glitter

Alors que le monde est torturé par la question écologique à 1 million d’euros - “que faire ?” - d’autres se portent plutôt bien et trouvent des réponses à des besoins, au moins primaires si ce n’est essentiels, pour se déguiser sans polluer. Comment faire face à la crise des paillettes qui envahissent notre monde ? Sur vos strings, sur les cupcakes de la nouvelle boutique bobo parisienne, sur les corps des festivaliers ou encore pointant leur nez sur les seins des strip-teaseuses ? Et tandis que le public est à la course aux festivals d’été, voici une info capitale avant d’ingurgiter votre premier verre.

Une (fausse bonne nouvelle) alternative
On savait déjà que les paillettes - ces microparticules de plastique - détruisent notre chère planète en finissant au beau milieu du Pacifique. Depuis quelques mois, un activiste, Peter Roberts, a lancé une pétition contre l’utilisation des paillettes dans le Royaume grâce au groupe de campagne 38 Degrees. Pour rappel, ces paillettes sont si petites et facilement repérables qu’elles attirent à coup sûr poissons et autres espèces de la faune marine. Ces fragments de plastique libèrent des produits chimiques qui perturbent le fonctionnement hormonal des espèces marines (et le vôtre par conséquent, si vous êtes amateur de poissons en tous genres. Oui oui, on mange ce que les animaux mangent, ça s’appelle la chaîne alimentaire). Une anthropologue environnementale à l'université de Massey (en Nouvelle-Zélande pour les incultes), Trisia Farrelly, a d’ailleurs appelé à une interdiction totale du produit. Aujourd’hui, miracle pour les fashion girls, influenceuses, blogueuses make-up et tutti quanti, les paillettes biodégradables, et donc respectueuses de l’environnement, existent. Plusieurs personnalités et marques ont d’ailleurs sauté sur ce nouveau marché  prometteur pour proposer des “alternatives” (même si la meilleure alternative reste de ne pas mettre ces saloperies). 

World tour pour briller
Au Brésil, Frances Sansao, la fondatrice de la marque Pura Bioglitter, propose des paillettes biodégradables. La prise de conscience ? Le carnaval de Rio, qui attire des milliers de Brésiliens chaque année. À base d’algues et de minéraux, ces paillettes sont 0% plastique, vous pourrez donc vous tartiner à volonté pour le prix dérisoire de quelques euros. Le mot d’ordre : "Vous pouvez briller à volonté sans tuer de petits poissons !". Bad news : l’exportation de paillettes par voie aérienne, c’est pas très écolo. Reste à savoir si vous comptez déménager à Rio d’ici quelques années. Et en Grande-Bretagne, les Anglais vont peut-être aussi troquer les joyaux de la couronne contre des paillettes biodégradables. Elizabeth risque de criser, mais il faut savoir se sacrifier pour la bonne cause. Plus sérieusement, c’est le site Color-mania qui s’est chargé de prendre les devants, avec des paillettes "véganes, non testées sur les animaux". Selon le site, "elles sont fabriquées à base de cellulose d’eucalyptus provenant de forêts gérées durablement", et ne contiennent "ni métaux lourds ni OGM, ne sont pas toxiques et sont testées dermatologiquement". Que demande le peuple ? Reste à voir si, suite au Brexit, l’envoi de colis vers la France sera toujours possible et non surtaxé.