Gil Rigoulet — Rockabilly forever

Samedi 29 juillet 2017

Creepers bicolores, chaussettes blanches, cols remontés, bananes arrogantes — quand, en 1982, le photographe Gil Rigoulet tombe sur cette brochette rockabilly de la plus pure espèce, alignée devant la cathédrale d'Évreux, son sang ne fait qu'un tour : "Ouah, c'est quoi cet ensemble, là ?". Peu à peu, il va nouer des liens avec la bande, gagner leur confiance, et, pendant plusieurs mois, il accompagnera Marco, Raynald, Michel, Éric, Boumé, Lionel, Titi, Denis, Alan, Jimmy, Laurent, Bouboule et les autres dans leurs sorties et leur vie privée, chez leurs parents, au salon de coiffure, au boulot, sur le parking où ils retapent leurs caisses rutilantes... Les photos qui ressortent de cette longue immersion seront réunies dans la série Rockabilly 82 et publiées en 2016 dans un ouvrage aux éditions André Frère. Nous l'avons rencontré pour qu'il nous raconte ce temps que nous n'avons pas connu, jeunes cons que nous sommes.

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Murielle Belin

Jeudi 23 mars 2017

Putain, sept ans ! C'est fou comme le temps passe, hier encore ils étaient grands comme ça, et là, paf, les voilà devenus adultes, ah ma bonne dame, la vie, quel miracle. Sept ans, donc, qu'est née HEY!, revue d'art tenue par Anne & Julien. Tels des cochons truffiers, ils fouissent dans les sous-sols de la pop culture et des formes artistiques "non nobles" - bande dessinée, illustration, tatouage, street art, taxidermie... - pour en extraire des perles qui se retrouvent agencées avec soin chaque trimestre dans les pages de leur magazine. Du 17 mars au 22 avril, HEY! expose 37 de ses plus beaux outsiders chez Arts Factory ; nous en avons profité pour poser quelques questions à l'une d'entre elle, Murielle Belin, dont les créatures mi-homme mi-oiseau ont pris leurs aises aux quatre coins de la galerie parisienne.

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Nathan Reidt

Mercredi 01 mars 2017

À la suite d'une errance dont seul Instagram a le secret, de hashtag en hashtag, trébucher sur le compte de Nathan Reidt. Frissonner devant ses créatures turgescentes et bouffées par les champignons, tomber à la renverse devant la virtuosité qui s'étale insolemment tout au long de ses carnets de croquis, dévorer ses nus ventripotents ou osseux ou coiffés de masques à gaz ou harnachés de câbles, se familiariser avec les lèvres épaisses de son modèle préféré, Bronwyn, sa copine, artiste elle aussi, s'extasier devant la prolificité de ce couple de dessinateurs compulsifs installé à Detroit, et mourir.

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Bráulio Amado

Vendredi 23 décembre 2016

Bráulio Amado, graphiste new-yorkais d'origine portugaise, a réussi la prouesse d'un grand écart entre deux domaines a priori totalement inconciliables : issu de la scène punk/DIY, dans laquelle il traîne depuis ses années ingrates et conçoit des affiches de concert, il a également été directeur artistique pour Bloomberg Businessweek, réputé pour ses couvertures et sa maquette qui disent souvent merde aux conventions graphiques habituelles dans la presse économique. Voilà où il est arrivé ; nous, on a voulu savoir d'où il venait.

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Victor Castell-Lavez, l'homme qui murmurait à l'oreille des stickers CD

Mercredi 23 novembre 2016

De prime abord, les stickers collés sur le cellophane des emballages de CD ne sont que l'aspect le plus dispensable et jetable d'un support en voie de disparition. Mais le designer berlinois Victor Castell-Lavez et son acolyte Tim Tetzner, voient les choses autrement puisqu'ils ont décidé de regrouper ces autocollants inutiles au sein de la Sticker Removal Archives, et d'en faire une expo, que l'on pourra retrouver ce week-end au BBmix Festival. Victor Castell-Lavez nous livre la philosophie derrière cette pratique étrange de collectionneur monomaniaque.

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