Premier contentieux : je ne veux pas qu’on fume dans le camion, et Thomas, notre stage manager, fume 60 cigarettes par jour.
(Je précise que la nuit, il met aussi son réveil pour fumer.)
Comment faire ?
Nous arrivons à trouver un compromis.
Il ne fumera pas.
IMG_5268Arrivés à Belfort, nous faisons directement une interview pour France Inter avec Didier Varrod. Vitalic parle encore de sa mère (Rosa par-ci, Rosa par-là ... ) et moi de mes névroses (vie, mort, eat shit and die). Je me demande pourquoi on nous propose encore des interviews ?
 
L'heure du concert approche.
Plus de 15 000 personnes devant notre scène.
Il y a deux ans, nous étions déjà venus, Vitalic et moi, sous nos noms respectifs pour jouer avec Helena Hauff. Kompromat n'existait pas encore. J'avais alors vécu l'un des pires traumas de ma carrière : cinq minutes avant de monter sur scène, un orage terrible s'abat sur le site en détruisant la moitié des infrastructures. Le public était parti en courant. En moins de dix minutes, la scène s'était complètement vidée et je me retrouvais comme dans mon cauchemar récurrent, seule sur une scène avec un champ immense et vide face à moi. J'avais dû annuler, j'étais très, très mal. Comme si le dieu de la techno m'avait punie d'un truc. Heureusement, nous étions rentrés en "love bus" (l'équivalent du "love boat", mais sur terre), tous ensemble pour noyer notre chagrin sur les banquettes en cuir.
Bref, cette fois-ci, pas d'orage.
Le concert démarre.
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Jean Minou pète les plombs aux lumières.
Il se surpasse, ça n'est plus vraiment lui mais dieu qui est aux manettes.
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Vitalic et moi sommes possédés par le démon de la wave.
Nous jouons notre track Le goût des cendres pendant dix minutes en oubliant totalement que tout le monde nous regarde et nous écoute. Nous sommes à l’intérieur de nos têtes, là où il fait chaud.
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Le concert se passe très bien et nous avons ensuite besoin de décompresser avec les amis. Nous allons rejoindre l'équipe de Jeanne Added et procédons à une grande farandole, ainsi qu'aux traditionnelles photos de groupe.
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Ici, c'est Ben Pi qui photographie. C'est un pro.
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Là avec Jeanne qui a l'air bourrée et moi qui ai l'air d'avoir cent ans et d'être en même temps un adolescent neuneu.
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Et ici avec Narumi Hérisson (le meilleur synthétiseur de France, mais du Japon) et l'équipe de Wart et Uni-T, nos bookers. Vitalic me mange l'oreille, Dieu seul sait pourquoi ? On finit par rentrer alors que le festival est absolument désert. On respecte toutefois les consignes en vigueur :
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Le lendemain au coin de la rue, on fait moins les malins. 
Le public est sensass' et nous redonne un regain d'énergie. En revanche, on cherche encore des réponses au sens des paroles de Svinkels.
"Elles sont grosses X4
Elles sont belles, elles sont grosses, (quoi?)
Mes jantes de voitures (Ouais!)"
 
Si quelqu'un pourrait nous expliquer ?
 
Dates à venir :
 
Crédits photos : Thomas Anirae / Gwendal Le Flem / Ben Pi.