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Ce n’est pas avec des discours moralisateurs qu’on sensible les gens à l’écologie, mais en leur faisant vraiment aimer la Terre. Pour cela, il y a plusieurs options. Pour les éco-fétichistes par exemple, le meilleur moyen d’éprouver son affection à Gaïa consiste à se faire jouir en se carrant des végétaux dans l’anus. Certains métalleux antispécistes ont cherché à brouiller la frontière homme/animal en enregistrant les glapissements de leur pitbull ou de leur perruche et en les intégrant à leurs morceaux. Dans le même style, les musiciens américains Jim Nollman et David Rothenberg sont allés plus loin en embarquant sur des bateaux avec un armada de micros waterproof pour aller jammer avec des orques et des baleines.

Après ces louables tentatives pour réhabiliter les animaux dans nos petits coeurs tout mous, les membres intrépides du Vegetable Orchestra franchissent une étape supplémentaire et tentent l’impossible : nous faire aimer les choux de Bruxelles. Cet orchestre autrichien a été formé en 1998. Sa particularité ? Ses instruments sont composés entièrement à partir de légumes glanés au marché, afin de nous rendre sensible aux propriétés acoustiques particulières des carottes, des poivrons et des navets. Dans le petit docu sur le groupe ci-dessous, on apprend que la citrouille peut faire office de grosse caisse et que les concombres taillés font de super flûtes, mais qu’on ne peut strictement rien tirer d'un brocoli.

Soucieux de vous faire manger vos 5 fruits et légumes par jour, les types de l'Orchestre préparent aussi une soupe à la fin du repas pour le public. En plus d’être écoresponsable et healthy, c’est aussi punk et DIY parce que tout le monde peut s’y mettre : il suffit d’avoir une courgette et un peu d’imagination. La palette musicale du Vegetable Orchestra est très large et couvre un spectre qui s’étend du dub techno d’aubergine au krautrock (“rock choucroute”, pour les LV2 espagnol) à base de véritables choux. Mais notre morceau fétiche de la formation reste sans aucun doute leur reprise de Kraftwerk réalisée avec un chou romanesco. Si vous aimez vraiment la planète, vous pouvez contribuer à leur “krautfunding” pour les aider à réaliser leur quatrième album studio ici.