On a beau dire, on a beau faire, nous ne sommes que des boules de billards qui s'entrechoquent sur le tapis vert de la vie en essayant d'éviter de tomber au fond du trou. Manhattan Stories, c'est une ode à ce chaos ordinaire où tout le monde à le premier rôle. On y trouve un freak à la barbe hirsute prêt à retourner la terre entière pour trouver un vinyle rare de Charlie Parker (Bene Coopersmith, gérant d’un magasin de disque dans le vraie vie), un amoureux éconduit qui a sombré dans le revenge porn (George Sample III), un journaliste de tabloïd (Michael Cera) aux méthodes plus que douteuses et une étudiante qui déteste le genre humain (Tavi Gevinson).  Dustin Guy Defa a trouvé la recette qui a régalé Sundance : observer sur une journée le fourmillement des destins dans la mégalopole new-yorkaise. Un zeste de Microcosmos pour l’observation fine, une pincée de Woody Allen pour les situations cocasses et l’amour immodéré de Gotham et une bonne couche de ce feeling seventies jouissif à la Richard Linklater. Mélangez le tout et vous êtes encore loin du compte. Les comédies du réalisateur étaient jusqu'ici le secret le mieux gardé du ciné US. Croyez-nous, le vent va bientôt tourner façon tornade après la sortie en salle le 16 mai.