Les agences spatiales, la NASA en tête, se sont toujours plus ou moins refusées à communiquer sur le sujet. Certaines rumeurs (démenties depuis par les astronautes) prétendaient même qu’elles sanctionnaient les membres de l’équipage un peu trop portés sur la chose. En cause ? Le sérieux et le puritanisme de ces organismes nationaux (et internationaux) qui préfèrent éviter que les médias ne s’intéressent de trop près à leurs grosses fusées. 

Alors, deux personnes consentantes peuvent-elles vraiment se télescoper lors d’une mission spatiale ? Laissons de côté les paramètres psychosociaux et la façon dont des baises sans lendemain peuvent pourrir l’ambiance au sein d’un équipage amené à vivre en vase clos sur une très longue durée pour nous concentrer uniquement sur l’aspect pratique des relations dans l’espace. D’un point de vue physique, les obstacles sont nombreux, mais pas insurmontables.

Le principal ennemi de la sexualité extraterrestre ? L’absence de pesanteur. D’une part parce qu’elle perturbe la circulation du sang dans les extrémités. Donc l’érection du pénis et du clitoris devient un tantinet plus compliqué, même si elle reste possible. Mais aussi parce que le moindre (premier) contact un peu appuyé se solderait immanquablement par la projection des deux partenaires à l’un et l’autre bout de l’habitacle. Il existe toutefois une solution : utiliser des dispositifs spéciaux pour harnacher les astronautes aux parois et leur permettre de donner libre cours à leur imagination débridée, dans la limite des positions réalisables.sexspace (1)

La seconde difficulté à laquelle nos tourtereaux téméraires se verraient confrontés est celle du manque d’intimité. Quiconque a déjà vécu en coloc’ sait combien il est difficile de s’adonner aux plaisirs de la chair sans éveiller les soupçons de la personne qui partage le loyer. Alors si vous pensez que dans l’espace, personne ne vous entendra crier, sachez que les lieux de vie sont suffisamment étroits pour vous passer l’envie d’exhiber vos parties génitales à vos coéquipiers. Et quand bien même vous seriez assez proche des autres membres de la mission pour laisser votre pudeur de côté, les équipes restées au sol seraient aussi au courant de vos ébats en voyant votre fréquence cardiaque s’emballer.  

Votre libido est en chute libre ? La nôtre aussi. Ajoutez à cela que les voyages dans l’espace ont une fâcheuse tendance à faire temporairement baisser le taux de testostérone des hommes, ou encore que la transpiration s’évapore moins bien dans une navette donc les couches de sueur s’accumulent rapidement en cas d’exercice physique prolongé (ce qui doit un peu donner le sentiment de coucher avec une anguille, à l'intérieur d'un vestiaire de foot) et vous comprenez mieux pourquoi les trous noirs sont les seuls orifices que les scientifiques se bornent pour l’instant à étudier.

sexspace6 (1)De toute façon les astronautes n’ont déjà pas vraiment le temps de se tourner les pouces, alors ne parlons même pas de se rouler des pelles. Espérons toutefois qu’à l’avenir, et puisque les voyages spatiaux sont amenés à se développer, la Recherche trouvera de nouveaux outils afin de faciliter le sexe en apesanteur. Une avancée qui serait sans nul doute un petit pas pour l’homme, mais un grand coup de rein pour l’humanité.

Les autres jeux de mots au ras des pâquerettes qu'on aurait aimé réussir à placer :

Con(qué)quête spatiale et/ou Thomas Pesquet(quette)
Une blague facile sur Uranus ou les Anneaux de Saturne
Rencontre de la troisième bite
Beaucoup trop seul sur mars

Article réalisé avec l'aimable participation de Bettina Forderer et Félix Lemaître. 

(Source)