Comment adhère-t-on à un tel projet ?
Nicole* : Dans les années 80, je vivais en Guadeloupe et j’avais de grosses difficultés dans mon couple. J’étais une femme battue,  j’ai lu les messages qui m’ont interpelée car j’avais déjà lu les livres de Jean Sendy ainsi que ceux d’Erich von Däniken. Je suis ensuite allée à une conférence où j’ai rencontré des gens souriants, à l’écoute. J’ai acheté La Méditation Sensuelle car j’avais lu les deux premiers livres.
Le message de Raël m’a en quelque sorte ouvert les yeux sur la possibilité de faire le point sur ma situation. J’ai décidé de me prendre en main, et c’était un bon point. Nous étions alors une petite vingtaine de raëliens en Guadeloupe
. Nous nous voyions une fois par mois et avec eux, j’ai pu découvrir un moyen simple de gérer ma vie et de cheminer vers un certain mieux-être psychologique. Bien sûr, j’étais présente à tous les stages et pratiquement toutes les conventions en France, deux fois au Canada et deux fois à Miami en hiver. J’étais sur le chemin de l’Éveil.

Éléonore* : J'avais 30 ans quand j'ai adhéré au Mouvement Raëlien après avoir lu La Méditation Sensuelle. J'étais curieuse d'en savoir plus. J'ai fait mon premier stage de deux semaines en 1993. J'ai tout de suite aimé les formations car j'étais entourée de jeunes qui s'amusaient et qui rêvaient. J'ai assez vite réalisé qu'il y avait des incohérences ; mais à cette époque, j'étais dans le besoin, et le plaisir était plus grand que le déplaisir. Je manquais d'amour-propre, d'amis et de famille, donc être entourée me convenait car je cherchais à être plus heureuse. Je me suis impliquée dans la structure et ma vie s'est remplie, je n'avais plus le temps de réfléchir.

Damien*: J’avais 18 ans et j’étais lycéen. Je n’étais ni religieux ni en recherche spirituelle mais j’étais curieux. L’ami d’un ami était raëlien ; je l’ai questionné sur ses croyances apparemment bizarres et j’ai été impressionné par la qualité de ses réponses. Je lui ai emprunté le livre, et en le lisant, j’ai eu l’impression de découvrir un trésor caché. Le «message» semblait clair et logique, répondait à toutes mes questions existentielles d’une manière qui me semblait intelligente et rationnelle, et offrait un sens à ma vie, une mission grandiose à laquelle j’avais le privilège de pouvoir participer. J’ai rencontré d’autres raëliens dont certains m’apparaissaient comme des modèles à suivre, des gens intelligents et apparemment épanouis et équilibrés. J’ai découvert une fraternité que je n’avais pas connue auparavant. Je me suis engagé totalement, un peu comme un religieux ou un chevalier qui renonce à la vie civile pour entrer dans un ordre et qui décide d’offrir sa vie pour servir une grande cause. Le Mouvement Raëlien est devenu ma raison de vivre - tout le reste était secondaire et n’avait d’intérêt que si ça pouvait aider ma mission.
UFO LAND

Tromperie sur la marchandise
Nicole : À partir de 1996, ce qui correspond à mon retour en France, la structure du mouvement s’est durcie… Il fallait vraiment faire du prosélytisme et vendre des livres : faire du porte-à-porte, rester debout dans la rue le livre à la main, faire des sondages bidon, etc. En parallèle, il y avait la Raël Racing Team qui demandait de plus en plus d’argent pour que le prophète autoproclamé puisse assouvir ses désirs de courses automobiles… Un rêve qui coûte cher !
Je me suis également rendu compte du fossé qui existait entre les paroles et les actions à l’intérieur de la structure du mouvement dans laquelle, sous couvert d’amour et de fraternité, il régnait souvent un climat d’hypocrisie. Les guides, nommés par Raël, avaient bien souvent une attitude de “beaufs”, profitant un peu trop ostensiblement de leur position pour assouvir leurs pulsions sexuelles. Et puis Raël a commencé à avoir ce que j’appelle la folie des grandeurs ! Il a accepté de se faire appeler “mon prophète bien-aimé” alors que dans les messages, il se moque de ceux qui se font appeler “mon père”, “Monseigneur”. Puis est venue l’idée de vendre aux membres une statuette de Raël en position de méditation avec des scènes du Kamasutra en fond … Il est désormais le «Maitreya venu de l’Occident» ! Et pourtant, il est bien précisé dans les messages qu’en aucun cas, il ne devra se faire vénérer. 

