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Ce dimanche 18 novembre se tenait un bien triste anniversaire : les 22 ans de la mort de Gia Carangi, mannequin à l’aura sulfureuse, aussi à l’aise en tenue d’Eve que dans un costume trois pièces ou simplement vêtue d'une veste de motarde. La make-up artist Sandy Linter a souhaité rendre hommage sur son compte Instagram à celle qui fut son amante, puis son amie, jusqu’à sa disparition tragique en 1986.

 
 
 
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Première Supermodel à décrocher des contrats avec toutes les grandes maisons de Haute couture avant l’arrivée sur les podiums du Big Six (le sextuor composé de Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Tatjana Patitz, Linda Evangelista, Christy Turlington et Naomi Campbell) au mitan des années 80, première icône de la mode ouvertement lesbienne, elle marqua aussi tristement son époque en devenant la première femme célèbre à mourir du virus du SIDA. La jeune mannequin forte-tête qui savait jouer de son charme androgyne devant l’objectif tout en brouillant les frontières du genre, n’en demeurait pas moins très fragile sur le plan émotionnel.

Toxicomane et souffrant de troubles dépressifs - ses bras se couvraient régulièrement d’hématomes que les maquilleurs dissimulaient à grand-peine avec du fond de teint - elle tentait tant bien que mal de combattre ses addictions, ravivées par les deuils consécutifs de son agent Wilhelmina Cooper, puis du photographe allemand Chris von Wangenheim, décédés à seulement une année d’intervalle, quand elle fut emportée par la maladie. Son histoire a été portée à l’écran dans un long-métrage qui tient davantage du téléfilm de l'après-midi que du chef d’oeuvre oscarisé, mais aura au moins eu le mérite de révéler Angelina Jolie, plutôt convaincante en top model au tempérament ombrageux. Ciao Gia.