Les gens achètent des gadgets inutiles pour être heureux, alors pourquoi ne pas sauter les étapes et fabriquer directement un gadget inutile qui fait sourire ? Voilà l’idée de génie qui a surgi dans la tête de l’artiste Dick Turner au début des années 90. Sortie en 1992, son invention aurait logiquement dû suffire à redonner un peu de pep’s à une décennie autrement pourrie par Bush, la pop Mickey Mouse et la mode des lunettes profilées. Mais les choses ne se sont pas passées ainsi. Deux ans plus tard, le bonhomme se rend compte avec un mélange de consternation et d’hilarité qu’il s’est fait spolier sa machine. Les organisateurs des JO d’hiver 1994 à Lillehammer en avait commandé 100 000 pour les travailleurs olympiques et les résidents de la ville afin de redorer la réputation des Norvégiens “considérés comme d’odieux grincheux”. Mais ces beaux objets n’ont pas été crédités au nom de Turner, ni commandés auprès de lui. Des années après, il réclame toujours la parenté de la "smile machine". Preuves à l’appui :

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