MARIAH CAREY

Ses débuts : Vision Of Love (1990)
Ventes d'albums : ≈ 200 millions
Producteur fétiche : Jermaine Dupri.
Pinacle : Butterfly, son 6ème album, sur lequel Mariah Carey amorce un virage hip-hop/R&B - plus particulièrement avec le single Breakdown, que son label refusait au départ de sortir en single.
Do : Effectuer un comeback retentissant en 2005 (The Emancipation Of Mimi, seconde meilleure vente de l'année dans le monde).
Don't : Les reprises sirupeuses, ça pouvait passer à ses débuts, mais oser toucher à I Wanna Know What Love Is en 2009 avec un clip plein de slow-motion, de mauvaises incrustations 3D et de plans sur des gens « en souffrance », c'est un peu tirer sur la corde.
Télé-Réalité : Non.
Le CRASH : Glitter, premier grand rôle de Mariah au cinéma : film et album du même nom teinteront la carrière de Carey d'une tâche indélébile, de celles qu'on n'arrive jamais vraiment à faire partir et dont on finit par s'accommoder.
Que devient-elle ? Après un album de remix annulé, et un nouvel album de Noël dont le premier single n'est autre que All I Want For Christmas Is You... featuring Justin Bieber, Mariah est de retour en studio pour l'enregistrement de son 11ème album.
Attention à : Ne pas se reposer sur ses lauriers. Il a fallu attendre Memoirs of an Imperfect Angel (2009) pour la voir enfin se détacher un peu de Jermaine Dupri.
La perle oubliée :

 


Le SUPER bonus : Une légende urbaine racontait que Mariah ne porte jamais les mêmes vêtements deux fois : elle les brûle après première utilisation. C'est peut-être faux, mais son armoire à vêtements ressemble quand même à un showroom privatisé.
Sa cote : ♦♦♦♦

JANET JACKSON

Ses débuts : Young Love (1982)
Ventes d'albums :  ≈ 80 millions
Producteurs fétiches : Jimmy Jam & Terry Lewis, duo de producteurs incontournables des années 80.
Pinacle : L'album Control, symbole des filles qui en ont assez qu'on leur marche dessus et d'une direction plus affirmée dans la carrière de Janet.
Do : Un dernier album en date entraînant, porté par une image au goût du jour (comme par exemple, cette orgie de danseurs cools et hyper lookés). Le tout se solde par un échec cuisant, mais peu importe.
Don't : Des pochettes de singles parfois dignes de flyers pour un planning familial.
Télé-Réalité : Un concours de talent était prévu en collaboration avec MTV mais n'a jamais vu le jour.
Le CRASH : L'affaire du Nipplegate, causée par un Justin Timberlake trop entreprenant qui a "accidentellement" révélé le sein gauche de Janet durant une performance au Superbowl 2004. S'ensuivit un boycott massif des radios et télévisions, duquel la carrière de Janet ne se remettra jamais complètement.
Que devient-elle ? Elle a sorti un livre de développement personnel et est devenue porte-parole d'un complément alimentaire.
Attention à : Ne pas finir animatrice sur Vivolta, "la chaîne TV pour être bien dans sa vie".
Conseil pour 2012 : Un plan promo plus conséquent, et ne pas se reposer sur ses lauriers. Janet, c'est bien gentil d'envoyer des cartes de vœux électroniques pour nous souhaiter de joyeuses fêtes, mais sache qu'elles atterrissent directement dans la boîte Spam, entre deux offres promos de Pierre et Vacances. Du coup, on tombe dessus trois mois plus tard, voire jamais. Un peu comme tes derniers albums, en quelque sorte.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : China Love (la "perle oubliée" figurant ci-dessus) sample une musique du célèbre jeu de rôle Legend Of Mana. Tout comme le refrain de Together Again sample celle du premier niveau de Sonic sur Master System. Une vraie gameuse, cette Janet.
Sa cote : ♦♦♦

