johnwatersSi vous lisez assidûment Brain, vous avez peut-être déjà entendu parler de la classe verte dégénérée de John Waters. On récapitule l’histoire pour les élèves assis au fond de la classe à côté du radiateur qui n’ont pas suivi : le réalisateur queer et gore, connu pour ses adorables scènes de coprophagie et de meurtres sanguinolents, a organisé à la rentrée dernière une session de camping ouverte à tous afin de réunir ses fans. Trois jours durant, une communauté éphémère composée de “gays qui n’aiment pas traîner avec d’autres gays et de punks trop bizarres pour les autres punks” (selon les mots de Waters) s’est ébrouée dans un écrin verdoyant de nature, et a pratiqué tout un tas d’activités ludiques et distrayantes : fabrication de bracelets des meilleurs ennemis, Bloody Mary Bingo, transformisme.
Le magazine ARTnews a taclé l’initiative : “Ce camp combine deux des développements actuels les plus absurdes en matière de loisirs : les voyages organisés avec des célébrités (voir aussi : la croisière du joueur de football américain Rob Gronkowski) et une esthétique récréative proche de la thérapie de développement personnel.” Mais pour notre part, les photographies de ces sublimes créatures avinées en train de faire griller des chamallows nous ont filé la FOMO du siècle. Joie intense : le cinéaste a annoncé une nouvelle session de l’événement pour l’année prochaine. Les places sont déjà disponibles sur le oueb et partent comme des petits pains. Ceux qui n'ont pas 379$ pour s'y rendre (sans compter les billets d'Easy Jet jusqu'au Colorado) peuvent toujours se consoler avec un bien beau pull de Noël à l'effigie de la muse de John Waters Divine (ci-dessous), disponible pour la modique somme de 29$

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