Le particulièrement sordide «Ordre des Anges»
Nicole : Il y a eu la création de l’Ordre des Anges, message émanant soi-disant de Yahvé dans lequel ils demandent à être accueillis par des femmes. J’ai tiqué et j’ai réagi en disant que je voulais certes bien accueillir les Elohim mais pas en tant que “servante”, voire servante sexuelle pour les plus jeunes et jolies… Je voulais les accueillir en tant que Terrienne responsable. Dans l’Ordre des Anges, il y a “les plumes blanches”, mais surtout les “plumes roses”, qui se réservaient pour les Elohim ou leur représentant sur Terre, mais c’était leur choix …  Je me suis rendu compte du jeu de Raël un peu plus tard. Voyant qu’il y avait de plus en plus de femmes relativement âgées dans cet ordre, il a fondé l’ordre des “Cordons Dorés”. Celles-là, il les choisissait parmi les plus jeunes et jolies (bien sûr). Elles lui étaient exclusivement réservées. Elles pouvaient refuser sa demande, mais c’est refuser de faire du bien au sauveur de l’humanité.

Éléonore : On m’a désignée comme ange, je n’avais rien demandé. Je le servais pendant les stages, je m'assurais qu'il avait tout ce dont il avait besoin, comme par exemple son eau, qu'il était à l’aise pendant les discours et que tout autour de lui était beau. Il y avait des stages de formation entre anges pour apprendre à être plus féminine. Je ne suis pas restée longtemps et j'ai démissionné quand j'ai remarqué qu'il y avait de la compétition entre anges. Il y a aussi le fait que la guide ange principale me mettait la pression pour coucher avec Raël, donc j'ai quitté l'Ordre des Anges mais je suis quand même restée raëlienne jusqu'à l'annonce du clonage. Être ange signifie être au service de Raël, être sa bonne et être à sa disposition quand il a envie de sexe. Les critères de sélection des anges ? L’âge et la beauté. Plus elles sont jeunes, plus elles sont naïves et manipulables.

Clonaid

Clonaid, le très audacieux canular scientifique
Nicole : Et puis est née Dolly, la brebis clonée, et Raël a saisi la balle au bond pour créer une compagnie fictive aux Bahamas (Valiant Venture, le précurseur de Clonaid). Nous savions tous qu’il ne s’agissait que d’une simple boîte aux lettres, mais ils demandaient tout de même des sommes astronomiques pour un produit (des clones) qu’ils ne pouvaient livrer, faute de véritable équipe scientifique.

