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Probablement effrayés par notre article sur les écolos en mousse qui pointait le bilan carbone dégueulasse des drogués, les dealos de l'internet sombre tombent dans le greenwashing pour retenir leurs clients. C'est une enquête du Telegraph qui révèle que de plus en plus d'annonces comportent des mentions telles que "vegan", "organic", "ethically sourced" ou précisent qu'aucun animal n'a été maltraité ou utilisé durant le processus de fabrication. Vous pouvez donc en théorie trouver du LSD vegan (sans que l'on sache vraiment ce que ça veut dire), de la DMT prétendument bio venue de fermes brésiliennes et enfin réconcilier votre conscience écologique avec votre envie de sortir de votre corps. Encore mieux, l'un des revendeurs affirme même : "Aucun de nos revenus n'ira dans une organisation criminelle impliquée dans le trafic d'être humain, la prostitution ou d'autres pratiques moralement intenables." Le trafic équitable va-t-il devenir le Max Havelaar de la dope ?Capture d’écran 2019-01-30 à 10.44.41

Sauf que, vous vous en doutez, il est bien difficile de vérifier les infos et de faire confiance aux annonceurs. La NCA (National Crime Agency) estime qu'il s'agit d'une stratégie cynique des nouveaux dealeurs arrivants sur le marché pour siphonner les clients de la concurrence et justifier des prix plus élevés. Leurs experts ajoutent même que la plupart des marchandises viennent de Chine et qu'il n'existe a priori aucune filière éthique et soutenable de production de drogues là-bas. Dommage, on avait hâte de commander notre petit panier hallucinogène à une AMAP...