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Le POV d'Ovidie : Quand ta banque exige de connaître ta sérologie

Lundi 23 octobre 2017

Capture d e cran 2017-10-17 a  16.37.13Des associations telles qu’Act Up qui militent depuis si longtemps sur ces questions-là estimeront sans doute que je découvre l’eau tiède. Mais j’avoue qu’ayant la chance de ne pas être concernée par la sérophobie, je n’en prends pas toujours toute l’ampleur.
Mon histoire est somme toute assez banale. Dans le cadre d’un emprunt immobilier, ma banque m’a transmis un questionnaire de santé pour savoir s’il était bien raisonnable de me prêter de l’argent sur une certaine durée. A priori pas de problème, 37 ans, aucun souci de santé majeurs, je suis confiante.
Mon dossier est presque bouclé, quand soudainement ma conseillère se rend compte que ma situation exige des examens complémentaires en urgence. Nous étions un peu courtes au niveau des délais, mais pour moi, rien de bien méchant, juste une prise de sang. Dans un premier temps elle me transmet un tableau détaillant les examens en fonction de l’âge. Elle m’indique qu’elle va me communiquer les coordonnées du centre où effectuer le prélèvement et m’invite à m’y rendre au plus vite. Je ne suis pas certaine que ce document m’ait été réellement destiné à l’origine. Peut-être dans ce moment de panique dû aux délais, ma banque me l’a-t-elle envoyé hâtivement, je ne sais pas.

Capture d e cran 2017-10-17 a  16.37.39Je lis avec attention le tableau, puis me réfère à l’appel de note en bas de page, écrit en minuscule. Et là, j’en tombe sur le cul : la prise de sang que je m’apprêtais à effectuer était en réalité un dépistage HIV, hépatite B et C. Wow. Je tire le frein à main en catastrophe, je réfléchis deux secondes et je me dis que ce n’est pas possible : il faut remonter mon dossier, d’un point de vue purement éthique et politique je ne peux pas accepter de transmettre ma sérologie, fût-elle négative, à ma banque. No way !

À ce moment-là se bousculent mille questions dans ma tête : « C’est légal cette connerie ? », « Et si je suis séropositive, qui va me l’annoncer ? Ma banquière ? », « Si je suis séropositive, est-ce que l’emprunt me passera sous le nez ? », « Admettons, l’emprunt me passe sous le nez. Cela voudrait tout de même dire qu’à l’avenir ma banquière aurait connaissance de mon statut sérologique ? Jusqu’à quel point cela impacterait-il nos relations ? ».

De nos jours, les traitements et les progrès de la trithérapie permettent une espérance de vie similaire aux séronégatifs. Il n’existe strictement plus aucune raison de refuser un emprunt immobilier à une personne séropositive. Refuser de prêter de l’argent pour un projet aussi symbolique qu’un « chez soi », c’est une façon de retirer une perspective d’avenir, un rêve, c’est interdire à une personne de se projeter dans un futur.
Encore une fois, je suis sans doute naïve, car je suppose que ce problème a déjà dû être pointé du doigt mille fois par les associations. Mais en découvrant ce tableau, j’ai éprouvé une immense tristesse pour toutes les personnes séropositives de mon entourage plus ou moins proche. C’est une forme de violence et discrimination supplémentaire que je ne connaissais pas. Je suis tellement triste pour vous. Et en même temps si en colère.

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Par Ovidie

On a tellement hâte de suivre les conseils de ce magnifique livre

Mercredi 18 octobre 2017

UNE

Non, non, vous n'êtes pas en train d'hallucinER  

Le descriptif de cet incroyable bouquin est le suivant : 

"L’homme possède un regard de chasseur, qui peut se révéler très utile si une bécasse débarque dans le salon, mais qui l’empêche généralement de trouver le beurre dans le frigo. La femme se plaint et voudrait qu’il lui dise combien elle est courageuse, héroïque et admirable : mais lui ne comprend pas ses problèmes. Épouser un homme, qui appartient irrémédiablement à une autre espèce, et vivre avec lui, est un défi. Mais c’est aussi une aventure merveilleuse.


C’est l’aventure de l’engagement, du don total de soi et de l’ouverture à d’autres vies, une aventure qui peut se vivre seulement si chacun prend sa part. L’homme doit incarner le guide, la règle, l’autorité. La femme doit sortir de la logique de l’émancipation et embrasser le rôle de l’accueil et du service. Apprendre à être soumise, non pas écrasée, mais mise en dessous, parce que la base de la famille, c’est elle. La femme est la fondation. Elle soutient son mari et ses enfants, en les orientant tendrement. Ce sont celles qui sont cachées qui portent le monde."

Pour rappel, les éditions Le Centurion sont "l'ancienne marque religieuse fondée par les pères assomptionnistes de la Maison de la Bonne Presse en 1945, devenue Bayard à la fin des années 1960. Fin 2013, la marque a été relancée avec un tout nouveau catalogue pour les enfants et les plus grands."

Et comme on a beaucoup de chance, une offre spéciale est même proposée : 

2 copiePour constater l'ampleur des dégâts, allez ici

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