Dans une époque pas si lointaine, l’obésité était une signe de richesse : qui pouvait s’offrir de manger plus que ce qu’il fallait pour survivre ? Nos amis les riches. Entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle, les clubs privés réservés aux hommes corpulents faisaient donc fureur aux États-Unis. Leurs slogans ? “Gros et fiers de l’être”, et “Nous avons une bonne nature : nous sommes incapables de nous battre”. Il fallait faire au minimum 200 pounds (soit environ 90 kilos) pour les rejoindre. Les réunions étaient annoncées bien en avance pour que les membres du club puissent se rengrosser un peu s’ils avaient perdu du poids. Au programme de ces réunions ? Des repas gargantuesques évidemment, mais aussi des concours où les participants pouvaient démontrer leur force et leur virilité : courses, concours de beauté ou de sauts… Mais il s’agissait avant tout de réseaux professionnels où les bourges pouvaient faire un peu de networking (comme dans la plupart des clubs masculins de l'époque). Pour en savoir plus sur les Fat Men’s Club, c’est ici que ça se passe. Avec en bonus, le menu d’un de ces meetings.