raphaelArrêtez de vous écharper sur le prix du gasoil, les représentations de genre, le réchauffement climatique, les apports nutritionnels de l'avocat ou le port des socquettes en hiver, cet homme a trouvé le problème à l'origine de tous les autres, le point d'intersectionnalité entre toutes les luttes : on n'a pas demandé à naître. Raphael Samuel, indien de son état, est antinataliste. Son combat ? Remporter son procès contre ses parents au motif qu'ils l'ont mis au monde "sans son consentement". Elever un enfant, pour lui, est une forme de kidnapping tandis que le préparer à un métier relève de l'esclavage. Franchement, qui trouve quelque chose à redire à ça ? Certainement pas l'auteur de ses lignes qui n'avait aucune envie de prendre une manchette par le petit Cyril pour son premier jour de maternelle, de se faire piétiner le coeur par Lucie Legendre et son appareil dentaire étincelant en 5ème, d'apprendre le latin, de rentrer sa chemise dans son pantalon, de mettre des sous-vêtements avec son nom écrit à l'intérieur, de voir le capot d'une Fiat 500 de beaucoup trop près, d'embrasser les joues velues de sa mamie, de se retrouver au milieu d'un concours de masturbation collective en tente indienne pendant une colonie de vacances ou de regarder le DVD des Brigades du Tigre à la place du quart de finale France-Italie 1998... Bref, papa, maman, vous avez voulu posséder votre petit être pour votre bon plaisir, fort bien, on se retrouve au tribunal. Pour plus d'infos sur cette croisade d'utilité publique, qui attire des centaines de personnes en Inde, c'est ici.

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