«Post-Truth» : bienvenue dans l’Âge d’Or du bullshit

Mardi 10 janvier 2017

Le Brexit et Trump ont triomphé en s’appuyant sur des monceaux de mensonges, d’infos fantaisistes, d’insinuations, de théories complotistes, de rumeurs et de «feelings over facts». Le rédacteur en chef de Breitbart (qui ne s’encombre jamais de fact-checking) est désormais Premier conseiller du Président, et le vénérable Oxford Dictionnary a élu «post-truth» comme son mot de l’année 2016. À quelques jours de la prise de fonction d’un président qui illustre mieux que Serge Benamou La vérité si je mens, il est important de remettre les pendules à l’heure et de poser la seule bonne question : aurions-nous intégré l’Âge d’Or du bullshit ?

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Mon rapport de stage dans la filière professionnelle de l'humour avec Guillaume Meurice

Mercredi 23 novembre 2016

Dans le cadre du rattrapage de mon stage d’orientation de 3ème, je suis allée à la rencontre d’un professionnel de l’humour car c’est le secteur d’activité vers lequel j’aimerais m’orienter un jour. J’ai déjà fait un stage de 3ème quand j’étais en 3ème mais c’était dans la pharmacie d’une copine de ma tata parce que je n’avais rien trouvé d’autre et que je ne savais pas quoi faire de ma vie alors j’ai fabriqué des pommades et rangé des boîtes dans des tiroirs, mais tout ce que j’en ai retiré, c’est la certitude que je ne ferais jamais un travail qui exige de moi que je sois tous les matins à 9h en blouse blanche et en sabots dans une officine qui sent la gaulthérie, même si je suis contente d’avoir appris le mot «gaulthérie». Ceci est mon rapport de stage avec Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur sur France Inter.

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Police 93 - Plus vicieux, tu meurs...

Mercredi 16 novembre 2016

Ce vendredi matin, Bruno*, jeune prof de maths dans un lycée de Seine-Saint-Denis, n’a pas cours avec ses élèves de seconde. Le créneau horaire de 10 heures a été «banalisé», ou annulé, au profit d’une intervention d’un officier de police judiciaire dans le cadre de la prévention contre les vols de portables. Pourquoi pas ? Après tout, il a bien eu droit à une réunion «cannabis» la semaine précédente. Nonchalamment assis en tailleur sur la table, un faux jeune habillé «vite-fait-tranquille-t’as-vu» a fini par demander aux gamins sur un ton anodin : «alors, les jeunes, est-ce que vous connaissez quelqu’un de votre entourage qui revend du shit ? Et vous-mêmes, il vous est arrivé de "dépanner" un pote ?». Curieux intervenant, rattaché à une association régie par la loi de 1901, apparemment. Ce vendredi-là, en revanche, pas d’anguille sous roche. La police avance à visage découvert. Voire à visage... complètement défait.

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