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Les rave parties qui ont remplacé les taz par du FEED
La start-up nation a trouvé le moyen de faire rimer DJ-ing avec teambuilding en organisant des "raves sobres" dans des incubateurs. Des teufs qui semblent sorties du cerveau malade d’un happiness manager sous ayahuasca, où le hakken a cédé la place à des ateliers de yoga et les cannettes de 8.6 à des bars à smoothies. Pour parler comme Eddy, une rave c'est fait pour se la coller, alors ça suffit vos conneries ?!

Celles qui puent le "ravisionnisme"
Sur Spotify, les playlists d'extrême-droite essayent de mettre un peu de fluo dans la peste brune, comme en atteste la tristement célèbre Auschwitz Rave Party. L'ambiance Robert Faurisson en montée sur du gabber, c'est probablement un avant-goût de la soirée d'intégration quand on arrive en enfer, non ?

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Celle où tu regardes un défilé de Malabar bigoût qui font la gueule
À la base, le look rave, c’était des Dr. Martens et des pantalons baggy pour pouvoir affronter la boue. Et puis Dior inventa le look “hardior” pour vendre des T-shirts à smiley informes au prix d’un loyer parisien. Conseil : non, le fait de porter un sifflet autour du cou ne vous donne ni l’air cool, ni underground

Celles qui ont troqué les vinyles d’acid house contre un remix EDM de Peppa Pig
À New-York, Cirkiz propose des teufs pour les 6-13 ans, en les faisant s'ébrouer sur du Steve Aoki de 13h à 17h. La garderie de l'angoisse, qui arrive à être plus glauque qu'un anniversaire MacDo le long de l'autoroute. Chapeau bas les artistes.

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Celles qui ont tué le fun avec leur clavier Azerty
“Phénomène” monté en épingle par une presse musicale plus en dèche que Manuel Valls, l’algorave désigne une micro-scène de 3 nerds qui composent de la musique électronique en live grâce à des lignes de code. En gros, de la musique expé improvisée - un peu comme du free jazz, mais en encore plus barbant.

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Celle qui fout la honte à toute la profession journalistique
On ne remercie pas les collègues du Monde, de Libé et de Slate pour ce calembour digne de Laurent Ruquier ivre au kir cassis qui ternit le blason déjà bien passé au lavage de la corporation. Non, vos veloutés et vos crumbles qui sentent le vieux qui se néglige n'ont absolument rien de rebelles, de sauvages ni même de convivial. 
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Bonus track : celle qui te fait badtripper pour toujours 
La rave d'Emmanuel Macron imaginée par Christophe Barbier pour L'Express, sorte de délire néo-réac' stroboscopique qui imagine le lendemain de la fameuse fête de la musique de 2018 où Kiddy Smile avait joué à l'Elysée. Ouf, heureusement, vous êtes sauvés, c'est réservé aux abonnés.