WHITNEY HOUSTON

Ses débuts : Hold Me (1984)
Ventes d'albums :  ≈ 120 millions
Producteur fétiche : Clive Davis.
Pinacle : Whitney : The Greatest Hits, un double Best of incontournable retraçant l'essentiel de sa carrière. Car contrairement à Faith Evans et Kelly Price, deux de ses pairs dont les carrières respectives restent plus confidentielles, Whitney a longtemps su maintenir une présence forte sur la scène internationale.
Do : Une tentative de comeback en 2009. Et même si I Look To You n'a pas l'envergure des plus grands classiques de Whitney, l'album se montre efficace, grâce notamment à une production moderne qui sait user de sa voix abîmée par la vie.
Don't : Une diatribe de l'animatrice Wendy Williams qui lui reproche de ne pas assumer son statut d'addict, de fréquents passages dans la presse people pour ses aller-retours en rehab, une ultime tournée désastreuse... ces dernières années, la vie de Whitney aura revêtu un air de cause désespérée.
Télé-Réalité : Being Bobby Brown (2005), centrée sur son mari de l'époque, mais dont les frasques filmées de Whitney n'ont fait parler que d'elle.
Attention à : Ne pas autoriser un biopic posthume inapproprié (avec par exemple Snooki dans le rôle de Whitney).
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : Ce tee-shirt (au goût désormais discutable, certes).
Sa cote : ♦♦♦♦♦

TONI BRAXTON

Ses débuts : Love Shoulda Brought You Home (1992)
Ventes d'albums :  ≈ 40 millions
Producteur fétiche : Babyface.
Pinacle : Un-Break My Heart, désormais un classique des karaokés. Dans les années 90, personne ne chantait les peines de cœurs mieux que Toni et  personne n'avait la suavité de son timbre grave.
Do : Cultiver un look de MILF complètement assumé. A 44 ans, Toni n'a rien à envier à la plupart de ses benjamines.
Don't : Son nouveau single pue l'eurodance bas-de-gamme. On s'attendrait presque à voir Pitbull débarquer au détour d'un couplet.
Télé-Réalité : Braxton Family Values, qui suit le quotidien de Toni et ses 4 sœurs. Étrangement, c'est sa petite sœur Tamar qui finira par lui voler la vedette.
Le CRASH : Un revers de fortune, au sens propre. Toni déclare faillite à deux reprises, en 1998, puis 2010.
Que devient-elle ? La télé-réalité et ses concerts en Russie occupent le plus clair de son temps. Ça et quelques nouveaux albums, qui sortent de temps à autre, hélas dans l'indifférence générale.
Attention à : Bien choisir ses perruques, come on gurl.
Conseil pour 2012 : En 2009, Toni a tenté un duo avec Trey Songz, en vain. Mais peut-être que le featuring d'un autre artiste émergent pourrait lui donner le coup de pouce tant espéré - une sorte de choc des générations. Penser Azealia Banks, Dawn Richards ou Rye Rye. Mais certainement pas Nicki Minaj : aujourd'hui la planète entière a déjà collaboré avec elle, y compris votre pharmacien et le chien du voisin.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : En 2003, Toni accuse Jay-Z d'avoir volé son idée du sample de 2Pac pour Bonnie et Clyde 03, sorti la même année. Elle déclare même "Jay-Z et Beyoncé veulent voler mon mojo." (sic). C'est pas cool les mecs, on avait dit pas touche au mojo des gens.
Sa cote : ♦♦

