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Will Ferrell : le seul homme capable de transformer un spot de prévention en un objet génial

Samedi 21 octobre 2017

WillFerrell-CommonSense-Advertising-itsnicethat-01Textoter à table : le mal de notre génération. Tellement nocif qu’il a bien fallu que le grand Will Ferrell prenne les choses en main dans une campagne de prévention. Légende de la comédie américaine régressive qui compte à son actif des classiques tels que Stepbrothers, Anchorman ou encore Semi-pro, le comique reste encore trop peu connu dans le pays de Kad Merad et Philippe Lacheau. Qu'à cela ne tienne, voici un avant-goût mordant de sa folie, le temps d'une série de spots où il joue un patriarche façon ado attardé, accro au portable, devant sa famile médusée. Du pain béni pour tous les fans du roi de SNL, toujours aussi fun dans l’humour noir du haut de ses 50 ans.

 

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Bernard Guetta, passage de témoin : «Je n'aime pas l'endogamie et j'aime la liberté»

Samedi 21 octobre 2017

GUETTA_Bernard_1_2_1On va commencer avec une anecdote personnelle. C'était il y a trois ans. Dans mon salon. À la télé, un reportage sur David Guetta. Mon fils me dit : «C'est celui qu'on écoute le matin à la radio ?». Il avait 4 ans. Et là, tu te dis que tu écoutes Bernard Guetta peut-être un peu trop religieusement. Mais bon, quand on trouve un parole intelligente, sensée, pesée et mesurée surtout (tellement rare aujourd'hui où l'on crée des rôles de polémistes dans les émissions), on l'écoute. Et quand cette voix se met à écrire, on la lit. Dans l'ivresse de l'Histoire (éd. Flammarion, 20 €), ce sont 352 pages écrites au moment où l'homme se voit mourir. En quelques semaines, il pond l'un des meilleurs témoignages de l'histoire contemporaine (ajoutez-y les livres d'Ignacio Ramonet, et vous serez pas mal en géopolitique). Parce que Bernard Guetta est un témoin. De ceux qui voient, touchent, sentent et ressentent l'Histoire au plus près. Mais aussi de ceux qu'on se passe de main en main dans la course folle du monde. Alors, on a écouté et on a lu Bernard Guetta, et mon fils de 7 ans aujourd'hui continue de l'écouter en buvant son chocolat le matin. Qu'est-ce qu'il nous restait ? Parler avec lui bien sûr. Merveilleux métier que celui de journaliste qui offre des occasions de partager quelques mots avec des gens qu'on admire. Le communisme, le nazisme, la Catalogne, Trump, les Kurdes. Attention, interview tous azimuts.

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Par Simon


Comment le mouvement Cyberpunk a contaminé la culture des années 90

Vendredi 20 octobre 2017

Toi, le nostalgique des années 90, attifé d’un bob Fila et d’un collier tattoo, ceci est un message pour toi. En passant YouTube au peigne fin, nos équipes ont déniché une relique de cette époque révolue : une veille VHS documentaire sur le mouvement Cyberpunk, numérisée par un internaute. Le film (ci-dessus) retrace l'évolution de cette veine dystopique et ultratechnologique de la science-fiction depuis sa naissance au mitan des années 80 (les romans de William Gibson et consorts) jusqu’à ses mutations subséquentes dans la culture du hacking, le cinéma et l'animé (Blade Runner, RoboCop, Ghost in the Shell), en passant par l’influence de son esthétique à la fois dark et fluo sur la musique industrielle et le courant rave. Une vidéo foisonnante de looks impayables (voir plus bas), d’animations surréalistes en technicolor et  de morceaux à tomber par terre.

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Youpi : la classe verte dégénérée de John Waters réouvre ses portes

Vendredi 20 octobre 2017

johnwaters Si vous lisez assidûment Brain, vous avez peut-être déjà entendu parler de la classe verte dégénérée de John Waters. On récapitule l’histoire pour les élèves assis au fond de la classe à côté du radiateur qui n’ont pas suivi : le réalisateur queer et gore, connu pour ses adorables scènes de coprophagie et de meurtres sanguinolents, a organisé à la rentrée dernière une session de camping ouverte à tous afin de réunir ses fans. Trois jours durant, une communauté éphémère composée de “gays qui n’aiment pas traîner avec d’autres gays et de punks trop bizarres pour les autres punks” (selon les mots de Waters) s’est ébrouée dans un écrin verdoyant de nature, et a pratiqué tout un tas d’activités ludiques et distrayantes : fabrication de bracelets des meilleurs ennemis, Bloody Mary Bingo, transformisme.
Le magazine ARTnews a taclé l’initiative : “Ce camp combine deux des développements actuels les plus absurdes en matière de loisirs : les voyages organisés avec des célébrités (voir aussi : la croisière du joueur de football américain Rob Gronkowski) et une esthétique récréative proche de la thérapie de développement personnel.” Mais pour notre part, les photographies de ces sublimes créatures avinées en train de faire griller des chamallows nous ont filé la FOMO du siècle. Joie intense : le cinéaste a annoncé une nouvelle session de l’événement pour l’année prochaine. Les places sont déjà disponibles sur le oueb et partent comme des petits pains. Ceux qui n'ont pas 379$ pour s'y rendre (sans compter les billets d'Easy Jet jusqu'au Colorado) peuvent toujours se consoler avec un bien beau pull de Noël à l'effigie de la muse de John Waters Divine (ci-dessous), disponible pour la modique somme de 29$

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John Wilcock, héros oublié de la presse underground

Vendredi 20 octobre 2017

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En 1954, John Wilcock, un jeune reporter anglais ambitieux, pose ses valises à New-York, et s’installe dans un appartement vétuste à Greenwich Village (pour la modeste somme de 46$/mois). Avant l’invasion massive des Starbucks et des boutiques de cupcakes, le quartier est le centre névralgique de la bohème new-yorkaise ; le timide Wilcock traîne dans des bars et regarde de loin cette effervescence qui le fascine. Après quelques jours de solitude et de désœuvrement, il a l’idée de monter un journal communautaire afin de documenter son environnement immédiat : The Village Voice est né. Il s’agit du premier hebdomadaire alternatif américain, plus tard le bonhomme contribuera à plus d’une douzaine de bulletins indépendants, et partira finalement faire le tour du monde pour rédiger des “guides de voyage occultes” (sic). 
Durant ses années new-yorkaises, John Wilcock a traîné avec le gratin du cool de l'époque (c’est notamment l'associé et le biographe d'Andy Warhol) et a documenté dans divers magazines l’Histoire de la contre-culture en train de s’écrire : la première rencontre de Warhol avec le Velvet Underground, les expériences hallucinogènes de Timothy Leary, la relation entre Bob Dylan et Edie Sedgwick...
 Pourtant, et c’est là le triste sort réservé aux gratte-papiers, il est toujours resté un homme de l’ombre, une sorte de Forrest Gump de l'underground. Heureusement, cette injustice sera bientôt réparée : une biographie en BD s’apprête à sortir sur la vie de ce héros oublié de la presse US. 

Vous pouvez d’ores et déjà précommander John Wilcock: New York Years par ici. Le site Boing Boing a déjà publié en avant-première les chapitres 4 à 8 du livre, on vous en met quelques extraits ci-dessous. 

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