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Aujourd'hui, on apprend la mort d'Ariane Carletti, qui avait officié dans le Club Dorothée et chanté les inénarrables génériques de Dragon Ball et Dragon Ball Z. Une nouvelle qui a prouvé encore une fois la grande nostalgie des millennials pour la période bénie où ils pouvaient mater Ken le Survivant, Albator ou Cat's Eye à la télévision française en rentrant de l'école. Et bien figurez-vous que tous ces doudous de votre enfance, vous les devez à l'homme le plus innocent et pur de la voie lactée : Silvio "il Cavaliere" Berlusconi. Qu'est-ce qu'un politicien véreux à avoir avec les Kamehameha ? On vous explique.

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Si dans les années 70, Maya L'abeille et Goldorak s'étaient déjà frayés un chemin jusqu'à Antenne 2, les animes n'étaient pas encore très représentés. Au milieu des années 80, l'Italie était loin devant l'Hexagone pour les importer en masse et à bas prix. Après avoir commencé dans les médias à la tête de TeleMilano, à cette époque, Silvio Berlusconi était en pleine success story, fondant la première chaîne de télé privée d'Italie, Canale 5. Un concept qu'il déclina dans plusieurs pays, dont la France, où il fonda La Cinq en 1986 avec Jérôme Seydoux (le papy de Léa "l'école de la vie" Seydoux). C'est ainsi que l'arrivée des animes devint véritablement un phénomène, notamment grâce au succès des éclaireurs Princesse Sarah et Robotech, qui seront suivis d'Olive & Tom, Jeanne & Serge, Dr SlumpGalaxy Express 999Le Retour Du Roi LéoMagie Bleue ou Max & Compagnie.

En face, TF1 répliqua en proposant en mélangeant programmes pour enfants et dessins animés peut-être un peu trop adultes pour le public (mais c'est ça qui était bon), quitte à les couper au sabre de la censure (Ken le Survivant et Nicky Larson s'en souviennent). Lorsque La Cinq ferma ses portes en 1992, TF1 récupéra le catalogue de feu son concurrent et domina le PAF. Dernière trace de l'influence italienne : les génériques. Chez La Cinq, ils étaient souvent repris des adaptations transalpines. Hérésie, Olive & Tom récupéra, lui, l'opening rital de Lupin III, comme le rappelle HiTek. Chez TF1, ils furent réinterprétés par le producteur Jean-Luc Azoulay et chantés par Dorothée, Ariane ou Bernard Minet. Merci qui ? Merci Silv... Ah non, c'est trop dur.