Dans quatre dodos, le mercredi 26 octobre, sortira sur le label parisien de qualité Gone With The Weed (Skategang, Tall Juan) le premier disque de PCP Manor, un album à miche-main entre la bande-son d’un chantier clandestin dans des douves et une ode au D.I.Y. « On a chopé un 8 pistes cassette, des micros cheap, nous dit Antoine (guitare). On a enregistré live au squat d’Ivry, le Soft. Et puis on a fait les voix ensuite. Bah ouai, on n’avait pas trop de thunes. Mais le résultat est pas mal, très honnête quoi. »

Au programme, douze titres du plus pure garage dont au moins trois tirs de mortier. On ne peut que vous conseiller de jeter une oreille à Filth, chevauchée sataniste dans un registre très Yussuf Jerusalem, puis aux morceaux Eyes et PCP, du nom de la drogue hallucinogène un peu moins puissante que le LSD. « Le nom de PCP Manor ? Il faut imaginer le Bates Motel de Psychose, avec la furie d’accrocs à cette drogue... Ca fait un beau tableau d'effroi. »

Jouant ensemble depuis 2014 mais étant éparpillés entre Paris, Orléans et Bordeaux, le trio doit avoir un rythme de deux concerts par an. Alors ça serait con de les louper mercredi prochain au Point Éphémère, où ils joueront leur release party aux côtés des Dead Ghosts et Os Noctambulos. Vraiment con.

PCP Manor / PCP Manor / Gone With The Weed
En concert le 26 octobre au Point Éphémère