MARY J. BLIGE

Ses débuts : You Remind Me (1992)
Ventes d'albums : ≈ 65 millions
Producteur fétiche : Sean "Puff Daddy" Combs.
Pinacle : Share My World, son album le plus sombre et le plus personnel à ce jour.
Do : Demander à Dr Dre de produire son comeback, qui deviendra un des plus grands succès du 21ème siècle et l'introduira à toute une nouvelle génération d'auditeurs.
Don't : Les alter ego chelous. Quand Mary veut rapper, elle se fait appeler Brook-Lynn et s'invente pour cela un featuring imaginaire. Lorsqu'elle succombe aux sirènes de l'autotune, appelez la "Crazy Mary". Un peu à la "C'est pas moi, c'est Shawn".
Télé-Réalité : Non.
Le CRASH : Aucun. Mary a géré sa carrière d'une main de maître.
Que devient-elle ? Elle poursuit son bonhomme de chemin et multiplie les collaborations contemporaines pour rester dans le coup (dernière en date, Drake).
Attention à : Ne pas trop râler parce qu'une de tes chansons a été snobée par l'académie des Oscars. Ça va, c'est pas non plus comme si tu étais à la rue.
Conseil pour 2012 : Aucun, Mary a tout compris. La rage de vivre d'une femme qui luttait contre ses propres démons des premiers albums a disparu, celle-ci chante désormais les louanges de l'amour et de la fête sur des beats toujours léchés, à inspiration old-school. Chaque nouvel album de Mary remet les pendules à l'heure. Une formule qui marche, et qui rassure un peu, aussi.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : Il était prévu que Mary enregistre Umbrella, mais Rihanna s'est montrée plus véloce (et certainement plus persuasive, if you know what I mean).
Sa cote : ♦♦♦♦

TLC

Leurs débuts : Ain't 2 Proud 2 Beg (1992)
Ventes d'albums : ≈ 45 millions
Producteur fétiche : Dallas Austin, à l'origine de bon nombre de leurs succès.
Pinacle : No Scrubs, rapidement devenu l'hymne de millions d'independent women. Les Destiny's Child leur emboîteront d'ailleurs le pas peu après avec Bills Bills Bills, au thème et producteur similaires.
Do : Tout comme Toni Braxton, les TLC ont connu moult déboires d'ordre financier. Malgré 20 millions d'albums vendus en 1997, le groupe déclare faillite, la faute à un contrat un peu traître qui les laisse quasiment sur la paille. Le problème se réglera finalement à l'amiable avec leur label.
Don't : Débarquer dans le milieu du R&B sans un avocat et un comptable dans sa famille.
Télé-Réalité : R U The Girl ? (2005), un concours de talent pour dénicher un nouveau membre éphémère au groupe : la gagnante a eu l'honneur d'interpréter un single avec le groupe en live... et s'est vue remerciée juste après.
Le CRASH : ...au sens littéral du terme. En 2002, Lisa "Left-Eye" Lopes disparaît lors d'un tragique accident de voiture en Honduras. T-Boz et Chilli ont décidé de continuer en duo, en refusant depuis toujours de la remplacer.
Que deviennent-elles ? Les deux membres restantes ont récemment donné leur accord pour que l'histoire du groupe fasse l'objet d'un téléfilm, bientôt diffusé sur la chaîne américaine VH1.
Attention à : Ne pas sacrifier d'hypothétiques carrières solos pour l'amour d'un groupe qui n'a rien produit de concret depuis 2002.
Conseil pour 2012 : Se décider à remettre les pieds en studio. Puisqu'il n'est pas question de remplacer le flow et l'attitude hors-pair de Left-Eye, pourquoi ne pas varier le choix de producteurs et faire appel à des guests talentueux. Mais toujours pas Nicki Minaj. Quoique.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : Le solo de clavecin au début de No Scrubs a la particularité de provoquer un « ah ouaiiiis à l'anciiiienne » chez la plupart de ses auditeurs.
Leur cote : ♦♦♦♦♦

