dhrqpkvvoaihst3Etrange, étrange. Hier, le trailer d’I love you Daddy réalisé par Louis C.K en 35mm noir et blanc a été diffusé sur la toile et le moins que l’on puisse dire c’est que le timing est assez « croquignolesque » pour citer Jupiter.
Sélectionné au Festival de Toronto en septembre dernier avec un casting cinq étoiles (Chloë Grace Moretz, Pamela Adlon, John Malkovich, Rose Byrne, Charlie Day, Edie Falco et Helen Hunt), l’histoire narre le combat de Glen Topher, producteur à succès, interprété par C.K himself tentant d’empêcher sa fille mineure de s'amouracher d’un réalisateur de 68 ans.
Autant dire qu’avec un pitch pareil, les premières images d’I love you, daddy arrivent à point nommé avec tout le paysage médiatique actuel (suivez mon regard: les frères Weinstein, Roy Price chez Amazon Studios et en France ce matin, le producteur Gilbert Rozon). Ajoutons à cela que le comique possède ses propres accusations d’agressions sexuelles et que l’esthétique rappelle beaucoup celle d’un autre cinéaste polémique (Manhattan de Woody Allen) et vous obtenez un objet qui a tout pour faire grincer les chicots. Prévue pour une sortie américaine le 17 novembre prochain, cette oeuvre aux arômes nabokoviens promet de faire parler d’elle autant pour son fond que sa forme, sa qualité comme ses instigateurs. Dans le fond, espérons juste que cette esthétique provoc'chic (affiche plus cinéma d'auteur Cassevetes-mes-couilles tu meurs) ne relève pas d'une douille du réal de Pootie Tang.

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