Capture d’écran 2018-10-22 à 16.31.44

Génie de nos aînés : jusqu'au XIXème les anglo-saxons avaient des toutous qui couraient dans des roues pour tourner des broches de viande au-dessus du feu. Et il existait même une race tout particulièrement prévue à cet effet : le Vernepator Cur. Un petit être puissant et capable de sprinter des heures sans se lasser. Certains rajoutaient un charbon ardent pour doper la motivation canine et, très souvent, on coupait leur queue pour le gain de place. Personne ne s'en émouvait puisque la cause animale n'était pas encore très populaire et que, avant le dressage du Vernepator, c'était une corvée réservée aux employés de maison ou aux enfants.

Capture d’écran 2018-10-22 à 16.46.39

 

Pour Shakespeare, ces chiens enfermés et exploités étaient un symbole de l'aliénation du peuple. Il utilisa la comparaison dans La Comédie des erreurs. Darwin, lui, vit dans cette espèce subordonnée à des besoins humains un cas intéressant pour ses travaux visant à prouver que l'ingéniérie génétique est possible et efficace. A l'orée du XXème siècle, ils furent remplacés par des machines mécaniques. Avoir un chien de cuisine était devenu un stigmate de la pauvreté. Plus personne ne voulut des Vernepator et la race s'éteignit. Voici "Whisky", le dernier spécimen conservé :

Capture d’écran 2018-10-22 à 17.15.53

 Voilà, vous pouvez maintenant chialer jusqu'à vous dessécher et ressembler au coude d'Amanda Lear. De rien.