gafferSans Ross Lowell, les tournages sombreraient tous dans le chaos le plus total. Non, il n'était pas un éminent dealeur d'Hollywood mais plutôt le MacGyver du septième art. Après avoir été photographe de guerre en 1945 dans la Navy, il commence dans l'industrie comme caméraman et chef opérateur. C'est en 1957, sur le tournage d'un docu pour CBS The Delinquents: The Highfields Story qu'il doit surmonter un gros problème. L'équipe doit filmer plusieurs mois dans l'ancienne maison de Charles Lindbergh, devenue une maison de redressement. Ils doivent donc installer toutes les lumières sans perturber le fonctionnement de l'institution totalitaire. Pour fixer durablement ses installations, il a donc acheté des bandes adhésives utilisées pour les canalisations et les chaufferies et les a combinées avec du tissu en argent, pour la résistance à la chaleur. C'est ainsi que naquit le couteau suisse du cinoche. S'il n'avait pas existé, combien d'accidents du travail à cause des cables qui traînent, de films fauchés qui n'auraient pu se terminer ou d'acteurs paumés sans leurs foutues marques ? Egalement créateur de la Lowel-Light, il reçut un Oscar en 1979 pour récompenser son oeuvre. Pourtant, le 10 janvier, le jour de sa mort, on n'a pas vu fleurir les #RIP. Merci à lui d'avoir pratiquement résolu tous les problèmes des cinéastes. 
Ps : non, ce n'est pas le papa de Bertrand Burgalat.