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Alors que plus d'un milliard d'êtres humains vivent avec moins d'un dollar par jour (source ATD Quart Monde), les chats ronronnent à l'oreille des grands de ce monde et n'en finissent plus de se gaver dans la grande gamelle du néo-libéralisme. En effet, le nombre d'animaux de compagnie et tout particulièrement de minets ultra-riches n'a jamais été aussi important. Choupette, la chatte sacrée de Birmanie de Karl Lagerfeld, n'était qu'une héritière parmi d'autres. Ne vous y trompez pas, ils sont légion, bien décidés à ne pas laisse la moindre pépette ruisseler jusqu'au prolétariat.

trustComme l'analyse Zachary Crockett (si si) pour The Hustle, la tendance a émergé en même temps que le R'n'B de rue et les colliers tattoo, soit dans les années 90. Grâce aux militants des droits des animaux, aux Etats-Unis, des lois ont facilité la possibilité pour les bêtes de recevoir un petit pécule. Une mesure sociale qui a vite été dévoyée. Le marché des "pet trusts" a ainsi explosé, permettant aux perfides félins ayant isolé de pauvres citoyens crédules de toucher une rente à vie, au calme. Aujourd'hui, 44% des proprios d'animaux domestiques ricains ont un arrangement pour subvenir aux besoins de leur compagnon. Dans un tel contrat sont désignés un "caretaker", celui qui s'occupera du chat, un "trustee", qui gérera l'argent, et un "enforcer", qui contrôlera le bon usage de ce pécule.
Capture d’écran 2019-04-08 à 11.18.28Si, comme le montre le classement ci-dessus, on ne connaît publiquement que 3 cas de minous millionnaires, tout est une question d'échelle. Quand on sait qu'un chat coûte entre 25 et 75 euros par mois et vit jusqu'à 20 ans si on compte large, les dizaines de milliers d'euros souvent allouées par des vieilles personnes représentent des millions pour un félidé lambda de zone pavillonnaire. Même chez eux, les écarts se creusent inexorablement... A quand les matous gilets jaunes qui se lèchent l'anus sur les ronds-points ?