Capture d’écran 2019-01-21 à 14.15.35Dans la série "nos rockstars ont des passions inavouables", après la félinophilie légèrement outrancière de Freddie Mercury, passons aujourd'hui à John Winston Ono Lennon et son amour du tuning. On le sait, ça risque de choquer certains fans et rockeurs snobs qui méprisent les sièges baquets, les flammes autocollantes et les enjoliveurs qui brillent mais le Beatle aurait été du genre à faire pimper sa caisse par Xzibit. En 1964, il fit l'acquisition d'une Rolls-Royce noire, une Mulliner Park Ward Phantom V. Il y fit installer une table pour écrire, une téloche, un frigo dans le coffre et fut le premier homme d'Angleterre à avoir des vitres teintées. Il claqua l'équivalent de 240.000 $ dans sa voiture alors qu'il n'avait même pas encore le permis, qu'il obtiendra un an plus tard. Il se faisait ballader oklm par son chauffeur. Mais ce n'est pas tout. En décembre 1965,  il fit parvenir une liste de modifs de sept pages à un garagiste pour améliorer son bébé. Au menu, entre autres : la banquette qui se transforme en lit double, un téléphone, une platine vinyle et des hauts-parleurs qui permettent de parler au micro aux passants. Durant le tournage en Espagne du film How I Won the War en 1967, comédie pacifiste où Lennon joue le soldat Musketeer Gripweed, il esquinte malheureusement sa précieuse peinture. C'est alors qu'il monta encore d'un cran et décida de confier à l'artiste Steve Weaver le soin de transformer sa Rolls en psychémobile à faire passer le minivan de Scooby Doo pour un corbillard. Un attentat visuel fait pour choquer la bonne société britannique. Lennon se vantait d'ailleurs de choquer les vieilles dames sur son passage. En 1969, il la ramena aux USA pour enfin s'en séparer en 1977 et la donner au Cooper-Hewitt Museum. Elle trône aujourd'hui fièrement au Royal British Columbia Museum au Canada. A la semaine prochaine, où nous parlerons de l'amour ineffable de Jim Morrison pour la broderie.

Capture d’écran 2019-01-21 à 14.15.22