johnclilly2Dans les 70's, les membres de la contre-culture avaient une croyance sans bornes dans les vertus du LSD et ce n’est sûrement plus vraiment un scoop pour personne. Nous avons tous déjà entendu parler de Timothy Leary, le plus célèbre partisan des bienfaits des hallucinogènes. Mais dans l’ombre du Grand Gourou des acides, se cachent d’autres explorateurs des états de conscience modifiés. Le médecin John C. Lilly par exemple s’était fait une spécialité de s’enfermer dans un caisson d’isolation sensorielle en ingurgitant de la kétamine. Son projet ? La reprogrammation du “bio-ordinateur humain” par la drogue (sic). Au sommet de sa carrière, il prenait des trips et tentait de communiquer avec des dauphins - auxquels il filait aussi au préalable des microdoses de substance lysergique. 

Si un article de Vice caractérise avec justesse ses expériences comme “des échecs éthiques et scientifiques” dans bien des domaines, elles ont néanmoins contribué à mettre en lumière l'intelligence de ces cétacés, ce qui a contribué à la mise en place d'initiatives pour les sauver. Pour décrire la carrière du type, le fameux critique musical David Toop dit qu’il est passé “d’un équivalent scientifique du Docteur Dolittle” à “un équivalent tout-sauf-scientifique du Docteur Spock” (ou l'inverse, ou ne sait plus très bien). La vie de ce discret Pape du New Age a inspiré un documentaire (ci-dessous) et deux films de fiction : Le Jour du dauphin de Mike Nichols (1973) et Au-delà du réel de Ken Russel (1980).