popo-1Une plaque de cuisson improvisée grâce à un fer à repasser et un sèche-cheveux, des tongs conçues à base de bouteilles en plastique, une espèce de brosse à dents-jet d’eau construite à l’aide d’une paille… Les life hacks incompréhensibles, un tantinet difficiles à assumer en public ou bien carrément dangereux à expérimenter ne manquent pas. Mais rien ne remplacera jamais une bonne vieille capote. Voici donc – test à l’appui – trois inventions essentielles pour l’évolution de l’espèce humaine. N’hésitez d’ailleurs pas, de votre côté, à reproduire chez vous ces créations de génie (bonus greenwashing : l’ensemble peut être tenté à l’aide d’un seul et unique préservatif).

LIFE HACK #1 : la capote-repose-poignet
Qu’on se le dise, il est complètement inutile d’utiliser un préservatif seul devant son écran d’ordi, le risque de choper une MST à cause de votre main étant a priori limité. 5-Minute Crafts, l’une des plus grosses chaînes de life hacks sur YouTube avec plus de 57 millions d’abonnés, a ceci dit une brillante idée : remplacer le repose-poignet, que l’on trouve sur certains tapis de souris, par une capote remplie de flotte. L’idée reste pile-poil la même, puisqu’il s’agit d’éviter de choper une crampe au poignet après des heures passées à bosser ou à ne rien branler sur l’internet.

Le tuto : La méthode est très simple à appliquer ; parfait, donc, pour se faire la main. Collez dans un premier temps le bout de votre préservatif à un robinet avant de décharger un maximum de liquide en son sein, afin de le remplir à ras bord. Il ne reste plus qu’à dégorger la chose si besoin, pour enfin faire un nœud bien serré. Il suffit ensuite de poser la petite bouée en latex (ou en polyuréthane, selon vos préférences) devant votre souris. Avant de vous lancer, veillez juste à vous procurer un paquet de King Size : l’idée n’est pas de booster votre ego mais bien d’élargir la surface en contact avec votre poignet, et donc d’assurer un maximum de confort à chaque clic.

Test : 6/10. La confection ne requiert aucun coup de main particulier, et ne demande pas plus de deux minutes. Le lubrifiant est, par ailleurs, parfait pour faire coulisser la peau avec le repose-poignet DIY. Seul bémol : conserver une énorme capote blindée d’eau sur son bureau pourrait être mal perçu par certains rageux incapables de faire quoique ce soit de leurs mains, surtout si vous l’utilisez au taf. Prudence.

LIFE HACK #2 : la capote-lance-pierre / lance-antibiotique
Et si, dans la Bible, David avait décidé de déboîter Goliath non pas avec une fronde toute naze, mais à l’aide d’un préservatif collé à une bouteille en plastique ? Eh bien, qui sait, les grandes religions monothéistes auraient peut-être eu un peu moins de mal avec la pratique de la contraception. Mais nous ne sommes pas là pour discuter théologie : notre mission est de fabriquer une arme surpuissante, si possible de catégorie C-4.

Le tuto : Munissez-vous avant tout des outils adéquats : une capote et une bouteille de Coca (j’ai personnellement opté pour une bouteille de Pepsi trouvée au fond de ma poubelle, mais la marque de soda n’influe a priori pas vraiment sur l’ergonomie). Avec la première, charcutez le plastique avec des ciseaux afin de ne garder que l’embout sous le bouchon. Avec la seconde, découpez la chose en deux et conservez uniquement la partie incluant le réservoir. Fusionnez les deux éléments, liez bien l’ensemble à l’aide d’un petit élastique et le tour est joué.

Le test : 10/10. Si certains arrivent à lancer des putains de piques en bois avec leur capote-lance-pierre, ce n’est malheureusement pas mon cas. A la place, le premier projectile à peu près convenable que j’ai trouvé chez moi fut un paquet d’antibiotiques périmés. Pas bien grave, le résultat reste incroyablement efficace : les pilules de métronidazole 500mg filent à une vitesse quasi-supersonique et peuvent atteindre – selon la trajectoire – des cibles placées à plusieurs centaines de mètres avec pas mal de précision. Pour preuve, alors même que j’habite six étages au-dessus de ma rue, j’ai réussi sans aucun souci à viser les voitures circulant en contre-bas. Autant dire que le Sida n’a qu’à bien se tenir.

LIFE HACK #3 : la capote-pansement (avec de la sauce samouraï)
Rien de plus logique que d’utiliser un préservatif, imperméable par définition, comme une espèce de pansement étanche. Ou pour être un poil plus précis, comme un surpansement 100 % waterproof. En cas de blessure, l’idée est de pouvoir continuer sans gêne à pratiquer toute une flopée d’activités passionnantes, telles que se taper la vaisselle.

Le tuto : pour pouvoir mettre un pansement, encore faut-il avoir la chance de s’être blessé. Pas de bol : au moment du test, je n’avais aucune coupure sur les bras. Étant pour ma part peu à l’aise avec le concept d’automutilation, j’ai toutefois tenté à contrecœur de créer une entaille superficielle sur mon avant-bras – histoire d’assurer une fiabilité minimale à l’expérience. Cutter mal aiguisé, peur de toucher une artère ou une veine, manque de couilles généralisé… L’opération s’est d’abord avérée être un semi-échec. Mais tout s’est vite arrangé grâce à un ingénieux subterfuge, utilisé par les plus grands studios bollywoodiens : remplacer le sang par du ketchup. Ou si, comme moi, vous n’en avez pas dans votre frigo, se rabattre sur de la sauce samouraï, la couleur faisant plus ou moins l’affaire. Reste ensuite à enfiler la capote, après avoir coupé le bout.

La note : 1,5/10. Complètement nul à chier. De mon côté, j’ai déchiré bien deux ou trois préservatifs avant de parvenir à un résultat plus ou moins convenable ; et encore, l’eau finit toujours par s’infiltrer sous le surpansement. À noter par ailleurs que le contact prolongé entre la harissa présente dans la sauce samouraï et la peau (et, de surcroît, l’espèce de microcoupure que j’avais tout de même réussi à réaliser sur mon bras) finit par bien piquer ses grand morts. À éviter.