebondissements, mais on a fini par enregistrer notre premier album en Allemagne, lors d’un voyage totalement financé par BCM Records. C’est un bon souvenir, mais c’est aussi à ce moment-là que j’ai compris les vices de l’industrie. Je n’y connaissais absolument rien, que ce soit pour gérer les contrats ou pour le reste. Les labels avaient donc un contrôle total sur notre image. Pour tout dire, je n’ai même jamais mis un pied sur scène. Pendant que les autres membres du groupe performaient, moi, je restais en studio à composer…


Peu à peu, vers la fin des années 1990, l’ambiance a commencé à changer. Les managers se battaient entre eux, les musiciens ne se sentaient plus à l’aise dans cette atmosphère. Alors, j’ai décidé de stopper l’aventure. J’aimais trop la musique pour continuer dans ces conditions. C’est dommage parce que les gens étaient vraiment enthousiastes à l’écoute de nos morceaux, qui correspondaient à une époque qui, je pense, a ouvert des portes à des producteurs comme Tiësto ou David Guetta… On s’est reformés depuis, de façon plus modeste. Et c’est tant mieux, ça me laisse le temps de mixer pour une radio hollandaise dans le cadre d’une émission consacrée au Top 40 des musiques électroniques. »

E-TYPE
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On aurait pu terminer cette série de portraits en vous parlant d’Haddaway, des Vengaboys, d’Alice Deejay ou de toutes ces immenses stars de l’eurodance qui ont fini par se faire doubler la vedette par Larusso et Yannick à la fin des années 1990, mais on a préféré conclure avec Martin Eriksson. Parce que, contrairement aux autres, le Suédois n’est plus actif dans le circuit aujourd’hui, mais aussi parce qu’il a tenté une reconversion intéressante – noble, diront certains : l’écriture. En 2000, le bonhomme a en effet signé Sveakampen, une semi-autobiographie centrée à la fois sur son histoire et sur celle des Vikings. Bon, on ne l’a pas lu, mais il faut bien avouer que c’est courageux. Bien plus en tout cas que d'acheter un bateau avec l'argent de sa société. Ça, les impôts suédois l’ont moyennement apprécié et lui réclament actuellement plus de 10 000 euros d’amende. Pour se refaire, l’auteur de This Is The Way pourra toujours revendre l'un de ses six autres bateaux (oui, ça paye bien l’eurodance) ou franchiser son concept de restaurant Aifur, basé à Stockholm et permettant aux clients de manger comme au temps des Vikings. On l’a connu moins foklorique sur le plateau du Hit Machine.