Damien : Il faut bien comprendre que le Mouvement Raëlien est une structure autoritaire pyramidale. Il y a une autorité suprême (Raël) qui donne des ordres à ses évêques, et ses évêques exécutent ou délèguent sans poser de questions et sans discuter. La plupart des raëliens ne savent pas vraiment pourquoi ils font telle ou telle action, et ne cherchent pas vraiment à savoir. Ils accordent une confiance absolue à Raël et ses évêques et sont heureux d’obéir aux ordres en pensant qu’ils contribuent à un grand plan orchestré par les Elohim. J’ai personnellement été impliqué avec Clonaid à partir de fin 2000, quand Brigitte Boisselier, sa fondatrice, m’a fait rencontrer Mark Hunt (avocat américain ayant fait appel à Clonaid pour cloner son fils défunt, ndlr) et m’a demandé de participer au projet à plein temps. Je n’ai pas hésité un seul instant, puisque j’étais au service de la structure raëlienne - c’était donc ma priorité de contribuer au développement du raélisme. Si une évêque raëlienne me demandait de l’aider, ça faisait partie de ma mission d’accepter de le faire. À l’époque, j’étais au début de ma formation doctorale en biotechnologie, et ça ne me posait aucun problème d’abandonner mes études, ou en tout cas de les interrompre pour une durée indéterminée, puisque mes études elles-mêmes n’avaient pas d’autre but que d’aider le mouvement en lui apportant une crédibilité scientifique. J’ai donc déménagé à Charleston, en Virginie Occidentale, pour m’occuper du laboratoire plus ou moins secret installé dans une ancienne école dans la petite ville de Nitro. J’étais la seule personne à travailler dans ce laboratoire. Brigitte venait de temps en temps mais elle ne s’occupait que de contacts avec des journalistes ou des investisseurs potentiels. J’étais d’ailleurs surpris par son manque total de curiosité scientifique et d’intérêt pour le projet. Pas une seule fois je ne l’ai vu lire un article scientifique, essayer d’utiliser un instrument ou même discuter des détails du projet. La seule fois où elle a mis une blouse et s’est installée devant un microscope, c’était pour se faire prendre en photo par un photographe professionnel. Finalement, des agents de la FDA sont venus enquêter en juillet 2001 et nous ont demandé de cesser nos activités. Dans le même temps, Mark Hunt, déçu par l’absence d’activité de Brigitte qui ne passait son temps qu’à parler aux médias, a décidé d’abandonner le projet. J’ai donc pu reprendre mes études après une interruption de 7 mois. Un an plus tard, Brigitte m’informe qu’elle est sur le point d’annoncer la naissance d’un bébé cloné et me demande de garder le silence sur le fait que je savais qu’un tel bébé n’existait pas. À l’époque, elle n’avait ni laboratoire, ni personnel scientifique. J’étais stupéfait qu’une évêque raëlienne se permette d’orchestrer un canular au nom d’une philosophie qui était censée représenter la vérité. Mais je n’ai pas eu la force de m’opposer à elle parce qu’elle avait l’accord de Raël. Pour achever de me convaincre, elle a ajouté que ce n’était pas vraiment un mensonge mais plutôt l’annonce prématurée de quelque chose qui aurait lieu de toute façon. Ça a été l’évènement déclencheur d’un long processus qui a finalement abouti à mon expulsion du mouvement treize ans plus tard. Ces treize années ont été des années de souffrance, j’étais torturé intérieurement d’être le complice malgré moi d’un mensonge que je ne pouvais pas accepter et dont je ne comprenais pas la raison.


Ambassade extraterrestre : le chantier n’a pas avancé, et c’est à cause des guerres dans le monde
Damien : Aujourd’hui, je suis certain que Raël n’a aucune intention de construire l’ambassade, pour la simple raison que s’il la construit, il aura un problème quand les raëliens commenceront à se demander pourquoi les Elohim n’atterrissent pas. Pour cette raison, il n’arrête pas de repousser la date de l’arrivée des Elohim. J’ai récemment vu une vidéo datant d’une quarantaine d’années dans laquelle il affirmait que les Elohim arriveraient de toute façon avant 2020. Quelques années plus tard, il a changé cette date pour 2025, puis finalement 2035. Récemment, il a affirmé que ça ne sert à rien de construire l’ambassade avant d’avoir établi la paix sur Terre, parce que les Elohim ne viendront pas si nous ne sommes pas pacifiques. Autant dire que la construction de l’ambassade est donc reportée indéfiniment. Le pouvoir qu’a Raël sur ses adeptes est extraordinaire. Il peut dire n’importe quoi et se contredire autant de fois qu’il le désire, les raëliens applaudissent à chacune de ses paroles sans aucun esprit critique, émerveillés par sa «sagesse».