BRANDY

Ses débuts : I Wanna Be Down (1994)
Ventes d'albums : ≈ 25 millions
Producteur fétiche : Rodney "Darkchild" Jerkins.
Pinacle : Afrodisiac, principalement produit par un Timbaland alors en grande forme.
Do : Avoir le bon sens de remettre en question sa carrière dans Should I Go ? (morceau final de son 4ème album). Doit-elle rester dans le milieu ou se retirer de ce qu'elle ne qualifie plus elle-même qu'un business ?
Don't : Brandy a beau répéter à tout va que son prochain album sera celui de la maturité, elle a dans le même temps avoué ne pas avoir participé à l'écriture des morceaux. Dommage.
Télé-Réalité : A Family Business, dont elle partage l'affiche avec son frère, Ray-J.
Le CRASH :  Là aussi, le jeu de mots paraît douteux, mais il s'agit bien d'un crash à proprement parler : en 2008, Brandy est impliquée dans un accident de voiture qui coûtera la vie à une mère de famille, mais pour lequel elle ne sera pas inculpée.
Que devient-elle ? Brandy Norwood n'a jamais vraiment disparu : 3 albums sortis sur ces 10 dernières années, et une participation à divers show, comme Dancing With The Stars ou America's Got Talent.
Attention à : Le volume de ta voix quand tu chantes dans ta salle de bains.
Conseil pour 2012 : Essayer de renouer avec le succès, encore et toujours. Et d'après ses récentes démos, c'est bien parti.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : En 1996, la popularité de Brandy est telle qu'elle se voit offrir le rôle-titre d'une sitcom, Moesha. Le succès sera au rendez-vous durant 6 saisons (en France, la série a été diffusée sur M6).
Sa cote : ♦♦♦

MONICA

Ses débuts : Don't Take It Personal (Just One Of Dem Days) (1995)
Ventes d'albums :  ≈ 20 millions
Producteur fétiche : Missy Elliott, qui a produit la plupart de ses singles et scande "New Monica !" au début de chacun d'entre eux.
Pinacle : For You, I Will. Ben oui, parce qu'il n'y avait pas que R. Kelly sur la B.O. de Space Jam.
Do : Capitaliser sur l'énorme succès qu'a été The Boy Is Mine en intitulant son deuxième album de la même façon. Pas bête.
Don't : Cantonner sa carrière au territoire américain. En 17 ans et 6 albums, Monica n'a que trop rarement osé tremper les pieds en Europe.
Télé-Réalité : Still Standing, dans lequel on la suit tout au long de l'enregistrement de son 5ème album.
Le CRASH : Quand elle s'éloigne des mid-tempos rassurants auxquels elle nous a toujours habitué, le public n'est pas convaincu, et ça se ressent au niveau des ventes.
Que devient-elle ? En plus de son reality show, Monica partage avec Cee-Lo Green le rôle de coach vocal dans la version américaine de The Voice.
Attention à : Modérer son exposition télévisuelle. On ne voudrait quand même pas te voir finir dans Bad Girls Club.
Conseil pour 2012 : Arrêter de convoiter le même mec que sa pote. C'était tolérable en 1998, beaucoup moins 14 ans après.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : Monica a joué dans un épisode clé de Beverly Hills (celui où Kelly apprend qu'elle est enceinte, avant de faire une fausse couche par la suite).
Sa cote : ♦♦

AALIYAH

Ses débuts : Back & Forth (1994)
Ventes d'albums :  ≈ 30 millions
Producteur fétiche : Timbaland & Missy Elliot.
Pinacle : L'année 2000 où, forte de ses deux premiers albums certifiés plusieurs fois disques de platine, Aaliyah s'armait de projets, avec un nouvel opus à venir l'été d'après, ainsi que de multiples rôles au cinéma suite au succès de Roméo Doit Mourir (et le single principal de sa bande-originale, Try Again).
Do : Entretenir la mémoire d'Aaliyah, via hommages télévisuels ou samples disséminés ça et là (par James Blake ou The Weeknd).
Don't : Vouloir sortir un deuxième album posthume, c'est bien. 8 ans après le premier, c'est louche. Cependant, sa famille n'ayant pas donné son accord, le projet est momentanément suspendu.
La perle oubliée :


Le SUPER bonus : Ultime prestige, Lââm lui a rendu hommage dans un de ses clips.
Sa cote : ♦♦♦♦♦

 


Thomas Rietzmann.