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Jusqu'ici on pensait qu'Instagram était La Mecque de la positive attitude, un parterre virtuel de béni-oui-oui qui s'autocongratulent dans l'espoir de gratter la fame ou au moins des deals avec des marques. Et puis le vernis de la bienveillance s'est craquelé jusqu'à que l'on découvre la partie immergée de l'iceberg : le site est aussi un maëlstrom de mèmes suicidaires et de posts plus dépressifs que Michel Houellebecq dans un RER. A tel point que les politiques et les assos s'inquiètent pour la santé mentale des utilisateurs. On dirait bien que le spleen est toujours à la mode, quoi qu'en dise Angèle.

Capture d’écran 2019-01-28 à 15.10.51Outre les haschtags #suicidal, #selfharm et #hatemyself, de nombreux comptes relaient des contenus désespérés. Certains messages ou pseudos sont même codés : Ana signifie anorexie, Annie veut dire anxiété, Sophie désigne la schizophrénie et Sue le suicide.  Après que Molly Russell ait mis fin à ses jours en novembre 2017, l'opinion publique a commencé à s'emparer du sujet et certains témoignent de l'effet nocif du réseau social sur leur moral.

 

 

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Instagram a rétorqué que les algorithmes proposent ce type de contenus à ceux que cela intéresse déjà. Certes, mais est-ce bien malin ? Mais rassurez-vous, Facebook vient de s'excuser, donc tout est sous contrôle.

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