 
Méditation sensuelle : à la recherche de l’orgasme cosmique
Éléonore
 : L’orgasme cosmique, je ne sais pas ce que ça veut dire. En revanche, je peux vous dire que la méditation pratiquée chez les raëliens apporte une certaine relaxation et un certain bonheur. Mais c'est de courte durée. 

Damien : Je pense que Raël a utilisé le mot «sensuel» dans un but de marketing, pour attirer des gens à la fois en recherche de spiritualité et hédonistes ou en manque affectif. En réalité, il n’y a rien de sensuel dans la plupart de ses méditations, qui sont semblables à ce qu’on peut trouver ailleurs, et dans lesquels on a les yeux fermés et l'on se coupe au contraire de ses sens.

raeljackson

Pas mal de chaises vides dans le coin VIP
Damien : Il n’y a jamais eu de célébrités dans le Mouvement Raëlien, à part peut-être la chanteuse Stone, du duo Stone et Charden, qui y a cru un moment, tout au début du Mouvement - mais je ne l’ai appris que par les médias, et c’est vraiment anecdotique. La personne qui s’apparenterait le plus à une célébrité aujourd’hui serait probablement le chanteur anglais Glenn Carter, qui s’est produit dans des comédies musicales. Mais il est très loin d’avoir une notoriété internationale.

Éléonore : Il y a également Sylvie Mestre, aka Nayah, qui a représenté la France à l’Eurovision en 1999 ; sinon, je ne vois pas trop.

Pas mal de chaises vides tout court
Damien : Le Mouvement est effectivement en déclin depuis de nombreuses années. Je suis bien placé pour le savoir parce que j’étais l’administrateur principal de la base de données et que j’ai donc eu accès aux chiffres et statistiques jusqu’en novembre 2015. Ce déclin date d’ailleurs de plusieurs décennies. L’année avec le plus grand nombre de TPC (baptême raélien, ndlr) dans le monde était 1981. L’année avec la plus grande participation à un stage raëlien était 1996 ou 1997, avec près de 800 personnes au stage européen. Depuis, le nombre de TPC n’a cessé de diminuer, jusqu’à pratiquement disparaître en Europe et en Amérique. Aujourd’hui, l’essentiel des TPC a lieu en Afrique. La participation aux stages n’a fait que décliner dans le même temps d’année en année. Les derniers stages continentaux (en 2017) ont eu moins de 200 participants en Europe et une cinquantaine en Amérique du Nord. Dans la plupart des pays où le mouvement existe, la population raëlienne vieillit de plus en plus. En France et au Canada par exemple, une bonne partie des membres sont déjà retraités. Il y a aujourd’hui un total de 2 600 membres officiels de la structure raëlienne, donc membres «actifs», dans le monde. C’est très loin des prétendus 120 000 mentionnés dans les communiqués de presse raëliens, un chiffre totalement fantaisiste.raelism

Le dur retour à la normale après «une longue hypnose»
Éléonore : J'ai pleuré pendant des années après avoir quitté le Mouvement. Je suis une personne sensible et j'ai cru tellement fort à ce message que lorsque j'ai réalisé l'arnaque, j'ai souffert comme une femme qui perd son enfant. Je m'étais créé un but, j'avais un chemin clair à suivre, un sens à ma vie, j'avais une grande famille que j'adorais - et tout d'un coup, j'ai tout perdu. Donc oui, je me suis considérée comme une victime pendant un certain temps. Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux, et mon but est de mettre en garde ceux qui s'intéressent au Mouvement Raëlien. Dénoncer cette escroquerie est mon acte de responsabilité morale. Je désire maintenant que ceux qui en sont encore prisonniers s'en sortent sans trop de peine.

