couineQuand Jim Hutton, compagnon du chanteur pendant sept ans, explique que "Freddie traitait les chats comme ses propres enfants”, vous pouvez le croire sur parole. Car si Farrokh Bulsara, le vrai nom du rockeur, n'a pas eu de descendance, il s'est construit une famille toute en fourrure. Dans les années 70, c'est à cause de sa petite amie Mary Austin qu'il tombe dans la félinophilie. Le couple achète deux chats qu'ils nomment Tom et Jerry. Comme c'est cocasse. Il seront les premiers d'une armada qui comptera dix membres en tout : Tom et Jerry donc, ainsi que Tiffany, Dorothy, Delilah, Goliath, Lily, Miko, Oscar et Romeo. Et pour Mercury, difficile de se séparer de ses bébés d'amour. En effet, comme le rapporte Vanity Fair, son assistant personnel, Peter Freestone, se souvient qu'il demandait à avoir ses matous au bout du fil fréquemment lorsqu'il était en tournée. Mary Austin jouait le jeu et mettait le combiné sous les petites truffes de ses animaux de compagnie tandis qu'il leur parlait longuement. Des chats loin d'être à plaindre puisqu'ils avaient droit à du poulet et du poisson cuisinés rien que pour eux et des tonnes de jouets envoyées par le fan club du groupe. Sans oublier que leur pôpa veillait bien à ce que chacun ait bien eu son cadeau de Noël. Bien évidemment, un tel degré d'attachement a toujours un côté obscur : la possessivité. Lorsqu'un jour Goliath se fendit d'une petite fugue, Freddie Mercury balança un grill par la fenêtre de sa demeure, au calme.


Sa passion chat empiéta même sur son art puisqu'en 1985, il dédicaça son abum solo Mr Bad Guy “à son chat Jerry—ainsi que Tom, Oscar et Tiffany, et tous les amoureux des chats dans l'univers —merde à tous les autres !" Paraît-il que la chatte Delilah fut son dernier amour, sa princesse. Il lui composa même un morceau en 1991 sur l'album de Queen Innuendo. Un titre sur lequel Brian May s'est retrouvé à essayer de reproduire les sons d'un miaulement avec une talkbox pour faire plaisir à son pote.


Pour le clip de These Days Are Our Lives, tiré du même disque, Mercury osa même prendre le risque du fashion faux pas pour arborer fièrement une veste ornée de ses félins. Un dévouement et une affection larger than life, comme tout ce qu'il faisait, et qui malheureusement n'est que trop peu évoquée dans son biopic. Pour finir, préparez-vous à faire sortir de l'eau par vos yeux : il se dit même que son dernier geste avant de mourir fut de caresser le pelage soyeux de Delilah. Et ne vous inquiétez pas pour ses chats, ils étaient  sur son testament.