Vous êtes vous déjà demandé comment se fait-il que nous arrivons à assimiler les films, qui nous font pourtant passer brutalement d’un plan à un autre ? C’est que, contrairement à ce dont on a l’impression, notre vision ressemble plus au découpage haché d’un film de Christopher Nolan qu’à un long plan fixe contemplatif sur une steppe mongole : on capte les images par saccades, et notre cerveau remplit les trous entre ces bribes afin de reconstituer une scène cohérente. Tout ceci est très bien expliqué dans le petit essai documentaire ci-dessus, qui fait aussi voir, extraits de fictions cinématographiques à l’appui, des astuces de monteur pour tromper nos sens un poil limités. Ces illusions d'optique vont vous épater.