Damien : Je me suis senti rejeté. On se rend compte que la fraternité qu’on avait connue disparaît du jour au lendemain. Ceux qu’on croyait être nos amis ne nous parlent plus. Beaucoup des mes anciens amis raëliens m’ont même enlevé de leur liste d’amis sur Facebook. Et si l'on se permet d’exprimer ce qu’on pense, on se fait insulter. Raël m’a expulsé de ce qui avait été ma vie pendant trente-trois ans, alors que je n’avais pas d’autre but que de le servir. Toute ma vie d’adulte avait été dédiée entièrement au Mouvement, et Raël se débarrassait soudainement de moi comme on jette un jouet usagé. Pendant toutes ces années, j’avais sacrifié ma vie privée et ma carrière professionnelle pour le Mouvement, je n’ai pas eu d’enfants car Raël nous avait demandé de ne pas en avoir, je donnais 11 % de mes revenus au Mouvement et à Raël, je passais mes soirées sur mon ordinateur à m’occuper de bases de données, de traductions, de sites internet pour le Mouvement, mes weekends à distribuer des tracts ou organiser des conférences, mes vacances étaient consacrées aux stages raëliens et aux activités missionnaires. Du jour au lendemain, les fondements de ma vie s’écroulaient. La cruauté et le cynisme de Raël m’étaient incompréhensibles. Ça a été une expérience traumatisante. Finalement, au bout de quelques mois, j’ai commencé à me sentir comme si je me réveillais progressivement d’une longue hypnose qui avait duré trente-trois ans. J’ai finalement compris que Raël n’était rien d’autre qu’un mythomane qui avait habilement abusé de ma naïveté et de mon idéalisme pendant toutes ces années. Aujourd’hui, j’ai du mal à comprendre comment j’ai pu le croire pendant si longtemps, comment j’ai pu lui donner trente-trois ans de ma vie tout en croyant agir pour le bien de l’humanité...

Nicole : J’étais vraiment au plus bas quand j’ai fait connaissance avec le Mouvement. Cela m’a vraiment beaucoup aidé à me reconstruire… Une fois retapée, je n’ai plus eu besoin de cette béquille ; heureusement, car lorsqu’on réalise que c’est un gros mensonge, on sent comme un grand vide… que j’ai comblé avec l’amour de mon compagnon, qui m’a aidée à ouvrir les yeux sur les incohérences scientifiques et des séances de méditations dans divers Sanghas bouddhistes. J’ai su prendre le meilleur du raëlisme en fait, et je ne suis pas restée suffisamment longtemps pour me conditionner complètement. Le fait de m’exprimer publiquement a également permis de mettre à jour une facette de la personnalité de Raël : revanchard, qui ne tolère pas la critique, même bien fondée. 

Damien : Je considère que ces trente-trois ans de ma vie m’ont été volés par un escroc. C’est sûr qu’il y a eu du positif, comme on peut toujours en trouver dans n’importe quelle situation ; mais ça ne justifie pas la tromperie et la manipulation. Par exemple, ça m’a apporté une plus grande confiance en moi, une certaine paix intérieure, un but à poursuivre, des amis sur tous les continents, une certaine hygiène de vie. En fait, comme n’importe quelle autre religion. 
C’est comme si j’avais été infecté à l’âge de 18 ans par un parasite qui a pris le contrôle de mon cerveau et qui a décidé de mes actions, de mes choix, de mes croyances, de mes goûts et de mes valeurs pendant ces trente-trois années, tout en me faisant croire que je m’étais libéré des conditionnements de la société et que j’étais entièrement maître de mon destin. Ce parasite est tellement puissant qu’on ne peut prendre conscience de son existence et de ses effets qu’après en avoir été débarrassé. Si j’avais su à l’époque ce que je sais aujourd’hui, j’aurais organisé ma vie de manière complètement différente. Je m’en veux d’avoir été aussi naïf, et j’en veux à Claude Vorilhon de m’avoir manipulé et exploité. Il m’a pris ma jeunesse, mon temps, mon énergie, mon argent, mon enthousiasme, en me faisant croire que je participais à l’éveil de l’humanité alors qu’en réalité, tous mes efforts n’ont servi que son ego et son compte en banque.

*Les prénoms ont été changés.