narcorey

_ Souffrez-vous d'une faiblesse musculaire généralisée et de cataplexie ?
_ Vos mâchoires se décrochent-elles inexorablement, comme si vous aviez pris de la MD mais en inversé ?
_ Avez-vous une envie morbide d'acheter un plaid ?
_ Commencez-vous à vous dire que "le trip hop, ça bougeait pas mal en fait" ?
_ Avez-vous des hallucinations où une fausse Nancy Sinatra fait du spoken word sur de la musique de pub d'assurance ?

Si vous avez répondu oui aux 5 propositions, c'est que vous avez eu la chance d'écouter Norman Fucking Rockwell!, le dernier disque hautement soporifique de Lizzy Grant. Après avoir fait monter la sauce depuis janvier et dévoilé plus de la moitié du projet sur Youtube (8 titres sur 14 !), la diva a accouché d'un album plus lent qu'un monte-escalier Stana, plus nostalgique que le dernier film de Tarantino (c'est une ode à la grandeur perdue de l'Amérique) et surtout foutrement ennuyeux où elle peine à se renouveler, malgré quelques bons morceaux (Mariners Apartment Complex ou la reprise de Sublime Doin' Time notamment). Si la production de Jack Antonoff est douillette, on glisse vite de l'onirique à l'envie de piquer un bon petit roupillon. Une déception, donc, quoi qu'en dise Pitchfork, même si sa relative grâce devrait suffire à ravir les fans. Par contre, si vous n'avez répondu par l'affirmative qu'à la première proposition, nous vous conseillons de vous rapprocher de l'Association Française de Narcolepsie.